#Unjouruneactriceafrofrançaise #43 : Roukiata Ouédraogo

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Roukiata Ouédraogo.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, les artistes s’affairent dans les écoles de formation, les bureaux de casting, sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, comme d’autres avant nous, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où /quand on peut les voir.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, les productions marquantes dans lesquelles ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Roukiata Ouédraogo.

Roukiata Ouédraogo est née en 1979.

La comédienne débute sa carrière au théâtre en 2008, où elle joue et met en scène la première pièce qu’elle a écrite, Yennenga, l’épopée des Mossi. 

En 2012, Roukiata Ouédraogo crée son premier one woman show, « Ouagadougou pressé« .  En 2017, elle part en tournée avec son second seule en scène, « Roukiata tombe le masque ».

Au cinéma, elle fait une apparition dans le film Samba avec Omar Sy et Charlotte Gainsbourg, réalisé par Olivier Nakache et Eric Toledano en 2014, dans La vie de château de Cédric Ido et et Modi Barry, avec Jacky Ido ou encore Tatiana Rojo en 2016.

Roukiata Ouédraogo est sur scène avec son dernier spectacle Je demande la route depuis le 11 janvier les jeudis, vendredis et samedis au Théâtre Lucernaire à Paris.Initialement programmée jusqu’au 7 avril, elle joue finalement les prolongations jusqu’au 2 juin. On la retrouve également à la radio en tant que chroniqueuse sur France Inter dans l’émission « Par Jupiter ! » de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek à 17h.

(Source photo : Agencesartistiques.com)

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#MARCHEPOURMARIAMA – déroulement et prises de parole

Pour celleux qui peuvent, voici les informations  pour participer  à la marche pour Mariama, morte le 29 décembre 2017 sous les coups de son compagnon.

MARCHE SILENCIEUSE EN HOMMAGE À MARIAMA K.

ET CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

mercredi 10 janvier 2018, 17h30, Montreuil (93)

 

DÉROULEMENT

 

17h30 RDV au pied de la tour OPHM

118, avenue du Pdt. Salvador Allende, à Montreuil

 

* Dépôt des gerbes : 

1°) L’OPHM: Stéphan Beltran, conseiller municipal délégué au logement et à l’habitat et Mmes. HOLDERBAUM Nathalie et PINTO Simone’ gardiennes de la cité de l’Amitié

2°) L’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis (à confirmer)

3°) SOS femmes 93 (à confirmer)

4°) La Maison des Femmes Thérèse Clerc de Montreuil

5°) Le Conseil départemental (Stéphane Troussel et Pascale Labbé)

6°) La ville de Montreuil (Patrice Bessac, maire de Montreuil et Riva Gherchanoc, adjointe déléguée à la santé, à l’égalité femme / homme, à la lutte contre les violences faites aux femmes et à la lutte contre les discriminations et un membre de la famille de Mariama.

 

* Minute de silence/recueillement

 

Mise en place du cortège : derrière la banderole: la famille – Patrice Bessac, maire de Montreuil – Riva Gherchanoc, adjointe déléguée à la santé, à l’égalité femme / homme, à la lutte contre les violences faites aux femmes et à la lutte contre les discriminations – les présidentes d’associations puis derrière les élus et la population.

 

18h00 Départ de la marche silencieuse vers la Mairie

 

Itinéraire : avenue du Pdt. S. Allende – bld. de la Boissière – bld. Aristide Briand – bld. Paul Vaillant Couturier  – Hôtel de Ville de Montreuil (place Jean-Jaurès).

 

18h30/18h45 Arrivée devant la mairie

 

Allocutions (en haut des marches) :

1°) Patrice Bessac, maire de Montreuil

2°) Un membre de la famille

3°) Les associations :  – L’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis – SOS femmes 93 – La Maison des femmes de Montreuil

On lance le #FraîchesWomen festival cette année !

Du projet photographique à la journée de rencontres et de concerts…

Les rappeur.se.s ont leur classement des FreshMen du magazine hip-hop XXL. Et L’Afro les Fraîcheswomen. À la base, on voulait juste célébrer des femmes qui, dans des domaines aussi divers que la gastronomie, la vie citoyenne ou le théâtre entre autres, creusent leur sillon, depuis plus ou moins de temps, avec brio.

Des femmes. Noires. Rien qu’elles. Sans plus de prétention que de les voir, sous une jolie lumière, dans les yeux d’une photographe talentueuse. Et d’avoir envie de connaître leur parcours.

Tout est parti de là >> bit.ly/EditoFraichesWomen

On les a écrites, les premières fois en cuisine de Clarence, l’arrivée de la revue littéraire de Penda, la naissance de la marque d’Aïssé. Vous les avez lues, vous nous avez même dit que leurs parcours vous avaient interpellé, intrigué, que vous vous étiez reconnu.e.s dans certains.

On ne distingue pas les Fraîcheswomen pour faire une différence. Elles sont bel et bien parmi vous.

Vu vos retours, -et le plaisir qu’on a eu à concevoir le shooting, à écrire les portraits et la tristesse ressentie quand tout a été fini-, on s’est dit qu’on voulait pérenniser le projet.

C’est sûr, il y aura d’autres Fraîcheswomen.

Ce qu’on a trouvé incroyable, c’est le nombre de discussions importantes que le projet a suscité. Du coup, on s’est dit que le meilleur moyen de continuer à pouvoir rencontrer des femmes inspirantes –poke Arièle ;)-, à en parler autour de nous, au plus grand nombre, c’était de poursuivre la conversation grandeur nature. De l’installer, la poursuivre dans un endroit où elle pourrait être suivie par de nombreuses personnes, de l’agrémenter, d’y ajouter d’autres voix, dans tous les sens du terme.

Bref, d’organiser un festival, en somme, à notre échelle. Un événement inclusif,  se tenant sur une journée et une soirée, avec des débats, des ateliers, vous, nous, des concerts, au mois de mai. Qui se cale, modestement, et sans les bisser à côté d’autres initiatives essentielles. À la barre, l’équipe de L’Afro et d’autres bonnes volontés. Tout le monde peut y venir, les femmes noires en restent le phare.  

Ce n’est pas parce qu’on organise à peu près tous les deux mois une rencontre-débat qu’on a cru que ce serait facile.

C’est un défi, sur plein de plans.

On voulait commencer à vous en parler. On va sans doute vous solliciter un peu en amont pour faire une collecte de fonds, mais on a d’ores et déjà prévu des contreparties qui tuent !

On vous tient vite au courant pour la suite.

Et on avoue qu’on a HÂAAAAAAATE de vous parler du programme.

Bientôt. Promis.