CINEMA – Cinq temps forts à ne pas manquer au FIFDA 2018

SEPTIEME ART – Le Festival International des Films de la Diaspora Africaine revient à Paris pour sa huitième édition. Au programme, une douzaine de projections de fictions et de documentaires, de France, des Etats-Unis ou du Cameroun sans oublier des tables rondes. Le tout démarre dès ce vendredi 7 septembre au cinéma CGR Paris Lilas. L’Afro vous propose sa sélection de moments à ne rater sous aucun prétexte.

(Re)voir Le Rêve Français 

Réalisé par Christian Faure, Le Rêve Français avait été diffusé sur France Télévisions en mars dernier. Avec Yann Gael et Aïssa Maïga dans les rôles principaux de ce téléfilm en deux parties qui évoque les révoltes de mai 67 en Guadeloupe violemment réprimées par l’Etat Français, le BUMIDOM, les désillusions qui ont suivi, traversant les décennies jusqu’aux années 2000.

La projection sera suivie d’un débat avec notamment la productrice France Zobda et l’actrice Firmine Richard.

Où ? Cinéma Saint-André des Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris

Quand ? Samedi 8 septembre à 14h

Découvrir Minga et la cuillère cassée, premier film d’animation 100% camerounais

Le festival est family friendly ; vous pourrez donc vous y rendre avec vos enfants, nièces, neveux, cousin.e.s, petit.es sœurs et frères pour regarder Minga et la cuillère cassée, premier long métrage d’animation réalisé au Cameroun par un enfant du pays, le réalisateur Claye Edou. Inspiré du conte populaire La cuillère cassée, le film raconte l’histoire de Minga, orpheline, chassée de la maison familiale par sa belle-mère pour avoir cassé une cuillère. Sur son chemin, elle fera toute sorte de rencontres, le tout sur fond de chant et de musique.

Où ? Cinéma Saint-André des Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris

Quand ? Dimanche 9 septembre à 14h

Echanger autour de Noire n’est pas mon métier 

La question de la place des comédiennes noires en France est un sujet prégnant depuis de nombreuses années. L’actrice Aïssa Maïga, a d’ailleurs décidé de diriger un ouvrage à ce sujet dans lequel elle s’exprime, ainsi que 15 autres comédiennes, paru en mai dernier. Trois des autrices seront présentes pour échanger avec le public : Firmine Richard, Mata Gabin et Sabine Pakora

Rendre hommage à Lorraine Hansberry avec le documentaire Sighting eyes/Feeling heart

Réalisée par l’américaine Tracy Heather Strain, professeure de cinéma, qui a remporté des prix pour son travail avec près de 30 ans de carrière au compteur, le film retrace la vie de la dramaturge Lorraine Hansberry. Connue avant tout pour sa pièce Un raison au soleil, elle était aussi une militante pour les droits civiques, décédée en 1965 à l’âge de 34 ans. Une exclu européenne.

Où ? Cinéma Saint-André des Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris

Quand ? Samedi 8 septembre à 20h30

Célébrer Jocelyne Béroard avec Jocelyne, Mi Tche Mwen de 

Le documentaire signé Maharaki sur la vie de la chanteuse et comédienne Jocelyne Béroard sera diffusée en clôture du festival … en sa présence ! Oui, la figure emblématique du groupe Kassav, instigateur du zouk, sera bien là pour la première parisienne. Comment rater ça …

Où ? Cinéma 7 Parnassiens, 98 boulevard de Montparnasse, 75014 Paris

Quand ? Dimanche 9 septembre à 20h15

Pour découvrir le reste du programme et réserver vos billets :

 le site internet du FIFDA

 la page Facebook du festival

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MUSIQUE – Dadju, Roga Roga, Serge Beynaud … la playlist qui enjaille la Côte d’Ivoire par Dj BDK (Trace)

ENJAILLEMENT – Dj et même Vj de Trace Côte d’Ivoire, il fait partie de celleux qui ambiancent dans les boîtes de nuit abidjanaises, faisant naviguer le public entre nostalgie avec des classiques et fraîcheur avec les derniers tubes allant du zouglou, au coupé-décalé en passant par du rap et du r&b. Il a accepté de nous concocter une sélection des morceaux qui font vibrer la Côte d’Ivoire actuellement.
Il a commencé à mixer en 2004 en direct de sa chambre pour se faire la main. Jusqu’à ce qu’une radio locale commerciale de l’époque à l’audience non négligeable lui réserve une tranche horaire et hebdomadaire le samedi après-midi. Aujourd’hui, il est une référence des nuits abidjanaises. A l’écoute de ce qui parle musicalement et sur les pistes de danse aux Ivoirien.ne.s en ce moment, en voici un échantillon.

Safarel Obiang – « Grattanhou »

Dadju – « Ma fuzzy style »

StarBoy feat Wizkid, Ceeza Milli, Spotless, Terri – « Soco »

Kerozen feat Serge Beynaud – « ça dépend de toi »

Olamide – « Science Student »

Shado Chris, Locko – « Kitadi »

Roga Roga – « 242 »

Serge Beynaud – « Babatchai »

Singuila – « Faut pas me toucher »

(Crédits photo = Adriel BOKA)

F.A.Q. : #FraichesWomenFestival – Quelques questions que vous vous posez peut-être

« Comment accéder aux ateliers ? », « est-ce que vous vous enrichissez grâce à la billetterie ? », « est-ce que l’événement est ouvert aux hommes? », « est-ce que ça va être trop bien ? » (SPOILER SUR CELLE-CI : OUI !)

  1. Comment prendre des billets ? 

En prévente, ici > bit.ly/BilletterieFraichesWomenFestival

    2. Merci… Ouh la la, je suis sur le site de la billetterie. JE COMPRENDS PAS LES TAROS !!!

Alors, c’est pas compliqué 😉

On vous laisse la possibilité de prendre votre billet seulement pour la journée -15€-, seulement pour la soirée -15€- ou pour les deux -un pass- et c’est 20€.

Il y a des tarifs réduits -pensez à apporter un justificatif le jour J- sur les trois formules : le pass jour et soirée passe à 15€, le tarif seulement pour la journée c’est 10€ et pour les concerts c’est 10€, aussi (il faut scroller tout en bas pour le trouver celui-là 😉 )

Vous pouvez venir à deux et pour ça, il y a les pass duo sur le même principe. Comme il n’y a pas de tarif réduit sur cette formule-là, calculez bien !

Et pour les enfants, jusqu’à 16 ans, c’est gratuit !

3. Merde, j’ai pris mon billet, mais je suis 1) un homme cis-het 2) une femme, mais je ne suis pas afroféministe 3) intéressé.e mais j’ai zappé que je peux pas faire garder mes enfants ce jour-là… Je peux venir quand même ? 

Oui. L’événement est ouvert à tou.te.s, sans conditions.

4. En vrai, on est dimanche 6 mai, il fait 23°C, il fait trop beau, j’ai trop envie de sortir, je viens de voir la programmation du festival, ça a l’air d’être le feu -on confirme 😉 – mais j’ai PO PRIS MON BILLET KOMENJFÈ ?????

Pas de panique, vous pouvez prendre vos billets tout au long de la journée. Pour les concerts du soir, la billetterie réouvre dès 19h30.

5. Top ! J’ai vu qu’il y avait des ateliers. Je peux y aller comme je veux ? 

Oui, si vous avez pris un billet ! Une fois votre place en main, vous choisissez l’un des quatre ateliers très cools que vous voulez. Les places sont limitées !!! Ne tardez pas…

Voici les quatre ateliers, cliquez sur les liens pour avoir toutes les infos :

Atelier littérature et identité avec la journaliste Mélody Thomas – n’oubliez pas de ramener un livre 😉 – : https://goo.gl/forms/SVMFZ5HKCR1U8KGF3

Atelier journalisme avec les journalistes Coumba Kane -Le Monde Afrique- et Hortense Assaga – Africa 24- : https://goo.gl/forms/sUggoVdozVML4dPV2
Atelier « sexualités et imaginaire » avec Sharone Omankoy et Axelle Jah Njiké https://goo.gl/forms/sUggoVdozVML4dPV2
Atelier « RDV SexCare : les enjeux de pouvoir dans le couple » avec Stella Tiendrebeogo et Audrey Warrington : https://goo.gl/forms/ddWCvdtebgy0C7Uc2

6. Ok, cool. Mais si j’ai faim, ça se passe comment ? 

Figurez-vous que la cheffe Clarence Kopogo et sa Table Nali prépare un menu de dingo, un brunch végétarien avec plein de produits frais. Si vous souhaitez être sûr.e qu’on vous garde un plat, -le service sera assuré jusque 15h-, vous pouvez nous écrire à fraicheswomenfestival@gmail.com avec OBJET : je veux manger et le nombre de personnes dans le corps du mail.

Menu brunch Table Nali Fraiches Women Festival Facebook (1)

7. En fait, c’est cool, j’ai pris mes billets et tout mais je suis pas sûr.e d’avoir envie de rester toute la journée. Je peux partir vers 16h et revenir pour les concerts ? 

Oui ! À condition d’avoir un tampon et/ou le pass jour et soirée 😉

8. Justement, j’avais pris juste un billet journée et j’ai envie de rester pour les concerts (variante : j’ai pris un billet soirée mais en fait, je veux rester la journée)

Vous pourrez régler le supplément sur place.

9. Je veux absolument TOUT VOIR du début jusqu’à la fin. Je dois être là à partir de quelle heure exactement ?

Et on vous comprend ! Rendez-vous à midi pile à la Mairie de Montreuil où le coup d’envoi de la première édition du festival sera donnée par la fanfare afro-féministe 30 Nuances de Noir-es qui vous conduira en toute beauté et flamboyance vers La Marbrerie, lieu qui nous accueillera toute la journée et toute la soirée.

10. Je veux venir avec ma pote / mon frère / ma cousine / mes enfants, mais ils sont en fauteuil roulant ou ne se déplacent pas sans aide. Iels peuvent venir quand même ? 

La Marbrerie est un lieu top pour ça, car il est vraiment accessible à tou.te.s. Y a une rampe tout au long du couloir d’entrée et un ascenseur pour accéder à tous les espaces.

11. Du coup, vous dites qu’il y a un espace enfants mais ça s’organise comment ? 

Ce n’est pas une garderie, mais un coin afin qu’iels puissent se divertir pendant que vous écoutez les conversations. Iels peuvent y rester deux heures maximum -afin de permettre à un maximum d’en profiter ;)-, et s’y verront proposer au moins deux activités par deux de nos bénévoles de choc, spécialisées dans la petite enfance.

12. En vrai, y a plein de trucs mais j’ai du mal à avoir la programmation bien en tête 

La revoici, la revoilà !

13. J’hallucine !! Je vais voir FAKA ? J’ADOOOOORE !!!

Oui, c’est leur premier concert en France, avant d’aller notamment aux Eurockéennes de Belfort 😉

14. Ce sont des gens qui m’ont parlé du festival. Mais je ne sais pas vraiment qui l’organise. Et pourquoi. 

On vous explique tout dans cette vidéo 😉 !

15. Ca va être bien ? Mais trop !!!!!!!

Nkaliworks, Les Rdv SexCare, la sensation sud-africaine Faka… : toute la programmation du #FraîchesWomenFestival est là ;)

On est super contentes de vous annoncer la programmation du #FraîchesWomenFestival, qui aura lieu le 6 mai, de 13h à minuit.

Si vous voulez participer à tout l’événement – la journée d’ateliers, de discussions et la soirée de concerts- on a prévu un pass à 20€ au tarif plein.

Pour plus d’informations sur les tarifs -gratuité, tarifs réduits, duo etc- c’est ici : https://www.helloasso.com/associations/l-afro/evenements/fraiches-women-festival

Pour les tarifs de groupe, contactez-nous.

Les inscriptions aux ateliers sont ouvertes ! Il vous faut avoir pris vos billets pour le faire. Attention, les places sont limitées !

Le dimanche 6 mai, c’est la première édition du festival Fraîches Women. La programmation propose d’aller à la rencontre des artistes, activistes, citoyennes qui changent les choses, sans forcément faire beaucoup de bruit.

Cette première édition est en forme d’interrogation : « Libérée pour tout.e.s, la parole ? » elle est l’occasion de rappeler que la « libération de la parole » n’a pas commencé en octobre 2017 et les révélations autour de Weinstein. Cependant, il n’est pas sûr que ces paroles, plurielles, soient toutes entendues. Sans nul doute que c’est une véritable prise de conscience collective qui a eu lieu ; bref, il devient urgent d’écouter TOUTES les femmes et celleux qui s’identifient au genre féminin.



PROGRAMMATION 

12h : départ de la fanfare afro-féministe 30 Nuances de noir-es de la Mairie de Montreuil en direction de la Marbrerie

30 nuances de noires def

13h Lancement du festival avec la marraine Leïla Sy

Leïla Sy

 13h10-13h20 Parole de Fraîches Women par Lasseindra Ninja

Lasseindra Ninja est une figure
 majeure du voguing en France, qu’elle a contribué à imposer.
 Organisatrice de soirées – La Crème de la crème…-, l’artiste propose
 une réflexion autour de la question « Qu’est-ce qu’être une femme
 noire ? » Sourires et décalage garantis !

Lasseindra

 13h30-15h30 Discussion modérée par Vanessa Vertus, journaliste politique qui vit
 et travaille à Toulouse.

 « Féminismes en France : passé, présent et futur »

 De tous temps, les femmes, notamment non-blanches, se sont organisées pour faire valoir leurs droits en France, quand il ne s’agissait pas de les arracher.

 Non exhaustif niveau intervenantes, ce temps d’échange se propose d’en faire l’état des
 lieux, avec des actrices de différentes obédiences et de différentes
 générations, pour échanger entre elles.

 Les 45 minutes de la fin permettront au public de poser des questions
 aux intervenantes.

 Avec Gerty Dambury, autrice et militante, Estelle du collectif
 Afro-Fem, une membre du collectif Mwasi, Rebecca Amsellem des
 Glorieuses et Brigitte du Collectif Asiatique Décolonial.

 

 

15h30-15h45 Pause

 15h45-15h55 Parole de Fraîches Women avec Marie Dasylva 

Marie Dasylva, que vous connaissez sans doute pour son travail sur Nkali Works, est une énergie. Lors de ses ateliers -nous avions eu l’occasion de participer à l’un d’eux-, elle distille trucs et astuces pour mieux vivre micro-agressions et réflexions racistes au  travail. Un boulot d’ampleur, salué par des salles qui ne désemplissent pas et des sollicitations.

Marie Da Silva

Elle présentera « 300 secondes ou le refus de justifier son humanité », le nouvel outil qu’elle développe, en exclusivité devant un large public.

 https://www.facebook.com/nkaliworks/

 16h-18h Discussion autour de la question de l’intergénérationnalité modérée par Laurie Pezeron, fondatrice du READ! Club de lecture des auteurs afro

 « Comment transmettre la mémoire des luttes des femmes »

 Dans les luttes féministes, notamment afrodescendantes, difficile de ne pas avoir l’impression que les combats sont nouveaux.
 L’afroféminisme, par exemple, qui jouit d’une attention renouvelée, a une histoire en France, méconnue, mais la manière dont le mainstream s’en est emparé, donne le sentiment aux publics concernés que cette forme de lutte serait née de la dernière pluie.

 La question de la transmission est essentielle et nous souhaitons
 l’aborder, avec des activistes, des mères, des citoyennes.

 Avec Leïla Sy, la militante Assa Traoré et la comédienne, autrice, metteure en scène et Fraîche Woman édition 2017 Maroussia Pourpoint.

Assa Traoré def

Maroussia Pourpoint def

18h-18h10 Parole de Fraîches Women avec Grace Ly

Grace Ly, blogueuse food
franco-chinoise à l’initiative de la websérie Ca reste entre nous sur
la question asiatique en France nous proposera une introduction à sa
vision du militantisme en tant que femme asiatique ; il sera sans doute
question de minorité modèle et de nourriture 😉

lapetitebanane.com

En parallèle, nous proposons quatre ateliers pour échanger de manière
intimiste sur différentes thématiques.

SALLE 1

13h30-15h30 Les Rendez-Vous SexCare ou comment parler d’intimité pour
mieux la vivre et défaire les tabous. Avec ses animatrices Stella Tienbedreogo (psychologue et sexologue) et Audrey Warrington (militante afroféministe), il sera question des enjeux de pouvoir dans le couple.

Pour vous inscrire, il vous faut avoir pris vos places. Puis direction ce lien : http://bit.ly/inscription-atelier-RDVSexCare-Fraiches-Women-Festival

Attention : atelier limité à 10 places !

Audrey Warrington bis

Stella Tiendrebeogo def

https://www.facebook.com/lesrendezvoussexcare

16h15-18h15 littérature et représentation avec Mélody Thomas,
journaliste et co-auteure de la newsletter « What’s good ? » 

Si vous avez chopé vos entrées pour le festival, vous pouvez réserver votre place pour cet atelier. Les places sont limitées à 10 personnes !

Inscrivez-vous vite >> http://bit.ly/inscription-atelier-littérature-identité-fraiches-women-festival

https://www.facebook.com/whatsgoodnl/

SALLE 2

13h30-15h30 : ateliers journalisme
Coumba Kane travaille pour le Monde Afrique. Avec elle, vous pourrez
aborder la question du journalisme en général, et en particulier celle
du travail journalistique sur le continent.

Coumba Kane.png

Hortense Assaga, journaliste chez Africa 24, travaille entre la France, différents pays africains et où se trouvent leurs diasporas. Elle partagera son expérience du terrain.

#africaisnotacountry

Attention : entrées limitées ! Pour vous inscrire, c’est là: http://bit.ly/inscription-ateliers-journalisme-Fraiches-Women-Festival

16h15-18h15 « Se réapproprier l’intime » Avec les militantes Sharone
Omankoy et Axelle Jah Njiké
 

Une fois vos places achetées, vous pouvez remplir le formulaire pour y participer ici : http://bit.ly/inscription-atelier-réappropriation-intime-fraiches-women-festival

 

 

> https://lekitambalaagite.tumblr.com

>> www.parlonsplaisirfeminin.com

18h10 Clôture de la journée

18h30-20h15 Pause

20h15 Ouverture des portes pour les concerts

20h30-21h Sira Niamé est une chanteuse franco-malienne qui a grandi à
Montreuil. L’enfant de la ville proposera sa pop africana accompagnée
d’un joueur de n’goni.

Sira Niamé def

21h15-21h45 Kami Awori ; duo soul futuriste qui a fait la première
partie de la chanteuse canado-haïtienne Mélissa Laveaux lors de la
dernière édition du festival Les Femmes S’en Mêlent et qui tisse sa
toile sur la scène musicale.

Kami Awori def

22h-22h45 FAKA, le groupe sudafricain queer et genderfluide, dont les prestations artistiques anthologiques commencent à faire parler d’elles, se produit pour la première fois en France et propose un concert aux sonorités gqom. Performance artistique de folie garantie !!

 

23h-minuit Cheetah (DJ set)

Marina Wilson aka Cheetah nous ambiancera entre hip-hop, baile funk, dancehall, afrobeat et nous surprendra avec des remixes dénichées sur la toile et qu’elle affectionne particulièrement.

Cheetah def

Tout au long de la journée, retrouvez les expositions artistiques de la photographe Noëlla L et de l’artiste Estelle Prudent.

Estelle Prudent def

Noëlla L def

INTERVIEW – La journaliste Claire Diao, promotrice de cinémas africains et indépendants, se raconte en films

ENTRETIEN- Vous l’avez peut-être vu dans l’émission Le Cercle sur Canal + ou sur TV5 Monde dans le Journal Afrique avec sa chronique cinéma. Vous l’aurez compris, Claire Diao est une journaliste cinéphile. Elle lance d’ailleurs ce vendredi soir à 20h au Ciné 104 de Pantin le coup d’envoi de la saison 5 de Quartiers Lointains, le cycle de courts métrages entre l’hémisphère nord et le sud qui revient cette fois avec quatre productions françaises. Cette cinquième édition, qui a pour thème « l’image de soi », est parrainé par le comédien et réalisateur Lucien Jean Baptiste. L’Afro, partenaire de l’événement, a proposé à la journaliste de se plier à l’intense exercice des humeurs cinématographiques.

Elle se souvient encore de son tout premier article, en 2002, paru dans la revue du Festival du court-métrage de Villeurbanne. Sept ans plus tard, Claire Diao se lance pleinement dans le journalisme et écrit pour Courrier International, le Bondy Blog ou encore So Film. Mais la franco-burkinabè a d’autres ambitions : contribuer à une meilleure diffusion des cinémas africains et français moins privilégiés. C’est ainsi que naît Quartiers Lointains en 2013 ; une sélection de courts métrages où, d’une année à l’autre, sont présentés tantôt des productions africaines tantôt des films français, tous bien différents mais réunis autour d’un thème. Cette année, il s’agit de quatre réalisations françaises mettant en scène l’ « image de soi », avec notamment Le bleu blanc rouge de mes cheveux de Josza Anjembe.

Quartiers Lointains saison 5

Mais Claire Diao, ne s’arrête pas là puisqu’en 2015, elle co-fonde Awotele, revue de critiques de cinéma panafricain, dont le quatrième numéro a été financé par une campagne de crowdfunding. L’année suivante, elle monte Sudu Connexion, société de distribution de films d’Afrique & Diaspora. Elle publie ensuite en 2017 son premier livre Double Vague, la nouvelle vague du cinéma français où elle parle de cette génération de cinéastes français.e.s aux doubles cultures, ayant grandi en province, en banlieue ou dans des quartiers populaires, loin du monde bourgeois et parisien du septième art en hexagone.

Les humeurs cinématographiques de Claire Diao se trouvent à la croisée de tous ces univers, éclectiques.

Le film qui t’a fait tomber amoureuse du cinéma et donner envie de t’y dédier

J’ai toujours aimé le cinéma donc je ne pense pas qu’il y ait un film plus qu’un autre qui m’ait fait tomber « en amour ». Le cinéma a toujours été un échappatoire pour vivre d’autres vies, découvrir d’autres mondes, ressentir des émotions… En revanche, je me souviens précisément que c’est en 2005, à l’occasion d’une projection du film Le pianiste de Roman Polanski au Centre Culturel Français Georges Méliès de Ouagadougou devant 400 lycéens burkinabè, que j’ai eu la révélation de vouloir transmettre le cinéma.

Le film que tu ne te lasses pas de regarder

Étonnamment, je n’aime pas regarder mille fois un film car j’ai souvent mille films à regarder ! Certainement les films de Quartiers Lointains que j’accompagne durant une année ? J’ai beau les voir et les revoir, je découvre toujours une nouvelle séquence, une nouvelle tirade, un nouveau plan qui m’avait échappé.

Le film qui te bouleverse

Récemment, le documentaire Maman Colonelle de Dieudo Hamadi. Pour la ténacité de cette femme gendarme qui tente de réhabiliter des femmes violées, élève plusieurs enfants adoptés, affronte les critiques de la population et fait bouger les lignes d’une République Démocratique du Congo déchirée depuis tant d’années.

Le film qui t’a appris des choses

J’apprends tout le temps et énormément à travers le cinéma. Mais s’il ne faut en citer qu’un, ce serait sans hésiter La bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo, l’une des plus belles reconstitutions cinématographiques sur la guerre d’Algérie, la colonisation française et la révolte d’un peuple en quête d’indépendance.

Le film que tu es particulièrement fière d’avoir fait découvrir au public

Vers la tendresse d’Alice Diop, dans la 3e saison de Quartiers Lointains. Un documentaire d’utilité publique qui met des mots sur des maux que beaucoup de gens connaissent mais dont très peu parlent. Son César a été un immense plaisir car il a permis de révéler un travail d’orfèvre qu’elle mène depuis des années.

LE film classique

La Noire de... de Sembène Ousmane. Pour son propos politique, son approche esthétique et parce qu’il offre un premier grand rôle à une actrice sénégalaise, Thérèse M’Bissine Diop, qui n’a même pas été payée. Voir et revoir ce film, c’est se rappeler qu’il était possible, dans les années 60, de s’élever contre l’ancien colonisateur avec ses armes culturelles et d’être respecté des deux côtés de la Méditerranée.

Le film qui te fait rire

Pee-Wee Big Adventure de Tim Burton, un régal d’humour décalé et de situations rocambolesques (spéciale dédicace à mon beau-frère qui le déteste 😉 ! )

Le film que tu ne peux pas/plus voir

Requiem for a dream de Darren Arronofsky qui a pendant longtemps été mon film préféré. Il m’a tellement secouée que je n’ai pas besoin de le revoir. C’était la première fois, en sortant d’une salle, que je ressentais le besoin de me mettre au soleil pour revenir à la réalité. Il m’a littéralement hantée.

Le film qui symbolise le mieux le Burkina Faso

Buud Yam de Gaston Kaboré, une épopée à travers la variété des paysages burkinabè et la pluralité des peuples qui l’habitent. C’est le deuxième volet d’un diptyque (Wend Kuuni en 1983 puis Buud Yam en 1997) tourné avec les mêmes acteurs. Un grand film qui m’a révélé en images la beauté d’un pays que mon père m’a transmis par les mots.

Le film qui symbolise le mieux la France

Les 400 coups de François Truffaut. Parce qu’il nous parle de la France de la débrouille, celle d’un autre temps, en noir et blanc, où Antoine Doisnel parle comme un adulte, fait l’école buissonnière et se débrouille sans ses parents. Les vieux films français ont souvent été pour moi un moyen d’imaginer la France de mes grands-parents.

Ton dernier coup de coeur

Get Out de Jordan Peele m’a tout à la fois effrayée, amusée, épatée. Beaucoup de sentiments à la fois. J’étais scotchée.

(Crédits photo : Yoann Corthésy/FIFF)