ACTU-L’année 2017 vue par des journalistes afrofrançais.e.s

Qu’iels officient chez Le Monde Afrique, Buzzfeed ou encore le Parisien, les journalistes afrofrançais.e.s sont peu visibles mais pourtant bien présent.e.s ! Iels ont d’ailleurs des choses à dire. L’Afro leur a donc demandé de nous parler des trois faits les plus marquants de l’an 2017 selon elleux. Au menu : politique, faits de société, foot et musique.

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Coumba Kane, journaliste pour Le Monde Afrique

« J’ai retenu des faits panafricains qui ont une résonance avec le continent. Ce sont des événements qui sont anachroniques, des choses qui ne devraient plus se passer en 2017. »

La manifestation du 18 novembre à Paris contre l’esclavage en Libye

« On savait bien sûr que les noirs étaient maltraités en Libye. Mais les images du reportage réalisé par une journaliste de CNN ont marqué les esprits. La manifestation du 18 novembre que j’ai couverte pour ma rédaction était une façon pour les gens de montrer qu’ils en avaient marre d’être considéré comme n’appartenant pas au genre humain, ce n’est pas comparable à ce qu’ils vivent en France mais ça les a renvoyé à leurs conditions hors d’Afrique subsaharienne. Il y a souvent des manifestations d’opposants, politiques gabonais ou congolais à Paris mais ce jour-là, il y a eu une vraie cohésion panafricaine. Cette solidarité et cette spontanéité m’ont marqué. La plupart des manifestants n’étaient pas des militant.e.s mais des hommes et des femmes qui manifestaient parfois pour la première fois. Il y a une communauté qui s’exprime, une libération de la parole. »

La visite d’Emmanuel Macron en Afrique de l’ouest (novembre-décembre)

« On l’a présenté comme un président jeune et progressiste mais il n’a pas été en rupture avec ses prédécesseurs ; le fait qu’il ait prononcé un discours adressé à la jeunesse africaine, c’est paternaliste et ça ne devrait pas exister en 2017.  Au niveau de la forme, il y a une image que j’ai trouvé extrêmement gênante, c’est le moment où le président français a fait sa blague sur la climatisation et où l’on voit le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré qui avait l’air gêné sans oser parler. Alors que quand Emmanuel Macron s’est rendu au Ghana, le président ghanéen Nana Akufo-Addo a fait un discours de rupture ; il était debout, digne, expliquant qu’on n’a rien à attendre de la part de pays comme la France. C’est un symbole fort. Cela illustre bien les relations entre les présidents d’Afrique de l’ouest et les présidents français. »

La chute du président zimbabwéen Robert Mugabe (21 novembre)

« On pensait tou.te.s que soit il mourrait au pouvoir, comme il le disait lui-même, soit qu’il y aurait eu effusion de sang pour lui faire quitter le pouvoir. Après 37 ans passé au pouvoir, jusqu’à l’âge de 93 ans, il a finalement démissionné, on lui a bien sûr forcé la main mais de voir que ça s’est fait aussi rapidement,  (en deux semaines ndlr ) sans violence alors qu’on le croyait indéboulonnable. Cela devrait donner à réfléchir à pas mal de chefs d’Etat mal élus et qui s’accrochent malgré tout au pouvoir. »

(Suivez Coumba Kane sur Facebook ou Twitter)

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Jennifer Padjemi, journaliste pour Buzzfeed France

L’investiture de Donald Trump (20 janvier)

« Ce jour venait officialiser la réalité de cette élection qui semblait être un terrible cauchemar dont le monde allait se réveiller. Il n’en fut rien, tout ceci est bien arrivé pour le pire. On avait beau nous répondre jusqu’ici que la politique américaine n’avait pas de réels impacts sur la France à chaque fois qu’on pouvait «s’émerveiller» sur la présidence d’Obama; l’élection de Trump nous a prouvé le contraire. Son impact sur le monde est bien là et son élection venait enclencher une série d’extrémisme politique dans le reste de la planète. La France y a échappé de justesse en élisant Macron, mais était-ce vraiment pour le meilleur ? Je ne pense pas, mais il nous reste encore quatre ans pour le savoir. »

L’enquête Weinstein du New Yorker et du NY Times (octobre) 

« Une sombre affaire d’accusations de harcèlements sexuels, d’agressions sexuelles et de viols contre l’un des producteurs les plus puissants d’Hollywood. Des femmes ont élevé la voix et ont trouvé le courage de parler des actes qu’elles ont subies, parfois pendant des années. S’en est suivi les hashtags #MeToo et #BalanceTonPorc, illustration moderne de la culture du viol qui montre que TOUTES les femmes ont déjà été victimes d’une forme d’agression sexuelle de la part d’hommes. C’est bien la première fois qu’un mouvement a dépassé les réseaux sociaux pour devenir un symbole de la lutte contre le sexisme et les violences contre les femmes. En espérant que les hommes qui restent impunis continuent à tomber en 2018, mais surtout que la France suive le pas en considérant l’importance de ces sujets. »

L’arrivée de la gamme de maquillage Fenty Beauty (septembre)

« Ou comment Rihanna a commencé une révolution grâce à une ligne de maquillage inclusive dans tous les sens du terme. Pour certain.e.s, ce n’est que du maquillage, mais c’est en fait bien plus que ça : c’est la représentation des minorités, notamment des femmes noires, celles qu’on ne voit jamais dans les médias. Elle a donné le “la” à une industrie capitaliste qui réalise enfin que ce n’est plus possible de ne pas s’intéresser à nous. Dans cet esprit, il y a également le film Ouvrir la voix d’Amandine Gay qui a été le déclencheur d’une prise de conscience sur les femmes noires et leurs expériences. Après de nombreux bâtons dans les roues -coucou le CNC!-, elle a réussi à sortir son film en salles en octobre, et ce nationalement. Un exemple de combativité qui, espérons-le, ouvrira la voie à toutes celles qui comme elles se battent au quotidien pour voir leurs projets se concrétiser. »

(Suivez Jennifer Padjemi sur Facebook, Twitter ou Instagram)

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Sindanu Kasongo, journaliste spécialiste hip hop et responsable programmes et antennes chez BET France

L’esclavage en Libye révélé dans un reportage de CNN (novembre)

« Ce mois de novembre, une journaliste de CNN a filmé une vente de Noirs en Libye. Oui , une vente. Comme à la « belle époque ». Heureusement, l’efficace ONU a dénoncé « une situation inhumaine » et la Libye « assure qu’une enquête va être ouverte ». Que reste-t-il après la mobilisation (un samedi devant une ambassade vide) à Paris, le coup de gueule de Claudy Siar et quelques hashtags ? Un sentiment d’impuissance partagé par beaucoup de sœurs et de frères et une grande colère face aux gouvernements africains, qui restent les premiers coupables de ces drames. »

L’affaire Théo (février)

« Début février, Théo, un jeune français, était violé et brutalisé par des policiers. Il y a eu les manifestations, la visite express du président Hollande à son chevet, des témoignages accablants et puis…Plus rien. Enfin si. Certains médias évoquaient « les contradictions dans l’affaire Théo ». D’autres révélaient que son frère était sous le coup d’une enquête pour « suspicion d’abus de confiance et escroquerie ». Enfin, il se chuchotait que le jeune homme avait un oncle ministre au Congo RDC. Super. Il reste que près d’un an plus tard on ne sait toujours pas comment lors d’une interpellation une matraque a pu entrer par « accident » dans l’intimité du jeune homme. »

La sortie de l’album « 4:44 » de Jay-Z (30 juin)

« Il s’agit du treizième album de Jay Z. La prouesse, c’est qu’en 2017 il propose son meilleur album depuis longtemps -ça se discute- et son album le plus personnel : ça, c’est indéniable. 46 ans, multimillionnaire –810 millions selon Forbes-, plus de vingt ans de carrière, deux enfants et Beyoncé au bras mais Shawn Carter continue d’être motivé. Mieux, il sort de sa zone de confort et a proposé des clips de qualité et originaux. En plus, pour éviter de se confronter au jugement des ventes -ambitieux mais pas fou le gaillard)-Jay a soigneusement fait acheter un million d’exemplaires par la compagnie Sprint la première semaine et ainsi s’assurer son disque de platine. Brillant. »

(Suivez Sindanu Kasongo sur Twitter ou Instagram)

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Maïram Guissé, journaliste pour Le Parisien et co-réalisatrice du documentaire L’amour en cité

L’esclavage en Libye révélé dans un reportage de CNN (novembre)

« On sait que l’esclavage n’a pas cessé, malheureusement. Qu’il existe encore sous diverses formes. Mais voir au XXIè siècle des Noirs vendus au marché… c’est forcément choquant. L’histoire se répète pour le pire. 2017, on en est encore là ! »

Les violences subies par les Rohingyas

« Cette minorité musulmane de Birmanie subit un génocide, selon les Nations-Unies. Je n’arrive pas à comprendre qu’en 2017, à cause de son appartenance religieuse -quelle qu’elle soit, on puisse faire subir de telles atrocités à toute une population ! »

Les  femmes de ménage victimes de harcèlement sexuel 

« C’est une affaire qui remonte à 2012, traitée par Médiapart en 2015 et jugée au mois de novembre aux Prud’Hommes, comme expliqué dans un article de Slate. Ces femmes de ménage, employées par une entreprise sous-traitante de la SNCF, ont été victimes de diverses discriminations et de harcèlement sexuel. Elles ont lutté, ont obtenu gain de cause après des années de galère, tout ça dans beaucoup d’indifférence. »

(Suivez Maïram Guissé sur Twitter)

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Sarah Kouaka, journaliste et rédactrice en chef pour Nofi

L’ouragan Irma (août-septembre)

« Il a ravagé Saint-Martin, une partie de Saint-Barthélémy et la Dominique. S’il s’agit d’une catastrophe naturelle que nul n’aurait pu empêcher, c’est le traitement préventif du chaos et sa résolution par l’Etat français qui ont été choquants et nous ont fait exploser en pleine figure le mépris envers ces populations d’outre-mer. On savait que le cyclone serait violent, on connaissait la vulnérabilité des habitant.e.s sur place, mais les institutionnel.le/s ont préféré regarder comme des spectateurs impuissants, alors qu’iels auraient dû prévenir avant d’essayer de guérir. On a aussi clairement pu voir et entendre que les autorités se sont occupées en priorité des ressortissants blancs, comme si les autres n’étaient pas Français. La Dominique quant à elle, n’est pas sous domination française, donc elle a carrément sombré dans l’oubli. »

L’acquittement d’un violeur (novembre)

« Une fillette de 11 ans d’origine congolaise, violée par un homme de 30 ans, acquitté neuf ans plus tard parce qu’on n’aurait pas pu prouver qu’elle n’était pas consentante et que lui était en pleine possession de ses facultés mentales. C’est tout simplement révoltant qu’on se pose la question. Elle était enfant, il était adulte, c’est une agression sexuelle et qu’est-ce que le consentement à cet âge ? D’autant qu’elle est tombée enceinte et a accouché. Quels dégâts psychologiques pour cette jeune femme ? Cela démontre la façon dont les institutions nous perçoivent. Une étude américaine récente a d’ailleurs démontré que la société occidentale ne prêtait pas aux petites filles noires la même innocence infantile qu’aux petites filles blanches. Les premières seraient plus au fait sur les questions de sexe et pourraient même être demandeuses de ces rapports. Les clichés ont la vie dure. »

L’esclavage en Libye révélé dans un reportage (novembre)

« On savait que la négrophobie structurelle dans le monde arabe était et demeure un fléau. Mais les images de cette vente ont levé le voile sur beaucoup de choses : la responsabilité des dirigeants africains dans le départ forcé de leurs populations ; la responsabilité des dirigeants européens qui savent et ne font rien ; la responsabilité de la diaspora et cette impression d’être toujours des esclaves dans les yeux et l’esprit des peuples arabo-maghrébins. Cette dernière problématique est capitale parce que nous la vivons ici dans les rapports que nous entretenons et personne ne souhaite lever le tabou, parce que c’est douloureux et désagréable et qu’il y a beaucoup de risques d’amalgames. Néanmoins, le point le plus intéressant est que cette violence a permis aux diasporas afro-caribéennes de s’unir pour protester, pour agir. »

(Suivez Sarah Kouaka sur Facebook ou Instagram)

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Hortense Assaga, fondatrice de feu Cité black, actuellement journaliste pour Africa 24.

La fin du second mandat d’Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Libéria (novembre)

« Première femme démocratiquement élue à la tête d’un Etat africain, le Libéria. Elle est aussi une des rares dirigeantes au monde. Elle a choisi de quitter le pouvoir cette année après deux mandats. Si on peut émettre quelques réserves sur sa gouvernance – Cf. les accusations de népotisme- on se doit cependant, de lui reconnaître une chose : elle n’a pas tenté de « bidouiller » la constitution de son pays pour se maintenir au pouvoir. Alors, messieurs, chers collègues de Dame Ellen, prenez-en de la graine ! »

Le film Moonlight sacré meilleur film aux Oscars (27 février)

« Et le gagnant est… La La Land. Il est à Paris, près de 06H00 du matin, quand le verdict tombe à Los Angeles. En direct de la cérémonie des Oscars. Et puis, quelques instants après… Oh surprise ! On annonce une inversion d’enveloppe. Il y a eu erreur sur le nom du gagnant. C’est finalement, le très réussi Moonlight qui remporte l’Oscar du Meilleur film. La joie se lit sur les visages des comédien.ne.s-réalisat.eur.ice.s et dans le public. Non ! Les Oscars, en cette année 2017, ont choisi de ne pas être « so White ». Pourvu que ça dure ! »

Les talents qui nous ont quitté

« Le OO7 Roger Moore. Johnny Hallyday. Simone Veil. Robert Guillaume, la voix de Rafiki dans Le Roi Lion. Dick Gregory, activiste. La musique a également été endeuillée avec Chuck Berry, Charles Bradley, l’immense pianiste Fats Domino -110 millions de disques vendu, rien que ça ! Sans oublier la sister Joni Sledge. Et Al Jarreau, roi du « Boogy down ». Et puis, il y a eu le départ du poète et dramaturge Derek Walcott à 87 ans, Prix Nobel de littérature en 1992 qui, toute sa vie a clamé sa fierté afrocaribéenne. Sûr que les Arts sont à l’honneur dans les cieux avec tous ces êtres de talent. »

(Suivez Hortense Assaga sur Twitter)

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N’Fanteh Minteh, journaliste présentatrice du journal Afrique sur TV5 Monde

L’arrivée au pouvoir de Donald Trump 

« La grosse claque. Je crois que personne ne croyait à sa victoire dans les média français, dans l’opinion. Cela montre à quel point on a manqué quelque chose. Il y a eu ce basculement après les années Obama que je n’ai pas perçu, naïvement peut-être. Un grand plongeon dans l’inconnu. »

L’affaire Théo (février)

« Les violences policières sont une réalité. Aujourd’hui, Théo est l’énième victime en France de ces dérives. Dans son cas, des preuves médicales témoignent du viol qu’il a subi. Je crois que les violences policières sont un sujet que notre société sous-estime. Pourtant, elles brisent la vie de centaines de jeunes noir.e.s et arabes chaque année. »

La coulée de boue en Sierra Leone (août)

« Plus de 500 morts, 600 disparus. Je regrette le traitement à deux vitesses d’un tel événement en Occident. Quelques images, un reportage tout au plus dans les JT. La situation est toujours catastrophique pour les sinistrés. Or, ce drame est l’illustration parfaite de plusieurs phénomènes : la déforestation, les bouleversements climatiques et l’exode rurale. »

(Suivez N’Fanteh Minteh sur Facebook ou Twitter)

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Cyril Lemba, journaliste auteur du blog justseereal.wordpress.com 

L’affaire Théo (février)

« Début février, le jeune Théodore Luhaka, 22 ans, est interpellé par les forces de l’ordre. L’intervention est plus que musclée. Insultes racistes, coups et viol ; un policier a introduit un bâton télescopique dans le corps du jeune homme. Résultat : une déchirure anale sur 10 cm. Théo a encore d’importantes séquelles aujourd’hui. Cette affaire a ému et scandalisé une bonne partie du pays.
Cet événement m’a particulièrement marqué car Théo aurait pu être moi ou mon petit frère ; tu es au quartier, la police intervient, tu veux faire le médiateur pour éviter que ça dégénère mais les policiers ne l’entendent pas de cette oreille. Et bim, tu prends des coups. Tu peux alors finir à l’hôpital ou bien mourir asphyxié dans une gendarmerie.
Pour plagier un rappeur célèbre, je dirais « être un Noir dans le pays de Marianne, c’est pas une vie mais une aventure, rencontre un flic raciste et ça devient vite une mésaventure ». »

Le phénomène Kylian Mbappé, footballeur au PSG

« Quand tu aimes le foot, tu ne vis que pour voir de beaux joueurs et des beaux matchs. Et cette année, on a été servi. On a assisté à l’éclosion d’un phénomène, Kylian Mbappé.
Touché de balle, accélération, instinct de tueur devant le but…  Des grands clubs l’ont courtisé cet été. L’enfant de Bondy, en Seine-Saint-Denis âgé de 18 ans devient  le joueur français le plus cher de l’histoire après un transfert historique de Monaco au PSG qui a coûté 180 millions d’euros. En 2017, il est aussi le meilleur buteur français toutes compétitions confondues.
Je me considère comme chanceux d’être un contemporain de celui qui rentrera dans le panthéon des plus grands joueurs français de l’histoire. Au même rang que les Platini ou Zidane. C’est tout ce que je lui souhaite en tout cas.
Par contre, toi qui me lis là, arrête de dire M-Bappé, please, dit Mbappé sans isoler le M. En te remerciant 😉 -je suis cool,j’ai même fait une vidéo où je t’explique comment faire. »

Les productions de femmes noires dans le domaine de la création artistique

« Elles sont quatre à m’avoir marqué cette année.
Amandine Gay et son film documentaire Ouvrir la Voix, Laura Nsafou aka Mrs Roots et son livre jeunesse Comme un million de papillons noirs, Madina Guissé et son ouvrage pour enfants, Neïba, je sais tout (ou presque) et Jo Güstin et son recueil de nouvelles 9 histoires lumineuses où le bien est le mal.
Le point commun entre ces différentes œuvres : mettre à l’écran ou sur papier des personnages que l’on voit peu ou pas du tout. Ces quatre auteures se réapproprient la narration. Elles racontent des histoires dont les personnages principaux sont Noir.e.s et elles trouvent leur public. Comme quoi l’état d’esprit FUBU (For us by us) n’enferme pas dans des niches. Il permet au contraire d’élargir les horizons de certain.e.s et pour d’autres de se sentir enfin représenté.e.s.
En espérant que ce vent nouveau se poursuive en 2018. Mais d’après ce que je sais ce n’est plus près de s’arrêter. 2019, 2020, 2021 et tout ce qui s’en suit. #VersLInfiniEtAuDelà »

(Suivez Cyril Lemba sur Facebook, Twitter ou Instagram)

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