INTERVIEW – Shayden, fondatrice du Lili Women Festival : « les plus belles pépites artistiques brillent souvent dans l’ombre »

Partout dans le monde, les initiatives pour rendre les femmes plus audibles et plus visibles se multiplient. A Abidjan, Shayden, chanteuse originaire de l’ouest du pays, s’apprête à lancer du 20 au 22 juin la troisième édition de son festival 100% féminin et artistique Lili Women Festival avec au programme concerts, ateliers, remise de prix. Un événement annuel créé à travers son agence de promotion culturelle Léliai & Company. Cette année, elle a décidé de faire un focus sur les violences faites aux femmes et organise en amont du le festival une marche « Speak for her » à Abidjan samedi 25 mai à 9h au départ du Carrefour de la Vie (Cocody) pour éveiller les consciences des citoyen.nes et de l’Etat à ce sujet. Elle a accepté de répondre aux questions de L’Afro.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Shayden, chanteuse. J’ai participé à la première édition The Voice Afrique francophone avec Singuila. Avant ça, j’ai présenté des émissions culturelles et artistiques sur la chaîne VoxAfrica. Après The Voice, j’ai voulu réunir des artistes sur la même plateforme car il y a peu de place pour la scène underground en Côte d’Ivoire, or je suis persuadée que les plus belles pépites brillent souvent dans l’ombre.

Shayden, chanteuse et fondatrice du Lili Women Festival

Pouvez-vous nous en dire plus sur le concept Lili Women Festival ?

J’ai décidé de me centrer sur les femmes. Je trouve que depuis Nayanka Bell, la scène musicale ivoirienne du côté des chanteuses a perdu en valeur sauf en ce qui concerne Josey qui sait vraiment chanter. C’est dommage car la Côte d’Ivoire est connue pour être la plaque tournante de la musique africaine. Il est donc paradoxal de ne pas avoir de plateforme pour la valoriser. Le festival a été conçu pour montrer les femmes artistes mais aussi pour les former car être chanteuse, ce n’est pas uniquement être devant un micro. D’ailleurs, il n’y a pas que le chant, il y a aussi la danse, le stylisme … les femmes sont peu représentées dans les domaines artistiques en général. C’est pourquoi depuis la première édition axée sur la musique, quatre autres disciplines se sont ajoutés à partir de la seconde incluant les arts visuels comme la peinture ou la photographie et les arts de la scène comme la danse et le théâtre.

Comment les femmes sont-elles formées durant le festival ?

Par le biais d’ateliers qui auront lieu les 15 et 16 juin. Il y aura notamment Edith Brou, qui gourou du web et blogging, fondatrice de la start-up Africa Contents Group et qui n’est plus à présenter à Abidjan qui expliquera aux artistes comment valoriser leur travail sur les réseaux sociaux. Il y aura aussi Paule-Marie Assandre, (créatrice de l’atelier de danse Body Acceptance ndlr) qui donnera des conseils aux femmes pour s’accepter avec leurs défauts et leurs qualités, qu’elles soient foncées de peau, claires de peau, chevelue ou non … Qu’elles acceptent ce qu’elles sont à l’intérieur pour que cette beauté éclate à l’extérieur. Enfin, Amie Kouamé et son concept « Superwoman » confronte l’ancienne génération avec la nouvelle pour développer le côté mentorat. Ces ateliers s’adressent avant tout aux artistes mais sont ouverts à tout le monde.

Le Lili Women Festival est soutenu par la Commission Nationale Ivoirienne pour l’UNESCO. De quelle nature est ce soutien ? Financier ? Logistique ?

Dès que j’ai lancé le festival, la Commission a répondu favorablement et mis à disposition des rapports avec des chiffres notamment sur les violences faites aux femmes ou m’a guidé quant au choix des intervenantes pour les ateliers. Je leur suis reconnaissante. Il n’y a pas d’aide financière pour le moment ; le fonctionnement du festival dépend à 99% de mes fonds propres et de ce que j’appelle la « love money », c’est-à-dire de l’argent venant des gens de ma famille et de celles soutenant mon travail. Ici à Abidjan, aucune entreprise ou structure ne veut accompagner un projet nouveau, il faut un projet bien installé, depuis 6 ou 7 ans. Chose que je trouve paradoxale car si on est déjà bien développé, on n’a pas besoin d’aides mais je le fais sans ça. Je regarde surtout ce que ça apporte aux chanteuses car beaucoup ont voulu abandonner et sont motivées à nouveau grâce au festival.

La première édition était un test pour voir si elles voulaient travailler ensemble. Ce qui m’importe, c’est la notion de communauté. Il n’y avait pas de thème sur la première édition. C’est à la seconde que j’ai décidé de centrer le festival sur une thématique, celle de la recherche d’identité en tant que femme artiste.

Qu’est-ce que la campagne « Speak for her » ?

Il est important d’avoir un impact réel. Or, les artistes en Côte d’Ivoire sont très loin de la vie sociale, ne sont pas impliqué.es dans la vie des gens qui la font. Pourtant, un.e artiste sans public, ça n’existe pas. Utiliser la force de la communication pour sensibiliser sur la question des violences faites aux femmes en Côte d’Ivoire face au déni de la population et la non-prise en charge par l’Etat, les artistes ont une responsabilité, un rôle d’éducat.eur.ices de la société. J’ai donc pensé à lancer la campagne « Speak for her ». Ce qui a motivé au départ cette action, c’est que je connais une femme qui en a été victime. J’ai ensuite été scandalisée en découvrant que la loi ivoirienne ne défend pas les femmes. Le viol est considéré comme un délit, plutôt que comme un crime. Le harcèlement n’est défini dans aucun texte de loi. Rien n’est fait. J’ai rencontré des juges, juristes, avocats, tout le monde a conscience qu’il y a un problème mais personne ne les pousse à réviser les lois, c’est donc à nous les femmes de le faire. Il n’y a pas d’endroit en Côte d’Ivoire pour que les victimes puissent se retrouver. Alors en général, elles restent dans leurs foyers pour les enfants. Certaines, dans le pire des cas, y perdent la vie. Non, cela n’arrive pas qu’ailleurs. Les chiffres de l’ONU-femmes et de l’OMS sur les violences faites aux femmes en Côte d’Ivoire dévoilés en 2018 m’ont indigné : 52% des filles et femmes excisées, entre 60 et 70% de femmes victimes de violences physique et sexuellesdes chiffres qui sont par ailleurs inexacts car des femmes se terrent dans le silence, par honte ou peur de représailles.

La marche « Speak for her » est donc une façon pour moi d’apporter ma pierre à cette cause. J’ai réuni des artistes comme Josey et d’autres issu.es de la jeune génération mais aussi des personnalités politiques comme Yasmina Ouegnin, députée de la commune de Cocody qui a accepté de participer à la marche. On sera tou.tes vêtu.es de blanc, symbole de la paix. C’est la première fois à Abidjan qu’une marche de ce genre a lieu. On attend 300 personnes.

Les femmes ne demandent pas à être supérieures aux hommes mais juste à avoir la même place qu’eux.

Pourquoi le nom « Speak for her »  ?

Le nom « Speak for her » (parler pour elle ndlr) est partie d’une discussion avec cette femme de mon entourage qui a vécu des violences et m’a dit « je souffre mais je vais le dire à qui ? Qui va parler pour moi ? ». Elle cherche une personne qui va être garant.e de cette douleur. Cette phrase m’a marquée. Une autre phrase bien connue en Afrique dit que « les grandes douleurs sont muettes ». Je veux donc parler pour elle et je veux que les gens le fassent aussi mais aussi pour les jeunes filles mariées trop tôt, excisées, pour celles pour qui la scolarisation reste un combat. J’ai choisi une formulation en anglais car c’est l’une des langues les plus utilisées dans le monde. Mon objectif à long terme : créer une plateforme voire une fondation où ces femmes pourraient se réunir, se retrouver et où on puisse leur apporter toute l’aide nécessaire.

Il est important pour moi qu’il y ait aussi des hommes dans la campagne débutée en ligne et le jour de la marche, car bien que les violences soient exercées par les hommes, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Il y a aussi ce que j’appelle des vrais hommes, des défenseurs des femmes, qui leur donnent la valeur qu’elles doivent avoir, qui se comportent de façon noble avec elles. Les gens ont tendance à oublier que cela devrait être normal. C’est aussi une façon de remercier ces hommes.

Qui est-ce que vous attendez à la marche du 25 mai?

En plus des artistes, toutes les personnes qui se sentent concernées par la question : on pense à son enfant qui peut être violé, victime de harcèlement etc.

Pour en revenir au festival, vous avez déclaré en 2017 : « C’est l’occasion de venir découvrir ces talents qui brillent dans l’ombre, un univers autre que le coupé-décalé. Il est temps d’ouvrir les yeux et les oreilles un peu plus grand pour découvrir les merveilles dont regorge la Côte d’Ivoire. » Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Le public ivoirien est un public difficile, a tendance à plus accepter ce qui vient de l’extérieur. Aujourd’hui, on dirait que si tu fais pas de coupé-décalé, tu n’as pas ta place sur la scène musicale. Ici, on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de place pour des vrais mélomanes avec des paroles, de la musique, de la recherche. Il y a d’autres choses qu’on doit exploiter, on n’a pas véritablement une coloration musicale, je trouve que notre musique s’exporte très mal comparée aux Naijas dont Wizkid programmé à Coachella l’an passé, à quel moment nos artistes pourront prétendre y être à l’affiche? Je n’ai rien contre le coupé-décalé mais je pense notamment aux médias qui ne prêtent pas attention à des artistes qui font autre chose que ça.

Je me souviens, après avoir fait mon album, j’ai démarché une grande radio nationale afin que mes chansons puissent y être passées et on m’a dit que pour que ça marche, il faudrait que je me mettre à faire du coupé-décalé. Mais les auditeurs n’écoutent que ce qu’on leur donne. Si on leur met aussi du zouglou, du jazz et autres, ils auront un choix plus éclectique.

Vous organisez également en clôture du festival une remise de prix.

La remise de prix est apparue à la seconde édition. Je suis très à l’écoute de ce que les gens disent pour améliorer le festival. Quelqu’un a dit après la première édition « si j’avais de l’argent, je t’aurais donné un prix » à l’adresse d’une des artistes qui venaient de faire une prestation exceptionnelle. Cette soirée est pour moi la partie la plus stimulante car quand on est artistes indépendant.es, on se sent aller à contre-courant et le découragement nous frappe souvent. Il est important de récompenser ces artistes qui, avec très peu de moyens, font des albums de meilleure qualité que d’autres plus visibles. Mais attention, il s’agit de récompenser sur le mérite et pas par copinage, contrairement à beaucoup d’événements qui ont lieu en Côte d’Ivoire. J’aimerais en faire un événement à part entière sur le long terme.

Je ne suis pas contre les artistes qui ont déjà de la notoriété, certain.es bossent dur mais je recherche une certaine équité entre les undergrounds et les plus commerciaux.

Je sais ce qu’on peut vivre quand on est artiste underground. On me demande parfois pourquoi je ne mets pas cet argent pour produire mes propres albums. Kajeem, artiste reggae ivoirien, m’a tendu la main à un moment où j’ai voulu tout laisser tomber et je trouve donc qu’il est primordial de se soutenir. Je veux aussi qu’on puisse se dire qu’on peut rêver grand, c’est aussi le message que j’envoie aux jeunes ou moins connues artistes qui partageront la scène avec Nayanka Bell, tête d’affiche, après ne pas être montée sur scène depuis de nombreuses années. Pour cette troisième édition, elle jouera ses classiques et défendra ses nouveaux titres. C’est tout de même une de nos divas, elle a contribué à placer très haut la musique ivoirienne.

J’aimerais qu’on puisse être récompensé.e aux Grammys. La seule ivoirienne à l’avoir été, c’est Dobet Gnahoré et ça fait longtemps ! (en 2010 ndlr)

Dobet Gnahoré a été marraine de la première édition, elle donne énormément pour les jeunes talents, je ne la remercierai jamais assez, elle est exceptionnelle ! Cette année, notre marraine est la directrice des Beaux-Arts d’Abidjan Mathilde Moraux.

Deux choses à voir absolument pendant le festival ?

L’exposition qui est un des temps forts, le 20 juin, lors de la première journée du festival. On abordera la question des violences faites aux femmes, de façon artistique en reprenant une des traditions liées à mes origines -je suis Bété de l’ouest de la Côte d’Ivoire. -J’en profite par ailleurs pour souligner que la jeunesse perd les traditions et comme dit Kajeem : « il faut avoir les pieds dans la tradition, la tête dans les satellites ».

Pour cette exposition, on se réunira autour d’un feu pour trouver une solution à un problème comme la tradition Bété l’exige. Ce sera un moment particulier et je dirais même que rater ce moment sera rater le cœur du festival. Egalement la cérémonie de récompense, qui me fait oublier toutes les difficultés quand je vois les femmes artistes émues aux larmes.

Un mot de la fin ?


Merci toutes les personnes qui m’aident avec peu de moyens et m’accompagnent depuis Culture Riche, Iris Medias, médias dirigés par des femmes comme Ayana Webzine aussi depuis le départ. Dire merci à tous les festivaliers venus aux deux dernière éditions et reviendront j’espère à la 3ème.

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Sorbet Coco, la Maison des Femmes Thérèse Clerc … tous les stands présents au #FWFbyLafro2019

Au Fraîches Women Festival qui se tient dans 11 jours, en plus de la discussion en plénière sur le thème de la bienveillance avec la journaliste Jennifer Padjemi et la co-fondatrice du collectif Féministes contre le cyberharcèlement Laure Salmona, sans oublier les ateliers book club et yoga enfants et les masterclass autour des questions de discrimination au travail et du management sportif entre autres, vous pourrez découvrir des stands commerciaux et associatifs tout au long de la journée. Lingerie, bullet journal, accessoires d’artisanat ouest-africains mais également association d’aides aux femmes basées pour certaines à Montreuil -où se trouve La Marbrerie, lieu accueillant le festival pour la seconde fois-, voici l’ensemble des stands qui seront là le jour J.

Au cas où vous n’auriez pas encore pris vos billets, on vous remet la billetterie ici !

STANDS COMMERCIAUX ET ESPACE DEDICACES

Sorbet Coco« Sorbet Coco est une entreprise à taille réduite, qui est née en février 2018. La fondatrice de Sorbet Coco avait jusqu’ici toujours eu du mal à trouver les sous-vêtements qu’il lui fallait ; les tailles dépassaient rarement le bonnet G et le tour de taille 100, et les conseils de fitting n’étaient pas toujours adaptés au confort des personnes qui en ont besoin. Elle ne trouvait plus d’espace accueillant où il était possible d’être mesuré.e et écouté.e ; elle a donc voulu créer Sorbet Coco, un lieu pour que les personnes dans la même situation puissent être conseillé.e de façon utile et bienveillante, et pour essayer de la lingerie à prix abordable. »

TSAN’A

« TSAN’A est une entreprise qui crée et commercialise des produits et accessoires axés sur le développement personnel et le lifestyle. Notre premier produit, Le WorkBook by Le Sisterhood, est un carnet qui comprend des exercices pratiques pour faire son introspection (sur sa culture, son bien-être, ses envies, etc.) et développer sa créativité. »

Diyananko

« Diyananko vous propose ses divers produits fabriqués au contact d’artisans de l’Afrique de l’ouest. Venez découvrir un petit coin d’Afrique à Paris ! »

Nafis & Sens

Nafis & Sens est une marque qui propose des parfums garantis sans alcool « aux inspirations de grandes marques. »

Faces Cachées éditions

« Faces Cachées est une maison d’édition dédiée aux parcours de vie singuliers. Entre le bitume des villes et l’appel de l’ailleurs, nous publions des épopées du quotidien. Nos auteurs veulent comprendre le temps présent à travers des yeux inédits.

Qu’il s’agisse de parcours de vies, de travaux universitaires mis à la portée de tous, de livres illustrés ou de romans, nos publications ont la même ambition : dire notre époque avec style, dans toute sa complexité. »

Annick Kamgang

Illustratrice pour la presse et d’ouvrages, Annick Kamgang vous présentera son livre « La Lucha : chroniques d’une révolution sans armes au Congo », écrit avec Justine Brabant et préfacé par Angélique Kidjo. C’est aussi elle qui signe certains de nos visuels depuis 2016, y compris l’affiche officielle du festival cette année ! L’occasion de la rencontrer de repartir avec votre dédicace.

STANDS ASSOCIATIFS

La Maison des Femmes Thérèse Clerc à Montreuil

Depuis septembre 2000, la MdF-TC se veut un lieu d’accueil de toutes les femmes pour leur accès aux droits et un lieu d’expression, de réflexion et d‘analyse féministe sur la place des femmes dans la société, et sur la portée du système patriarcal qui s’impose encore dans notre société.

La MdF-TC est un lieu de lutte, tant par l’accompagnement féministe collectif que par l’interrogation permanente des institutions et mentalités pour un avènement d’une société féministe et démocratique.

Depuis 2016, au regard de l’augmentation importante des demandes nous avons infléchi nos actions davantage sur les violences faites aux femmes, intensifiant un outil créé en 2011 : l’accueil collectif intersectoriel pour les femmes qui subissent des violences afin qu’elles trouvent dans un même espace-temps des professionnelles du droit, du social et du psy. Cela afin qu’elles puissent à la fois prendre conscience par le collectif de la portée universelle des violences faites aux femmes et donc se déculpabiliser et retrouver la force de lutter pour elles-mêmes. »

Les EnChantières

« Un chemin vers l’autonomie des femmes dans les savoirs du bâtiment. Apprendre-Partager-Transmettre-S’entraider-changer-Rencontrer à travers :

– des ateliers de bricolage.

– des chantiers participatifs

– des rencontres d’artisanes

– des actions de sensibilisation contre les préjugés

– des conseils travaux

– des chantiers d’entraide »

UTASA Infertilité

« L’association UTASA est née d’un besoin, des difficultés rencontrées par les femmes et les hommes afro-descendants en situation d’infertilité, en raison du tabou, de l’isolement et parfois l’absence d’un réel accompagnement associée à cette maladie. »

Nta Rajel ?

« Féministes et antiracistes de politique décoloniale et anticapitaliste, Nta Rajel? est un collectif rassemblant des femmes de la diaspora nord-africaine qui aspirent à élever leurs voix plurielles pour imposer leur humanité. »

Collectif Sesame F

« Collectif Sésame F est une association LGBTQ+ et féministe pensée comme un espace de construction communautaire et d’expression culturelle qui s’attache à promouvoir les échanges entre les différents groupes de minorités sexuelles pour renforcer l’amitié entre les féministes et LGBTQ+ des mondes francophone, anglophone et sinophone. »

Fraîches Women Festival #2 : ateliers enfants, masterclass, les inscriptions sont ouvertes !

Vous les attendiez, vous nous avez même écrit à ce sujet … A J-15 du lancement de le seconde édition du #FWFbyLafro2019 à La Marbrerie (Montreuil), nous avons le grand plaisir de vous annoncer que vous pouvez désormais vous inscrire à ces moments de partage de savoirs intimistes ! On est également très contentes de vous dire qu’une masterclass s’ajoute à la liste : ça parlera management sportif, Coupe du monde féminine de football aussi avec Laura Georges de la team #FraichesWomen2019 !

ATTENTION : les places sont limitées !

A vos marques, prêt.es, inscrivez-vous !

SALLE 1 (située à l’étage de La Marbrerie)

1.30pm-3pm : coaching session « how to get away from the pressure of reaching excellence by any means necessary ? keys to embrace imperfection. » hosted by Shanon Bobinger.

ShaNon Bobinger is a systemic life-, & business coach, moderator and public speaker. As a systemic coach she focuses on promoting self growth, personal development and goal setting for individuals and groups with intercultural identities.She emphasizes on an intersectional and inclusive perspective with a holistic approach. www.shanon.me

Registration here

15h-16h : masterclass capillaire #Kinkyhairmatter animée par Gisèle Mergey, fondatrice et directrice de la Body Academy, première école européenne de coiffure à enseigner comment prendre soin de tout type de cheveux, y compris les crépus et frisés. C’est une de nos #FraichesWomen2019 Elle enseignera notamment la base d’auto-diagnostic. Inscription par ici.

16h-17h : masterclass « comment le sport m’a permis d’acquérir des compétences en management » animée par Laura Georges, ex-footballeuse (OL, PSG, Boston College, Bayern Munich, équipe de France) et actuelle Secrétaire générale de la Fédération Française de Football. Une des 8 afrodescendantes de la seconde édition de notre projet photo qui a donné son nom au festival, #FraichesWomen2019. Par là si vous voulez y assister.

17h-18h : masterclass « assigné.e métis.se, comment trouver sa place ? » animée par Jessica Gérondal Mwiza, militante afroféministe panafricaniste. Elle fait également partie de notre série photo #FraichesWomen2019. Cliquez ici pour remplir le formulaire d’inscription.

18h-19h : masterclass « discrimination au travail, comment les prouver devant la justice ? » animée par Paule Ekibat, avocate au Barreau de Paris. Elle figure parmi nos 8 #FraichesWomen2019. Cliquez là pour vous inscrire.

SALLE 2 (située en face de l’espace brunch)

13h-15h : book club enfants animé par Wendie Zahibo, créatrice du webzine et livre « Reines des Temps modernes ». Wendie accueillera un premier groupe d’enfants de 13h à 14h puis de 14h à 15h. Voici le lien vers la première session et le lien vers la seconde.

15h30-17h30 : yoga enfants animé par Aurélie, co-fondatrice de Flawless Yoga. Aurélie
accueillera un premier groupe d’enfants de 15h30 à 14h30 puis de 14h30 à 15h30. Voici le lien vers la première session et celui vers la seconde.

#FraichesWomen2019 Jeannine Fischer Siéwé :  » La #blackexcellence peut être une injonction, une norme : qui la fixe ? »

PORTRAIT – On l’avait rencontré sur ses terres, à Lille, à la Gare Saint-Sauveur, un vendredi soir. Elle courrait partout, mettant à l’aise ses invité.e.s, orchestrant l’événement, du workshop de danse au studio photo. Jeannine Fischer Siéwé, avec WaWa L’Asso était associée à 100% Afriques, l’exposition-événement de la Villette programmée en 2017 et qui s’était posée à Lille. Le lendemain, legging et T-shirt, elle entraînait derrière elle une centaine d’élèves à suivre ses pas afrobeats. L’intégrer à l’initiative Fraîches Women pour cette édition nous permettait de parler de la danse. « Avoir le rythme dans la peau », l’association que l’on fait de cet art avec l’Afrique et les personnes afrodescendantes, et par extension, leur lascivité est récurrente. Jeannine est un visage de ce que veut dire être une femme afrodescendante en France : pas forcément parisienne, valorisant des cultures africaines autres que celles dans lesquelles elle a grandi, pleine de questionnements quant à ses pratiques.

Les 8 #fraicheswomen de l’édition 2019 ont chacune donné leur avis sur la thématique de cette seconde édition du projet photo, à savoir la « black excellence », -preuve que les Noir.es ne devraient pas être essentialisé.es -et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles nous avons créé L’Afro le 31 octobre 2015 ;).

Les débuts

« Je m’appelle Jeannine Fischer Siéwé, j’ai 38 ans et je suis franco-camerounaise. Je nais à Paris, passe mon enfance au Cameroun, puis mon adolescence dans un petit village dans la Picardie. Mon bac en poche, j’ai migré vers le ch’nord et je n’ai plus quitté ma ville, Lille. Après une école de communication, j’ai bossé en agence de communication, responsable des achats, de la vente et de la communication pour une boutique à Lille. Il y a 5 ans, j’ai tout plaqué. J’ai fondé Wawa et j’en suis la directrice artistique. »

« Wawa est une structure culturelle lilloise inédite, qui organise et produit des événements culturels et artistiques autour des cultures afro- Caraïbes-Brésil. »

La genèse du projet Wawa L’asso

« J’ai toujours eu envie d’entreprendre. Depuis toute petite, j’organisais les spectacles de fin d’année de l’école maternelle de ma mère, je montais des groupes de danse, j’organisais des expos. À 17 ans, j’ai organisé ma 1ère expo d’artisanat dans ma fac à Lille. Je suis passionnée par plusieurs domaines : l’art, la photo, la mode, la danse, l’événementiel, la création etc. J’ai décidé de créer WaWa qui est une réunion de toutes mes passions. Ce projet mûrissait déjà dans mon esprit depuis des années et au début, je ne savais pas bien comment articuler tout cela, comment définir un projet cohérent, par où commencer etc. »

« Ma motivation principale était que j’aspirais à travailler pour moi et gagner de l’argent au travers d’un projet inspirant et surtout qui donnerait du sens à ma vie, qui me ressemblerait et qui pourrait profiter à ma communauté, la fédérer et la valoriser. Un jour, ça a été évident pour moi, je me suis lancée et depuis, ma vie a radicalement changé. »

« Aujourd’hui, nous organisons des événements qui rassemblent près de 2000 personnes, on a près de 130 élèves dans notre école de danse, on a créé une compagnie de danse, on produit nos propres événements, on a créé un webmagazine et on s’apprête à sortir notre marque de bijoux, vêtements et accessoires : Wandafull by WaWa ! »

« C’est une aventure dure, mais tellement riche ! Une aventure faite de sacrifices, de désillusions, c’est vrai. Mais j’ai gagné tellement plus à sauter le pas et j’ai appris tellement sur moi et sur les autres. Et on a encore plein de rêves, de projets à réaliser. »

La réaction de ses proches

« Entre la genèse de l’idée de WaWa et le passage à l’action, il y a eu un peu de temps et comme je disais toujours que je voulais créer quelque chose, mon entourage n’a pas vraiment été étonné. De plus, j’entreprends depuis toute petite. J’ai la chance d’avoir une famille bienveillante et qui me soutient dans mes projets. Ma mère, par exemple, a toujours veillé à ce que je fasse ce que je veux. Que je m’en donne les moyens et que je fonce. Elle m’a toujours soutenue. Elle se déplace pour presque tous les grands événements que nous organisons à Lille. Elle embarque d’autres membres de la famille, ses amies etc. »

« Ma sœur, mon père,-un peu moins à présent qu’il vit au Maroc-, mes tatas proches etc. m’ont toujours encouragé dans mes projets. »

A propos de la ‘black excellence’

« La Black excellence, je connais bien : l’élite noire française. J’essaye de participer tous les ans au Gala Efficience à Paris qui réunit et met en avant ces talents de la Black excellence. Et surtout, qui met en lumière toute la question de la nécessité de la représentation positive. Pour tout dire, j’appréhende ce concept de 2 manières : d’un côté, en tant qu’entrepreneure, figure de ma communauté à Lille, j’aime à cultiver cet esprit de Black excellence. Oui, on a besoin de modèles de réussite, oui, on a besoin de figures inspirantes, on a besoin de ramener de l’excellence au sein de nos communautés et on a besoin de montrer et de démontrer aussi cette excellence pour casser les poncifs qui pèsent encore trop sur nos communautés noires en France. »

« Mais d’un autre côté, je m’interroge aussi sur l’injonction que suppose ce modèle de « la réussite ». Cette notion de Black Excellence, qui sous-entend aussi que pour appartenir à cette élite noire, et être reconnu.e dans ce cercle, on doive obéir à certaines normes . Du coup, ce concept peut exclure aussi. Que faut -il faire pour appartenir à cette catégorie sociale ? Et à quel prix ? Avons-nous moins de valeur si nous ne sommes pas reconnus de la Black excellence ? »

Des conseils à quiconque voudrait suivre sa voie, en particulier les femmes

« Mon domaine, la conception et la production d’événements autour des cultures Afro- Caraïbes- Brésil est un marché de niche, encore plus dans ma région des HDF – Hauts-de-France, ndlr-. »

« De plus, mon métier croise plusieurs secteurs : le volet chorégraphique et créatif, le volet pédagogique, la production et la diffusion d’événements, le volet commerce et vente, entre autres. »

« Cela suppose pas qu’il faut avoir pas mal de compétences et de casquettes différentes à gérer. »

« Bonne nouvelle, il reste beaucoup de choses à faire et à inventer. Autre bonne nouvelle : les réseaux sociaux et la communication digitale, nous font gagner un temps et du coup, il y a des bénéfices financiers non négligeables. Dernière bonne nouvelle, nous n’avons jamais eu autant d’opportunités à saisir ! »

« Cependant, il faut s’armer de patience, car c’est un secteur où l’activité est longue à décoller et à être rentable. Il faut être créatif.ve et avant-gardiste. Être constamment en veille sur le marché pour bien l’appréhender. Avoir un bon sens commercial pour booster son réseau et bien s’entourer, avoir un vrai leadership pour fédérer une équipe et une communauté. Outre le fait indispensable d’avoir la foi en son projet, je dirais qu’il est important de trouver ce qui va nous différencier de la concurrence et d’en faire sa force. »

« Avoir toujours une stratégie sur le long terme et un mental fort. C’est une course de fond. Il faut être focus sur ses objectifs. »

« Très important : ne pas avoir peur de faire des erreurs, car pour apprendre il faut se tromper mais l’essentiel est de se relever. »

« De manière générale, pour quiconque veut se lancer dans l’entreprenariat, je dirais très simplement ce que j’ai appris sur le terrain :

  • savoir bien s’entourer : amis, inspirations personnes bienveillantes, expert.e.s etc.
  • être curieux.se, bouger, voyager pour puiser l’inspiration, renouveler les énergies, rencontrer, échanger.
  • Pratiquer un sport qui force la discipline, l’endurance physique, le dépassement de soi, le gout du challenge.
  • Ne pas avoir peur de demander de l’aide et se reposer.
  • Investir sur soi. A titre personnel, j’investis près de 500 € par an dans du coaching et des formations.
  • Ne pas avoir peur d’être différent.e. Même si au début, la différence et le changement font peur aux autres. Plus on gagne en succès avec sa différence, plus on interroge l’autre, plus on attire les jalousies car on renvoie aux autres, leur incapacité à oser embrasser leur différence et à changer. Et j’ai appris douloureusement qu’on pardonne encore moins à une femme… noire qui OSE ! »

Un tournant ou un grand défi dans sa vie

« Quand j’ai vu qu’on pouvait réunir plus de 2000 personnes à notre dernier événement (Fashion Outlet Party, notre événement annuel sur la mode éthique, solidaire et afro qui a eu lieu en novembre 2018. Le plus grand défilé entièrement chorégraphié dans les H.D.F: 12 créateurs, 120 modèles, du show, de la danse, de la mode, des performances) là j’ai pris une claque et j’ai réalisé tout le travail accompli. »

« Mon défi ? Je dirai mes défis ! Je veux toujours plus, je veux toujours faire mieux. Mon prochain défi sur le court terme est la création d’emplois dans WAWa. On vise 2-3 emplois pour 2019-2020. »

« Sur le long terme, mon défi est la création de notre centre culturel dédié aux cultures de matrice africaine, conçu, créé et géré par des afro-descendant.e.s. Voilà mon grand défi : marquer l’histoire ! »

 Un moment où on lui a fait sentir que le fait d’être une femme noire pouvait être un obstacle ou te ralentir dans son parcours ? Ou le contraire ? Ou autre chose ?

« Pour moi, être une femme noire est une bénédiction. Je le vois comme une force dès le départ et cette différence a toujours été ma force et je m’appuie sur ma double culture franco- camerounaise qui est pour moi une chance. »

« Je ne vois pas a priori de facteurs qui pourraient me freiner. Je dis bien a priori car je suis très au fait des discriminations et j’ai fait, je fais et je ferais probablement encore longtemps la douloureuse et injuste expérience de l’intersection de discriminations de genre, et de race et des clichés qui sont liés à ces deux pans de mon identité ‘femme’ et ‘noire’. »

« Mais, mes projets sont mes combats contre ces discriminations, je refuse de baisser les bras et des les laisser gagner, j’apporte ma pierre à l’édifice pour les générations qui arrivent ! »

Ce qui l’a aidé à arriver là elle en est aujourd’hui

« Plusieurs choses : la foi, la foi en moi et la foi en mon projet. Il faut y croire dur quand parfois, on doit marcher à contre sens, et affronter des courants qui nous mettent K.O. Il faut rêver constamment et puis réaliser ces rêves. Il faut cultiver cette flamme, au fond de son cœur , cet espoir intime de changer les choses. »

« Autre chose, je me suis entourée de vrais bras droits, de vraies amies, je n’en ai que 2 ! Je filtre beaucoup mon entourage, la famille, les amis, je chasse les personnes toxiques. Parfois ça demande de sacrifier des supposées amitiés ou des relations. Avec le temps, ça m’est moins compliqué de le faire. »

« Aussi, les rencontres, les déceptions, la rage, les épreuves vécues, la rage encore de se dépasser, l’ambition d’inspirer, de laisser une trace. »

Ses modèles et inspirations

« J’en ai tellement… les femmes de manière générale dans leur diversité, leur pluralité m’inspirent et pour ce qui est des femmes noires, ce qui me plaît précisément dans ce projet de festival, c’est de montrer qu’il n’y a pas une femme noire mais une grande diversité de femmes noires. Avec leurs paradigmes, leurs contradictions, leurs paradoxes, leurs victoires leurs batailles, leurs avis etc. Sinon j’aime aussi Oprah Winfrey, mon modèle absolu : empowerment, entreprenariat, force de caractère, noblesse d’âme, vision stratégique, richesse. »

« J’aime ma maman,ma base… et puis Simone Veil, elle a délivré tellement de femmes…entre autres mais il y en a tellement d’autres que je pourrai citer … »

Un mot, un slogan, un leitmotiv qui résume son état d’esprit

« Quand viennent les temps durs, les temps où on pense que c’est insurmontable, j’aime à me répéter cette phrase : Si tu veux avoir le miel, tu devras affronter les abeilles. »

« Automatiquement, une autre phrase me vient à l’esprit : Plus grand sera ton effort, plus importantes seront tes victoires. »

« Le fait que le travail paie toujours tôt ou tard. »

Ce sur quoi elle travaille en ce moment ?

« En bref : La restructuration de WaWa, les travaux de rénovation de notre salle de danse, notre gala de danse de fin d’année et ce projet de création de postes. « 

Ses projets futurs ?

« En bref : mon voyage au Brésil. Mon voyage au Cameroun. Mon voyage en Jamaïque, tous les carnavals que je rêve de faire dans le monde … »

« Ma marque Wandaful by WaWa, le shooting des produits cet été. »

« Plus loin : la création de mon centre culturel, des projets plus personnels, construire au pays … »

(Jeannine Fischer Siéwé animera aussi un workshop afrobeat lors de la seconde édition du Fraîches Women Festival samedi 11 mai à La Marbrerie à Montreuil et elle sera à son image : une bouffée d’oxygène qui vous mettra dans un mood positif !)

Awori, Meryl, Leys, Diva : les concerts du Fraiches Women festival sont là !!

Comme lors de la première édition, le Fraîches Women Festival clôture sa journée de discussions et d’ateliers par une soirée présentant le meilleur de la scène afro, locale et internationale.

Talents de la scène rap et dancehall, ambiance soulful et afro… prévoyez vos meilleurs moves, ça va kicker et whiner sec !

Vous pouvez prendre vos billets ici – et retrouver toute la programmation, en scrollant jusqu’en bas- : bit.ly/FraichesWomenfestival2

Awori (FR/Ouganda)

On avait eu la chance de la découvrir et de la voir jouer au sein de Kami Awori. Aujourd’hui, Awori poursuit sa carrière de vocaliste à la voix de velours inspirée en solo. La chanteuse, rappeuse, compositrice, porte en elle des influences diverses allant de l’Afrique de l’Est d’où elle est originaire, jusqu’à la Caraïbe, en passant par les productions des diasporas afros en Europe et aux Etats-Unis. Un véritable panafricanisme musical fait de Soul, R&B, Hip Hop et rythmiques ougandaises, le tout chanté en anglais, luganda ou swahili.

Leys (FR/Reims)

La rappeuse Leys poursuivra l’inauguration de la soirée. Basée à Reims, elle s’est fait remarquer en passant dans le Cercle, l’émission rap du rappeur Fianso ou encore sur OKLM, la radio de Booba, dans l’émission de Jacky.

Depuis, elle a fait la première partie de Kery James. Leys est l’un des espoirs d’une scène rap française qui se diversifie toujours plus !! Venez la (re)découvrir.

L’un de ses derniers titres

Meryl (FR/Martinique)

C’est l’une des révélations musicales de ces derniers mois. Ce sera son premier concert en France hexagonale. Croisée aux côtés de Timal,

mélodiste pour la rappeuse Shay -oui, oui-, son talent et sa musicalité en font l’une des chanteuses/rappeuses les plus agiles et douées de sa génération. Le succès de son dernier titre « Béni » ou de « Band sot » le prouve : elle excelle tant en toastant qu’en chantant. 
Préparez-vous, ça va être le 🔥

Le tout premier clip de Méryl en solo https://www.youtube.com/watch?v=YPvFIdn8E8Q

Diva (DJ set-FR/UK)

Diva vient spécialement de Londres pour distiller ses meilleures tracks, captées des quatre coins de l’espace afrodiasporique. Hip-Hop, soul, afro ou encore latin vibes, elle nous fait l’honneur de clôturer la soirée de cette deuxième édition de festival. Vous ne pourrez pas ne pas danser.