EDITO -Aimons-nous assez nos journalistes noires ?

audrey pulvar

Nous inaugurons, à la demande générale ;), la deuxième partie de notre dossier sur les femmes noires dans les médias., l’audiovisuel et le cinéma.

Pour rappel, on s’attache plus largement à parler de celles au profil à la Oprah Winfrey, qu’on aime célébrer pour ses réussites, dans la production audiovisuelle, elle qui a été la première femme noire américaine à posséder sa propre boîte dans l’industrie du divertissement, cinématographique (cf. le trentième anniversaire du tournage de la Couleur pourpre, c’est cette année) et dans le business en général.

Nous avions parlé des pionnières en France, de celles qui ont des boîtes de production, qui ont monté des médias qui ont duré, à la tête d’écoles, de boîtes de communication, bref, de toutes celles qu’on ne voit pas mais qui sont là, opératrices essentielles mais dans l’ombre.

On s’est dit que pour cette deuxième partie, ce serait bien de se focaliser sur les journalistes / productrices/ réalisatrices installées. Parce qu’on en parle jamais assez. On les a sous les yeux toute la journée, qu’elles passent à la télé, passent leurs clips, écrivent, et pourtant, difficiles d’en citer plus de cinq, nous disent certain.e.s d’entre vous !

Dans une conversation Twitter, amorcée suite à une tribune de la blogueuse Clumsy parue sur le HuffPost, où elle demandait combien de journalistes noires les lecteur.ice.s étaient susceptibles de connaître ? Nous avons reposté cette question. Et les réponses tournaient toujours autour des mêmes personnalités : Audrey Pulvar, Christine Kelly , voire Hapsatou Sy ! Mais aucune journaliste de presse écrite, à la tête d’une rédaction numérique, d’un média féminin, ou culturel. 

Finalement, les journalistes noires se retrouvent confrontées aux mêmes problématiques que tout pigiste ou rédacteur qui n’a pas l’heur d’être sous les feux des projecteurs de D8 ou de TF1 : invisibles parce que pas vues à la télé ! 

Tout en continuant de parler des femmes qui sont haut perchées dans les organigrammes, à l’ombre des écrans, dans des bureaux, dans des festivals pour défendre les films qu’elles produisent, réalisent, on va vous parler de celles qui sont là, installées sur leurs chaises à roulettes, dans les rédac, sur le net, qui storyboardent des clips, qui ont une expertise dans des lieux importants, qui représentent, dans les médias, l’audiovisuel et le cinéma. De celles qui sont l’arbre (Audrey Pulvar, Rokhaya Diallo) qui cache la forêt.

On a du coup découvert plein de consoeurs, suivi plein de femmes de plume qu’on admirait déjà. Comme vous, on pourra dire désormais qu’on en connaît plus que 5 ! Car les connaître, suivre leur travail, c’est déjà les aimer 😉

Bonne lecture !

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