CINEMA – Cinq temps forts à ne pas manquer au FIFDA 2018

SEPTIEME ART – Le Festival International des Films de la Diaspora Africaine revient à Paris pour sa huitième édition. Au programme, une douzaine de projections de fictions et de documentaires, de France, des Etats-Unis ou du Cameroun sans oublier des tables rondes. Le tout démarre dès ce vendredi 7 septembre au cinéma CGR Paris Lilas. L’Afro vous propose sa sélection de moments à ne rater sous aucun prétexte.

(Re)voir Le Rêve Français 

Réalisé par Christian Faure, Le Rêve Français avait été diffusé sur France Télévisions en mars dernier. Avec Yann Gael et Aïssa Maïga dans les rôles principaux de ce téléfilm en deux parties qui évoque les révoltes de mai 67 en Guadeloupe violemment réprimées par l’Etat Français, le BUMIDOM, les désillusions qui ont suivi, traversant les décennies jusqu’aux années 2000.

La projection sera suivie d’un débat avec notamment la productrice France Zobda et l’actrice Firmine Richard.

Où ? Cinéma Saint-André des Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris

Quand ? Samedi 8 septembre à 14h

Découvrir Minga et la cuillère cassée, premier film d’animation 100% camerounais

Le festival est family friendly ; vous pourrez donc vous y rendre avec vos enfants, nièces, neveux, cousin.e.s, petit.es sœurs et frères pour regarder Minga et la cuillère cassée, premier long métrage d’animation réalisé au Cameroun par un enfant du pays, le réalisateur Claye Edou. Inspiré du conte populaire La cuillère cassée, le film raconte l’histoire de Minga, orpheline, chassée de la maison familiale par sa belle-mère pour avoir cassé une cuillère. Sur son chemin, elle fera toute sorte de rencontres, le tout sur fond de chant et de musique.

Où ? Cinéma Saint-André des Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris

Quand ? Dimanche 9 septembre à 14h

Echanger autour de Noire n’est pas mon métier 

La question de la place des comédiennes noires en France est un sujet prégnant depuis de nombreuses années. L’actrice Aïssa Maïga, a d’ailleurs décidé de diriger un ouvrage à ce sujet dans lequel elle s’exprime, ainsi que 15 autres comédiennes, paru en mai dernier. Trois des autrices seront présentes pour échanger avec le public : Firmine Richard, Mata Gabin et Sabine Pakora

Rendre hommage à Lorraine Hansberry avec le documentaire Sighting eyes/Feeling heart

Réalisée par l’américaine Tracy Heather Strain, professeure de cinéma, qui a remporté des prix pour son travail avec près de 30 ans de carrière au compteur, le film retrace la vie de la dramaturge Lorraine Hansberry. Connue avant tout pour sa pièce Un raison au soleil, elle était aussi une militante pour les droits civiques, décédée en 1965 à l’âge de 34 ans. Une exclu européenne.

Où ? Cinéma Saint-André des Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris

Quand ? Samedi 8 septembre à 20h30

Célébrer Jocelyne Béroard avec Jocelyne, Mi Tche Mwen de 

Le documentaire signé Maharaki sur la vie de la chanteuse et comédienne Jocelyne Béroard sera diffusée en clôture du festival … en sa présence ! Oui, la figure emblématique du groupe Kassav, instigateur du zouk, sera bien là pour la première parisienne. Comment rater ça …

Où ? Cinéma 7 Parnassiens, 98 boulevard de Montparnasse, 75014 Paris

Quand ? Dimanche 9 septembre à 20h15

Pour découvrir le reste du programme et réserver vos billets :

 le site internet du FIFDA

 la page Facebook du festival

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INTERVIEW – La journaliste Claire Diao, promotrice de cinémas africains et indépendants, se raconte en films

ENTRETIEN- Vous l’avez peut-être vu dans l’émission Le Cercle sur Canal + ou sur TV5 Monde dans le Journal Afrique avec sa chronique cinéma. Vous l’aurez compris, Claire Diao est une journaliste cinéphile. Elle lance d’ailleurs ce vendredi soir à 20h au Ciné 104 de Pantin le coup d’envoi de la saison 5 de Quartiers Lointains, le cycle de courts métrages entre l’hémisphère nord et le sud qui revient cette fois avec quatre productions françaises. Cette cinquième édition, qui a pour thème « l’image de soi », est parrainé par le comédien et réalisateur Lucien Jean Baptiste. L’Afro, partenaire de l’événement, a proposé à la journaliste de se plier à l’intense exercice des humeurs cinématographiques.

Elle se souvient encore de son tout premier article, en 2002, paru dans la revue du Festival du court-métrage de Villeurbanne. Sept ans plus tard, Claire Diao se lance pleinement dans le journalisme et écrit pour Courrier International, le Bondy Blog ou encore So Film. Mais la franco-burkinabè a d’autres ambitions : contribuer à une meilleure diffusion des cinémas africains et français moins privilégiés. C’est ainsi que naît Quartiers Lointains en 2013 ; une sélection de courts métrages où, d’une année à l’autre, sont présentés tantôt des productions africaines tantôt des films français, tous bien différents mais réunis autour d’un thème. Cette année, il s’agit de quatre réalisations françaises mettant en scène l’ « image de soi », avec notamment Le bleu blanc rouge de mes cheveux de Josza Anjembe.

Quartiers Lointains saison 5

Mais Claire Diao, ne s’arrête pas là puisqu’en 2015, elle co-fonde Awotele, revue de critiques de cinéma panafricain, dont le quatrième numéro a été financé par une campagne de crowdfunding. L’année suivante, elle monte Sudu Connexion, société de distribution de films d’Afrique & Diaspora. Elle publie ensuite en 2017 son premier livre Double Vague, la nouvelle vague du cinéma français où elle parle de cette génération de cinéastes français.e.s aux doubles cultures, ayant grandi en province, en banlieue ou dans des quartiers populaires, loin du monde bourgeois et parisien du septième art en hexagone.

Les humeurs cinématographiques de Claire Diao se trouvent à la croisée de tous ces univers, éclectiques.

Le film qui t’a fait tomber amoureuse du cinéma et donner envie de t’y dédier

J’ai toujours aimé le cinéma donc je ne pense pas qu’il y ait un film plus qu’un autre qui m’ait fait tomber « en amour ». Le cinéma a toujours été un échappatoire pour vivre d’autres vies, découvrir d’autres mondes, ressentir des émotions… En revanche, je me souviens précisément que c’est en 2005, à l’occasion d’une projection du film Le pianiste de Roman Polanski au Centre Culturel Français Georges Méliès de Ouagadougou devant 400 lycéens burkinabè, que j’ai eu la révélation de vouloir transmettre le cinéma.

Le film que tu ne te lasses pas de regarder

Étonnamment, je n’aime pas regarder mille fois un film car j’ai souvent mille films à regarder ! Certainement les films de Quartiers Lointains que j’accompagne durant une année ? J’ai beau les voir et les revoir, je découvre toujours une nouvelle séquence, une nouvelle tirade, un nouveau plan qui m’avait échappé.

Le film qui te bouleverse

Récemment, le documentaire Maman Colonelle de Dieudo Hamadi. Pour la ténacité de cette femme gendarme qui tente de réhabiliter des femmes violées, élève plusieurs enfants adoptés, affronte les critiques de la population et fait bouger les lignes d’une République Démocratique du Congo déchirée depuis tant d’années.

Le film qui t’a appris des choses

J’apprends tout le temps et énormément à travers le cinéma. Mais s’il ne faut en citer qu’un, ce serait sans hésiter La bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo, l’une des plus belles reconstitutions cinématographiques sur la guerre d’Algérie, la colonisation française et la révolte d’un peuple en quête d’indépendance.

Le film que tu es particulièrement fière d’avoir fait découvrir au public

Vers la tendresse d’Alice Diop, dans la 3e saison de Quartiers Lointains. Un documentaire d’utilité publique qui met des mots sur des maux que beaucoup de gens connaissent mais dont très peu parlent. Son César a été un immense plaisir car il a permis de révéler un travail d’orfèvre qu’elle mène depuis des années.

LE film classique

La Noire de... de Sembène Ousmane. Pour son propos politique, son approche esthétique et parce qu’il offre un premier grand rôle à une actrice sénégalaise, Thérèse M’Bissine Diop, qui n’a même pas été payée. Voir et revoir ce film, c’est se rappeler qu’il était possible, dans les années 60, de s’élever contre l’ancien colonisateur avec ses armes culturelles et d’être respecté des deux côtés de la Méditerranée.

Le film qui te fait rire

Pee-Wee Big Adventure de Tim Burton, un régal d’humour décalé et de situations rocambolesques (spéciale dédicace à mon beau-frère qui le déteste 😉 ! )

Le film que tu ne peux pas/plus voir

Requiem for a dream de Darren Arronofsky qui a pendant longtemps été mon film préféré. Il m’a tellement secouée que je n’ai pas besoin de le revoir. C’était la première fois, en sortant d’une salle, que je ressentais le besoin de me mettre au soleil pour revenir à la réalité. Il m’a littéralement hantée.

Le film qui symbolise le mieux le Burkina Faso

Buud Yam de Gaston Kaboré, une épopée à travers la variété des paysages burkinabè et la pluralité des peuples qui l’habitent. C’est le deuxième volet d’un diptyque (Wend Kuuni en 1983 puis Buud Yam en 1997) tourné avec les mêmes acteurs. Un grand film qui m’a révélé en images la beauté d’un pays que mon père m’a transmis par les mots.

Le film qui symbolise le mieux la France

Les 400 coups de François Truffaut. Parce qu’il nous parle de la France de la débrouille, celle d’un autre temps, en noir et blanc, où Antoine Doisnel parle comme un adulte, fait l’école buissonnière et se débrouille sans ses parents. Les vieux films français ont souvent été pour moi un moyen d’imaginer la France de mes grands-parents.

Ton dernier coup de coeur

Get Out de Jordan Peele m’a tout à la fois effrayée, amusée, épatée. Beaucoup de sentiments à la fois. J’étais scotchée.

(Crédits photo : Yoann Corthésy/FIFF)

[SPOILERS ALERT] #ACHAUD Le film « Black Panther » est-il aussi flamboyant qu’annoncé ?

SPOILERS ALERT – Depuis des mois, on en a vu des bandes-annonces et des images de ce Black Panther, mettant en scène le premier super héros noir issu de la famille Marvel. Le temps de bien apercevoir le casting canon, composé notamment de Lupita Nyong’o –12 years a slave, Star Wars-, Chadwick Boseman –Get on Up…-, Angela Bassett –What’s love got to do with it ?, Exhale, etc- ou encore Michael B. Jordan –Fruitvale Station, Creed…- les décors et des costumes à couper le souffle, une histoire qui se déroule entre l’Amérique et l’Afrique en rendant hommage à ce continent, avec ingénuosité. On a vu le film et on vous dit -dans les grandes lignes- ce qu’on en a pensé.
Black Panther, c’est l’histoire du premier super-héros noir chez Marvel, T’Challa, qui, après la mort de son père devient roi du Wakanda, un pays pacifiste et riche, situé en Afrique. Ce dernier possède des technologies uniques au monde et des ressources rares. Parmi lesquelles, le vibranium, extrêmement convoité -toute ressemblance avec des faits réels sera fortuite 😉 -. Le jeune monarque se retrouve face à une tâche délicate : protéger son peuple d’ennemis cupides.
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T’Challa joué par Chadwick Boseman / The Walt Disney Company France

 

 

 

Un vrai divertissement
Loin d’être des inconditionnelles des histoires de super-héros -les ressorts dans les histoires en général étant souvent les mêmes finissent par nous ennuyer-, on a été diverties du début jusqu’à la fin. Le film est très bien rythmé , le jeu de l’ensemble des act.eur.rice.s est expressif. On est passé par toutes les émotions… Bref, on s’est laissé transporter. Sans oublier l’esthétique au top ; des effets spéciaux, aux costumes, en passant par les décors et la flamboyance du casting afrodescendant – venu des quatre coins de l’Europe et des Etats-Unis, saurez-vous d’ailleurs reconnaître Isaach de Bankolé ?-… Ca fait du bien ! Même si les superhéro.ine.s, ce n’est pas votre truc, vous allez obligatoirement être pris.e.s au piège.
De l’importance des femmes
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Danai Gurira, Lupita Nyong’o, Florence Kasumba -Walt Disney / Marvel

 

 

Que ce soit Nakia -interprétée par Lupita Nyong’o-, Okoye -jouée par Danai Gurira- ou Shuri -personnage dans lequel s’est glissée Letitia Wright-, les personnages féminins sont bien écrits et développés. Les femmes sont des personnages-clés : elles apportent les solutions. C’est par exemple Nakia qui a le -bon- réflexe de taper à la bonne porte lorsque son amour T’Challa est laissé pour mort au cours d’un duel avec son cousin américain. C’est Okoye, meilleure guerrière du pays au service du roi, qui poussera son mari W’kabi -interprété par Daniel Kaluuya- à l’âme vengeresse à rendre les armes ou encore Shuri la soeur du monarque qui permettra, grâce à ses innovations technologiques, de sauver des vies et le royaume en question. Tout cela en étant cool, stylées, déterminées, touchantes et sacrément efficaces.
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Letitia Wright joue Shuri / Marvel Studios 2018

 

 

Accents et sons afro
On a un peu tiqué en entendant une petite partie de la bande-son, mélange de tam tam et de voix un rien cliché. On a dû s’habituer aux accents « wakandais  » des comédien.ne.s américain.e.s. Pourquoi ne pas avoir laissé le cast parler avec leur accent habituel plutôt que de forcer le trait ? Le cinéma est un monde d’imaginaire et le décor est bien planté – dans un pays africain, c’est assez clair-, on aurait donc pu comprendre de toutes les façons, non ?
Diaspora
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T’challa (de dos) affrontera bientôt Erik Killmonger / Marvel Studios 2018

 

 

La dualité entre T’Challa, enfant du pays, héritier logique du trône, et Erik Killmonger, joué par Michael B. Jordan, le cousin américain privé de son père durant son enfance par son oncle et abandonné, cristallise une vision : celle des rapports, complexes, que l’on peut entretenir avec un endroit où nos ascendant.e.s sont né.e.s. Le différend des deux personnages -outre le fait de pointer que l’ennemi vient souvent de l’intérieur- repose sur les sentiments de celui qui a connu, est né, a grandi, a quitté, est revenu sur la terre où sont nés ces parents -T’Challa- et de celui qui ne la connait pas, l’a fantasmé et rêve de la conquérir -Erik-. Le premier a la mission de ne pas galvauder ses traditions tout en accueillant l’autre alors qu’accepter cette identité hybride est un combat difficile pour le deuxième semble nous dire le film.
Erik Killmonger reçoit le coup fatal porté par T’Challa et demande à ce que son corps soit jeté dans la mer pour rejoindre ses ancêtres. Ce geste rappelle comment ils se jetaient des bateaux après avoir été capturés pour être mis en esclavage et préféraient mourir plutôt que de vivre enchaînés. Belle façon d’évoquer cette partie de l’histoire des afro-américain.e.s. Ou on ne peut voir dans tout cela que de belles bagarres, de belles paroles coincées dans le beau décor de Marvel qui fera date.
Nous divertir, nous faire réfléchir ; Black Panther a -plus que- fait le boulot.

#unjourunacteurafrofrançais #42 : Jackee Toto

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Jackee Toto.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, les artistes s’affairent dans les écoles de formation, les bureaux de casting, sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, comme d’autres avant nous, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où /quand on peut les voir.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, les productions marquantes dans lesquelles ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Jackee Toto.


On a vu principalement Jackee Toto à la télévision et au cinéma, mais il a également interprété quelques rôles au théâtre notamment en 2012 dans la pièce Andromaque m’a tuée, montée par Naïs El Fassi ou plus récemment, en 2015, dans une mise en scène par Yohann Manca des Radeaux de Christian Siméon.

Sur le petit écran, il a joué dans la série R.I.S – Police scientifique en 2012. L’année précédente, il s’était retrouvé dans le programme court La Vie secrète des jeunes de Riad Sattouf, comme William Lebghil – Soda, Les Beaux gosses…- ou encore Hedy Bouchenafa -vu notamment dans En passant pécho-.

En 2015, Jackee Toto est Pierre dans Patries de Cheyenne Carron. En 2016, il retrouve William Lebghil dans La Fine Equipe, qu’ils forment avec  Annabelle Lengronne, Doudou Masta ou encore Raph Amoussou, réalisé par Magaly Richard-Serrano.

En 2017, Jackee est à l’affiche du nouveau Toledano et Nakache, les réalisateurs d’Intouchables, aux côtés de Jean-Pierre Bacri et Eye Haïdara entre autres. Ce film est sorti le même jour qu’Happy End de Michael Haneke, au casting duquel on trouve l’acteur, donc, mais aussi Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant ou encore Matthieu Kassovitz.

Vous n’avez pas fini de le voir car Jackee sera dans le prochain film de Pierre Salvadori, Remise de peine. Il jouera aux côtés de valeurs sûres du cinéma français telles Audrey Tautou – Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Da Vinci Code…, Adèle Haenel -Naissance des pieuvres, 120 Battements par minute…, ou encore Pio Marmaï, Le Premier jour du reste de ta vie… .

(Crédits photo : D.R. )

EDITO – #Fraicheswomen : Black girls rock in France !

À quand une marque, un média, des entreprises FUBU ? La question revient souvent. Des femmes afrofrançaises qui font des choses, il y en a. Dans le milieu associatif, en politique, dans la mode, au théâtre … Certaines sont même totalement dans l’ombre, quand leur métier le requiert ou parce que ce qu’elles font, ce qu’elles sont, n’existe financièrement, politiquement, médiatiquement, que difficilement dans notre bonne société française.

2017 a été une année particulièrement riche en événements : la deuxième édition du festival Black(s) to the future, l’arrivée du média nothingbutthewax, d’Ouvrir La Voix, le film choral d’Amandine Gay, en salles -qui va cartonner-, le documentaire Mariannes Noires de Mame-Fatou Niang,  la diffusion toujours plus importante du guide de l’Afrique à Paris Little Africa par Jacqueline Ngo Mpii, la création par la journaliste Cathy Thiam et l’artiste Serge Kponton de Sheroes TV, 30 Nuances de Noir.e.s, le beau projet de fanfare afroféministe de la chorégraphe Sandra Sainte Rose…

Bonne nouvelle : ces initiatives, pensées, portées par des femmes ou autour des femmes, sont loin d’être les seules à exister.

Non, elles ne brossent pas toujours dans le sens du poil. Oui, elles sont importantes et contribuent à changer les choses.

Nous avons donc décidé de réunir neuf femmes, aux parcours et personnalités différents. On suit leur travail, on nous en a parlé en DM, on les a vu à la télé, sur la toile, en étant de sortie à Paris… Nous avons fini par les contacter, elles étaient disponibles, ont bien voulu nous faire confiance, avaient juste envie d’en être.

Et les voilà, toutes réunies.

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De gauche à droite, en hauteur : Maroussia Pourpoint, Penda Diouf, Anaïs Durand Munyankindi, Aset Malanda, Clarence Kopogo et Aïssé N’diaye. De gauche à droite, par terre : Marina Wilson, Manon Ahanda et Danièle Obono / crédits : Noella L IG : @noellal

On a voulu cette photo de famille, ce cliché façon rentrée pour célébrer ces femmes qui font plus que « représenter » dans leurs domaines respectifs. Que ce soit en politique -Danièle Obono-, dans le monde de la gastronomie- Clarence Kopogo-, dans l’industrie créative -Marina Wilson-… Des femmes afrodescendantes aux talents et savoirs -(faire) multiples qu’il faudra suivre, parce qu’elles sont là pour longtemps.

Maroussia, Aïssé, Penda … certaines se connaissaient, d’autres se sont rencontrées pour la première fois le jour de la séance photo. Le shooting a été aussi l’occasion pour elles de se parler, de nouer des liens -enfin elles pourront mieux le dire que nous-, en quelques heures de sororité et de simplicité.

Nous vous proposons de découvrir tous les jours dès mardi le portrait d’une d’entre elles. Oui, on espère que suite à cette première édition, d’autres suivront pour vous présenter de nouvelles #fraicheswomen, très bientôt.

Adiaratou et Dolores, L’Afro team

Pourquoi L’Afro ? 

Merci à elles de nous avoir fait confiance  :

Manon Ahanda

Penda Diouf

Anaïs Durand Munyankindi

Aset Malanda

Aïssé N’diaye

Danièle Obono

Maroussia Pourpoint

Clarence Joséphine Volta

Marina Wilson

Un grand merci à Noëllal la photographe qui a permis de donner forme à ce projet que nous avions en tête (à suivre sur son Instagram) et au bar Monsieur Zinc à Odéon qui nous a chaleureusement accueilli et laissé utiliser son bel espace (à retrouver sur Instagram et Facebook).