#Unjourunacteurafrofrançais #10 : Stephane Soo Mongo

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Stephane Soo Mongo.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, ces artistes s’affairent sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons mettre en valeur, comme d’autres le font, mais à notre manière, les comédien.ne.s noir.e.s en France.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, son premier film, les films marquants dans lesquels ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Stephane Soo Mongo.

Stephane Soo Mongo © Haut et Court
Stephane Soo Mongo © Haut et Court

Stéphane Soo-Mongo est né le 24 février 1977.

Au cinéma, on a pu le voir dans le film en 1992 Le Péril jeune aux côtés de Romain Duris. C’est avec son rôle dans Le Ciel, les oiseaux… et ta mère en 1998, aux côtés de Julien Courbey et Jamel Debbouze, plongée dans les vacances de jeunes de Seine-Saint-Denis en goguette à Biarritz pendant un mois, qu’il se fait connaître du grand public. Il a enchaîné avec d’autres rôles, dans Les Gaous en 2002, Il était une fois dans l’oued en 2005 où il retrouvera Julien Courbey  ou encore avant  d’incarner Dorcy, le héros principal de Rengaine de Rachid Djaïdani en 2010, sorti et multiprimé, notamment à Cannes en 2012. La collaboration avec le réalisateur remonte ; les deux avaient travaillé ensemble au cours d’un workshop aux Bouffes du Nord en 2008 avec Peter Brook, sur une pièce de William Shakespeare. Plus récemment, il a incarné  dans Le Crocodile du Botswanga, sorti en 2014, réalisé par Thomas Ngijol et Fabrice Eboué.

Il a régulièrement joué au théâtre, notamment sous la direction de Peter Brook entre 2011 et 2012 dans La Flûte enchantée.

A la télé, entre autres -nombreux- rôles, dont une apparition dans Les Sopranos en 2006 et des rôles dans Navarro, P.J., Working Girl, Avocats et Associés…, il est devenu l’adjudant Alexandre Sainte-Rose dans la série Section de recherches depuis 2014

En 2016, il était à l’affiche de L’Effet aquatique, une histoire d’amour en piscine municipale sur les écrans en juin dernier, réalisée par la regrettée Solveig Anspach.

Il a également retrouvé Rachid Djaïdani, pour lequel il a tourné Tour de France, sorti en 2016un voyage en France en terre hip-hop, avec Gérard Depardieu, le rappeur Sadek et Mabô Kouyaté.

On espère que la série Craignos de JP Zadi sera bientôt diffusée sur tous les écrans ; Stéphane Soo Mongo y est au casting aux côtés notamment de Matthieu Longatte  alias Bonjour Tristesse le blogueur politique franchouillard plutôt à gauche. Il y joue le rôle d’un truculent agent de footballeur.

#Unjouruneactriceafrofrançaise #9 : Sara Martins

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un.e, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Sara Martins.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, ces artistes s’affairent sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, à la suite d’autres, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où et quand illes jouent.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, son premier film, les films marquants dans lesquels ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Sara Martins.

Sara Martins © JLPPA / Bestimage
Sara Martins © JLPPA / Bestimage

Sara Martins est née en 1977.

Elle est apparue dans Paris, je t’aime, le film choral de Cédric Klapisch en 2006, Mes Copines de Sylvie Aymé, la même année, aux côtés de Léa Seydoux, L’Heure d’été d’Olivier Assayas en 2007. Elle a joué dans Les petits mouchoirs de Guillaume Canet en 2010 ; elle incarnait l’amie lesbienne de Marie, incarnée par Marion Cotillard.

Au théâtre, où elle a débuté en 1995 dans Le Radeau de la Méduse, une pièce écrite et mise en scène de Roger Planchon ; elle a notamment joué dans Le Costume, la pièce du Sud-Africain Can Themba, mis en scène par Peter Brook en 2003. Elle était sur les planches dans Race, la pièce de David Mamet en 2012, aux côtés de Yvan Attal.

À la télé, après avoir joué dans Avocats et associés, Le Proc, Louis Page, Les Bleus, premiers pas dans la police, PJ, Pigalle La nuit, elle a tenu les rôles récurrents de Nora Abadie dans Détectives pour la saison 2013-2014 et du sergent Camille Bordey dans la série franco-britannique Meurtres au paradis de 2011 à 2015.
Elle sera également au casting de Meurtres à la Montagne Pelée, produite par France Zobda.

VIDEO – Black History Month à la française en musique, une sélection de l’historien Amzat Boukari

Pour clôturer le mois de l’histoire des noirs, nous avons demandé à l’historien panafricain Amzat Boukari, auteur du livre Africa Unite ! Une histoire du panafricanisme, de nous proposer une sélection de 10 titres pour célébrer le BHM version française.

Après avoir parlé figures noires marquantes du monde francophone avec Maboula Soumahoro et retenu quelques blogs français célébrant Black History Month , place pour un petit cours d’histoire en musique à travers une playlist concoctée par l’historien Amzat Boukari, docteur du Centre d’études africaines de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et auteur du livre Africa Unite ! Une histoire du panafricanisme.

Tonton David, Peuples du monde (1990).

« C’est l’hymne raggamuffin qui rappelle que la génération précédente a lutté. J’apprécie la référence très significative à Marcus Garvey. »

I AM, Tam-Tam de l’Afrique (1991)

« Le texte de Shurik’n posé sur les tam-tams et les samples de Stevie Wonder et Isaac Hayes fait voyager dans l’histoire de l’esclavage avec finesse et intelligence. »

Zebda, Le bruit et l’odeur (1995)

« Zebda déconstruit le regard de borgne sur l’histoire de l’immigration. Les faussaires courent après l’original pendant que les populations visées et stigmatisées cherchent juste à s’en sortir. »

Collectif des 11’30’’ contre les lois racistes (1997)

« Un cours d’histoire du droit des étrangers par un collectif de rappeurs, un projet militant. Toujours d’actualité. »

X-Men, Retour aux pyramides (1997)

« Un extrait de la BO d’un film qui a posé l’étiquette « jeune des cités ». Un morceau assez peu connu, costaud et référencé, qui dérange, avec un appel à revenir à l’équilibre des pyramides d’Egypte. »

Edith Lefel, Apartheid (2002)

« Cette chanson contre l’apartheid composée en 1986 par le regretté Paulo Rosine est reprise par son groupe Malavoi avec Edith Lefel. Une cause parmi les nombreuses autres défendues par ces ambassadeurs d’une musique afro-caribéenne dénigrée par les médias. La preuve étant le décès d’Edith Lefel en janvier 2003, un mois après ce concert, qui a été annoncé en cinq secondes comme un banal fait divers à la fin d’un journal télévisé alors qu’elle était la chanteuse préférée d’une grande partie de la communauté antillaise. »

MC Solaar, Les colonies (2001)

« Les textes de MC Solaar sont des bijoux de conscientisation politique et sociale, des chevaux de Troie qui détournent la langue française. Le mépris subi par les Noirs en France est le reflet du dénigrement de l’histoire de l’Afrique. On a connu les colonies, on connaît actuellement une recolonisation. Un appel à la réflexion et à l’action, loin de l’excitation et de l’agitation stérile du rap contemporain. »

Casey, Chez Moi (2006)

« Tout simplement parce que c’est chez moi aussi, et qu’il s’agit de connaître et reprendre les combats menés par Frantz Fanon, Aimé Césaire, Eugène Mona et Ti Emile. La Martinique est Afrique. Une chanson anticolonialiste qui exalte la dignité d’être nègre. »

Christine Salem, Listwar (2010)

« Jouée clandestinement sous l’esclavage par les Africains de La Réunion et des îles de l’Océan Indien, la musique maloya est interdite par les autorités jusqu’au début des années 1970 pour des raisons politiques. La fin de cette chanson puissante de Christine Salem explique le problème de l’histoire et de la revendication identitaire. »

Kery James, Lettre à la République (2012)

« Kery James en a fait d’autres qui ont encore plus de sens, y compris avec Ideal J, mais cette chanson est dans l’air du temps. Elle est peut être un peu légère sur la forme, mais idéale pour lancer un débat sur l’histoire de la République. »

 

AUDIO – Clumsy Book Club, le cercle de lecture d’une blogueuse

LITTERATURE – L’Afro a rencontré des créateurs de clubs de lecture afro pour parler livres, identités, auteur.e.s afro. Après Laurie Pezeron, Beata et Isabelle, c’est aujourd’hui Clumsy qui nous présente son book club.

Diariatou Kébéconnue sur le web sous le pseudo Clumsy– a commencé par écrire sur un blog où elle s’adresse aux futures mamans noires, n’ayant pas trouvé son bonheur sur la toile lorsqu’elle était enceinte. A côté de ça, c’est une amoureuse des livres. Elle décide donc en 2015 de lancer une première session de discussion littéraire à Paris. La prochaine –prévue le 5 mars–  portera sur la place des femmes noires en France et s’articulera autour de son livre Maman noire et invisible.

Clumsy explique d’où lui est venu l’idée : « c’est en regardant Strolling de Cécile Emeke »

Elle explique son rôle durant une session de discussion.

Clumsy : « Le but n’était pas de libérer la parole comme ça mais je me rends compte que ça sert aussi à ça »

Et dans le futur ?

#Unjourunacteurafrofrancais #8 : Yann Gael

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Yann Gael.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, ces artistes s’affairent sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, à la suite d’autres, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où et quand illes jouent.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, son premier film, les films marquants dans lesquels ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Yann Gael.

yann gael
Yann Gael © Adéquat

Yann Gael est né en 1986.

Au cinéma, on a pu le voir notamment en 2015 dans L’Astragale, le film de Brigitte Sy, avec Leïla Bekhti. Il a également joué dans de nombreux courts-métrages, dont Le Retour de Yoann Kouam en 2013, pour lequel il a reçu différents prix.

Le comédien s’épanouit notamment sur les planches, où il a créé le rôle de Chocolat dans une mise en scène de Marcel Bozonnet en 2012, avant le film de Roschdy Zem, donc et Omar Sy dans le rôle-titre.

Pour de nombreux téléspectateurs, depuis 2014, il est Sébastien Le Tallec, un policier dans la série Duel au soleil, aux côtés de Gérard Darmon. Il sera également dans la fiction télé Rose et le soldat, de Jean-Claude Flamand Barny, -Neg Marron, Tropiques Amers-, avec Zita Hanrot, Fred Testot, Pascal Légitimus, et Jocelyne Béroard, sur France 2.  

En mars 2016, le comédien tournait un téléfilm à Rome pour la RAI.

On le retrouve dans le rôle principal du téléfilm en deux parties Le Rêve Français réalisé par Christian Faure aux côtés d’Aïssa Maïga, Firmine Richard, Jocelyne Béroard ou encore Ambroise Michel. Il sera diffusé sur France 2 le 21 et le 28 mars 2018.