#unjouruneactriceafrofrançaise #24 : Tatiana Rojo

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Tatiana Rojo.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, ces artistes s’affairent sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, à la suite d’autres, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où et quand illes jouent.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, son premier film, les films marquants dans lesquels ille a joué, son dernier rôle.  Aujourd’hui : Tatiana Rojo.

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Tatiana Rojo (Source photo : Talentbox)

Tatiana Rojo est née en 1978.

Aussi connu sous le pseudonyme Amou Tati, elle apparaît pour la première fois à l’écran dans le téléfilm  Fatou, l’espoir, suite de Fatou la malienne réalisé par David Vigne en 2002, aux côtés de Fatou N’Diaye, Mariam Kaba, Pascal Nzonzi, Claudia Tagbo ou encore Virgile M’Fouilou. En 2008, elle joue dans La rivale d’Edouard Carrion. On la remarque notamment dans le rôle de la mère dans le biopic Danbé, la tête haute de Bourlem Guerdjou avec Annabelle Lengronne et Assa Sylla (2014).

En 2009, elle se met en scène au théâtre et crée le personnage d’Amou Tati pour raconter ses mésaventures de comédienne et en fait plusieurs spectacles : Amou Tati en Live (2009), Amou Tati à l’état brut (2010 et 2012), La Dame de Fer (2013-2014). En 2011, on la retrouve dans Le temps du gourdin. Il ne s’agit pourtant pas de ses débuts sur les planches puisqu’elle a déjà joué en 1995 dans les pièces La poutre et la paille de Koussi Arthur,  Aya ma fille d’Orsot Honorine où elle joue le rôle de la mère (1996), L’envol des Tisserins de Kouassi Arthur (1998) ou encore Khadija vient à Paris de Miguel Angel Sevilla, mise en scène par Nathalie Sevilla.

Au cinéma, elle tient le premier rôle dans le court-métrage C’est à Dieu qu’il faut le dire d’Elsa Diringer (2010). Elle apparaît dans 10 jours en or avec Franck Dubosc, Comme un Lion de Samuel Collardey (2012), Le Crocodile du Botswanga (2013), Mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu (2013), Les rayures du zèbre avec Benoît Poelvoorde (2013), Les chevaliers blancs avec Vincent Lindon, Louise Bourgoin, Bintou Rimtobaye (2014) et prête sa voix au personnage d’Abjoua dans l’adaptation de la bande dessinée Aya de Yopougon de Marguerite Abouet (2012).

Cette année, Tatiana Rojo est au casting de « Marion, 13 ans pour toujours », un film Bourlem Guerdjou et Roman Turlure, avec Julie Gayet et Fabrizio Rongione. On peut également la retrouver sur les planches où elle reprend son dernier spectacle, La Dame de Fer à l’Apollo Theatre à Paris.

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