Bambara et westerns modernes : la pop africana de Sira Niamé est à tomber

Elle était l’une de nos « Fraîches Women » l’année dernière, lors la première édition du festival du même nom. Sira Niamé est surtout une autrice-compositrice-interprète, que vous avez peut-être croisé en première partie d’Oxmo Puccino ou de Mélissa Laveaux. Rencontre avec une artiste dont le talent irrigue doucement mais sûrement la scène musicale française.

NOTE : Sur invitation de Sira Niamé, L’Afro modère un talk sur le thème de l’aventure – des parents arrivés en France, après de nombreuses péripéties, entre autres- dans le cadre de la soirée « Many Others » samedi 16 mars au Mob Hôtel. Vous pourrez discuter avec elle, mais aussi la créatrice et animatrice du podcast The Black Lemonade Violette Tannenbaum ou encore l’autrice Penda Diouf. Si vous souhaitez venir, comme les places sont limitées écrivez-nous ici >> lafrolesite@gmail.com <<

Quand as-tu commencé à chanter ? J’avais 14/15 ans, j’écoutais ma grande soeur Sali chanter ; je voulais faire comme elle au départ. Ensuite, au lycée, je m’y suis mise plus sérieusement, -vers 16/17 ans-. Avec mes potes de lycée, on a monté un groupe,
« Madatao », où j’étais la chanteuse.

Quel est le rapport de ta famille à la musique ? En écoutiez-vous beaucoup ? As-tu grandi en écoutant des styles musicaux particuliers ? Ma famille est malienne et est issue de la caste des « niamakala  » qui veut dire « griots ». Il s’agit d’une caste d’orateurs, de chanteurs, de musiciens. On a toujours été entouré de musiques, d’arts en tous genres. J’écoutais beaucoup de musique africaine malienne, congolaise etc. Mon père est un fan de James Brown et Bob Marley. Je vous laisse imaginer l’ambiance à la maison !

Depuis quand sais-tu que la musique serait une partie importante de ta vie ? 
La musique fait partie de la vie de tout le monde. Je crois que depuis toujours, je suis touchée par les sons du quotidien, une voix, un instrument et la sensation que cela procure.

Tu as grandi à Montreuil. Peux-tu nous parler de cette ville et de l’impact qu’elle a eu notamment sur ta création ? Mes parents vivent dans un quartier proche de Montreuil, j’ai vraiment mis le pied dans cette ville à mon entrée au lycée, et de là, j’ai fait du théâtre. Cosmopolite, créative, Montreuil est une ville qui me ressemblait, j’y ai fait des rencontres incroyable et y ai tissé des liens indéfectibles. Grâce à mon père qui y a vécu, fraîchement débarqué en France et qui nous baladait en voiture rue de Paris et dans les alentours pour nous montrer plein d’endroits, parfois disparus aujourd’hui, je suis une petite « historienne » de la ville que je connais, au delà

Peux-tu définir ton style de musique ? C’est un mélange de tout ce que j’ai écouté, de mes influences musicales, pop, rock, folk, afro. Ma musique à moi c’est de la pop africana.

Entre toutes les choses que tu as apprises, quelle est celle qui t’a permis de toujours croire qu’un jour, tu pourrais faire de la musique à un autre niveau ? Franchement… LE TRAVAIL, LE TRAVAIL ! Ca va au-delà de la simple envie de faire, de d’avoir quelque chose à dire. J’ai un rapport viscéral , genre je n’ai pas le choix mon coeur ,mon âme ont des choses à dire alors je travaille toujours plus dur pour y arriver avec mes moyens , sans relâche …

Pourquoi c’est important pour toi de chanter en bambara, la langue de tes parents ? Parce que c’est moi, c’est la langue dans laquelle j’ai grandi au même titre que le français. C’est la langue que je parle à mon fils toute la journée, avec mes parents, amis etc Chanter en bambara, c’est aussi montrer une autre partie de moi, exprimer ma double culture.

Tu as récemment fait la première partie d’Oxmo Puccino. Peux-tu nous parler de cette connexion ? Je croisais souvent Oxmo, à des événements, par hasard. On est
tous les deux originaire du Mali, il me saluait. C’est un artiste dont j’apprécie particulièrement le flow. Je ne sais plus comment notre rencontre s’est faite , mais je me souviens de ce qu’il m’a dit : « Sira, comment je peux t’aider ? ». Je revenais de Mauritanie où je venais de faire un live devant plus de 1000 personnes dans le désert. Je lui ai dit « Jouer ma musique, encore et toujours. »
Il m’a encouragé à continuer de me battre pour défendre ma musique. Peu de temps après cela, son équipe me contactait pour les premières parties de son live !!

Peux-tu nous parler de ton concept « Many Others » ? C’est une soirée, du PARTAGE. Many others c’est un hommage que nous rendons à nos racines, à nos origines, l’alliance de gens de différentes disciplines, qui s’aiment se soutiennent et se sont réunis sur mon projet de disque et de musique, un peu à la manière d’un collectif. Aujourd’hui, ce sont des partenaires, et des amis qui sont comme d’une même famille. Aline Afanoukoé est une hôtesse en or. On a lancé le premier acte au Mobhotel, où elle nous accueille, un lieu comme il est rare d’en trouver à Paris.

Tes chansons parlent d’amour, de sentiments, de ta vie d’afro-française. Tes textes sont-ils uniquement inspirés de ta vie ? Mes textes sont principalement inspirés de la vie jeune homme de mon père , les aventures qu’il a vécues, comme dans un western, c’est dingue ! Dans ces histoires, j’y glisse mes expériences de la vie, le genre qu’on trouve si intenses au moment où on les vit et si romanesques, suffisamment grandioses au point de les écrire. Faut pas se mentir : la vie est dure, en vrai, en tout cas pas toujours facile, mais c’est tellement incroyable ! C’est ce paradoxe-là que célèbrent mes textes.


Que penses-tu de la réception actuelle de la musique afro ? Les pépites ne datent pas d’hier mais ce qui se passe en ce moment, c’est tant mieux. Vive les jeunes artistes de cette deuxième génération qui prennent conscience de leurs origines . …Quand on baigne dans une double culture et qu’on réussit à en extraire de la musique contemporaine, qui plaît et qui marche, c’est magique.


À quoi va ressembler ton premier album ? Quand va-t-il sortir ? Mon premier album va parler à tout le monde. Il sort dans le courant de cette année !

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[MUSIQUE] MaMa Festival : (Re)découvrez Kristel, KillASon et Khadyak

Le festival parisien a débuté aujourd’hui et permet aux professionnel.le.s du monde de la musique de se rencontrer. C’est l’occasion de (re)découvrir des artistes qu’on aime. Voici une -très- petite sélection.

Khadyak
Bon, on avoue : on n’a toujours pas trop compris ce qu’était la ghetto pop. Malgré ça, on a décidé de ne pas se fier au nombre de vues de Khadyak sur Youtube mais plutôt l’univers que la danseuse, mannequin, rappeuse déploie, une électro très 80s, inspirée par la musique de ballroom, chantée parfois en anglais, parfois en français.  Mieux vaut se faire une idée de Khadyak sur scène, lieu où la slasheuse assure autant que son rutilant pseudo.
Mercredi 18 octobre à 21h30 au Carmen

Killason
C’est l’occasion d’aller voir ce rappeur, à part sur la scène francophone. Et ce, pour une bonne raison : le performer -il danse depuis plus d’une décennie- ne chante pas en anglais. Celui qu’on avait découragé de poursuivre à poser dans la langue de Shakespeare a poursuivi sa route et délivrera un set de pure energy music. On ne sait pas s’il sera entouré de son crew de danseur.se.s, mais ça promet d’être épique. On postera l’interview qu’il nous a accordé la semaine prochaine, pour achever de vous convaincre qu’il est un des artistes sur lequel il faut absolument garder un oeil.
Jeudi 19 octobre à 22h30 au Backstage by Mill, Paris 18e

 

Kristel
Elle vient de Madagascar et comme ses collègues de Dizzy Brains, elle fait une musique rock inhabituelle pour le pays,comme elle nous l’a confié.On a hâte de voir la bassiste avec son groupe, dont elle est la leader. En plus, c’est leur première fois en France. Pareil, on risque de vous en reparler la semaine prochaine. A suivre !
Vendredi 20 octobre à 21h15 au Bus Palladium, Paris 9e

#unjourunacteurafrofrançais #42 : Jackee Toto

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Jackee Toto.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, les artistes s’affairent dans les écoles de formation, les bureaux de casting, sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, comme d’autres avant nous, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où /quand on peut les voir.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, les productions marquantes dans lesquelles ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Jackee Toto.


On a vu principalement Jackee Toto à la télévision et au cinéma, mais il a également interprété quelques rôles au théâtre notamment en 2012 dans la pièce Andromaque m’a tuée, montée par Naïs El Fassi ou plus récemment, en 2015, dans une mise en scène par Yohann Manca des Radeaux de Christian Siméon.

Sur le petit écran, il a joué dans la série R.I.S – Police scientifique en 2012. L’année précédente, il s’était retrouvé dans le programme court La Vie secrète des jeunes de Riad Sattouf, comme William Lebghil – Soda, Les Beaux gosses…- ou encore Hedy Bouchenafa -vu notamment dans En passant pécho-.

En 2015, Jackee Toto est Pierre dans Patries de Cheyenne Carron. En 2016, il retrouve William Lebghil dans La Fine Equipe, qu’ils forment avec  Annabelle Lengronne, Doudou Masta ou encore Raph Amoussou, réalisé par Magaly Richard-Serrano.

En 2017, Jackee est à l’affiche du nouveau Toledano et Nakache, les réalisateurs d’Intouchables, aux côtés de Jean-Pierre Bacri et Eye Haïdara entre autres. Ce film est sorti le même jour qu’Happy End de Michael Haneke, au casting duquel on trouve l’acteur, donc, mais aussi Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant ou encore Matthieu Kassovitz.

Vous n’avez pas fini de le voir car Jackee sera dans le prochain film de Pierre Salvadori, Remise de peine. Il jouera aux côtés de valeurs sûres du cinéma français telles Audrey Tautou – Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Da Vinci Code…, Adèle Haenel -Naissance des pieuvres, 120 Battements par minute…, ou encore Pio Marmaï, Le Premier jour du reste de ta vie… .

(Crédits photo : D.R. )

« Marianne et le Garçon noir », « Comme un million de papillons noirs » … sélection littéraire 2017 pour petits et grands

LITTERATURE – Fictions, essais, livres jeunesse, l’année 2017 aura été riche en productions littéraires. Parmi la longue liste de parutions en librairie, certains ont particulièrement retenu notre attention. L’Afro vous propose donc une sélection d’ouvrages pour les adultes mais aussi pour les enfants.

Marianne et le Garçon noir dirigé par Léonora Miano

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(Paru le 20 septembre)

A la suite d’une tribune parue fin août 2016 dans le journal Libération pour demander justice après la mort aux mains de la police d’Adama Traoré, l’écrivaine a décidé de faire appel à des artistes, des chercheur.se.s et des activistes pour parler des expériences des hommes noirs dans la société française. Parmi les contributeur.ice.s, l’historien militant Amzat Boukari, le comédien Yann Gael , ou encore les artistes Akua Naru et Elom 20ce.

Léonora Miano présentera cet ouvrage accompagné de plusieurs contributeur.ice.s, jeudi 21 septembre au MC93 à Bobigny. Pour connaître les prochaines rencontres qui se tiendront dans plusieurs villes françaises, c’est par ici.

Double vague, le nouveau souffle du cinéma français de Claire Diao

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(Paru le 18 mai)

Il s’agit du premier livre de la journaliste spécialiste cinéma, résultat de 10 ans de travail. Celle qui parle du septième art en Afrique sur Courrier International et chroniquait au Bondy Blog propose dans cet ouvrage un état des lieux de l’industrie cinématographique française en laissant la parole à des réalisateur.ice.s et comédien.ne.s aux backgrounds et parcours divers (JP Zadi, Alice Diop, Cédric Ido, …) , hors du sempiternel milieu bourgeois et parisien.

Claire Diao vous donne par ailleurs rendez-vous au MK2 Beaubourg à Paris le mercredi 26 septembre à 20h pour le lancement de la quatrième saison de Quartiers Lointains , cycle de courts métrages itinérants entre Nord et Sud dont elle est la fondatrice et dont nous sommes partenaire cette année.

5 films africains sur le thème de la justice seront diffusés.

Neïba je-sais-tout (ou presque) Tu sais garder un secret ? de Madina Guissé

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(Paru le 16 juin)

Neïba, petite fille à la langue bien pendue, doit apprendre à savoir garder un secret. Ce livre drôle et touchant, mis en images par Lyly Blabla, a en plus le mérite de mettre en avant des personnages noirs pour un public d’enfants, à l’heure où la représentation de ces derniers se fait rares et avec bien trop de clichés.

Comme un million de papillons noirs de Laura Nsafou

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L’auteure et militante, aussi connue sur la toile sous le nom de Mrs Roots, s’est demandée où étaient les héroïnes noires auxquelles les jeunes filles peuvent s’identifier et qui leur permettent d’aimer leurs cheveux ? Elle a donc décidé de lancer une campagne de financement participatif, finalisée avec succès.

 

Afrikanista, La Machine Avalée… : notre sélection du meilleur à ne pas rater au Black Movies Summer !

Black Movies Summer n’est pas seulement LE festival estival du cinéma afro à Paris depuis près de huit ans. C’est aussi le moment de l’année où on peut découvrir des nouveautés car les afrodescendant.e.s de France . L’Afro a sélectionné trois temps forts à ne pas rater.

Pourquoi aller, une fois de plus,  au Black Movies Summer, dont le visuel est aussi beau et alléchant que le programme cette année ? Pour la nouvelle configuration de l’événement, concentré sur tous les week-ends du mois d’août dès le 5 au 88, la friche de la Bellevilloise. Pour le talent des organisatrices, défricheuses dans tous les domaines -ciné, musique, mode…- mais pas que. 

Pour trouver les nouveaux t-shirts en exclusivité d’Afrikanista

On ne vous présente plus Afrikanista alias Aïssé N’Diaye, dont on adore les t-shirts sérigraphiés, destinés aussi bien à être portés qu’à être lus. Pour sa nouvelle collection, elle continue d’articuler la mode et des questionnements identitaires panafricains, elle qui est née en France de parents mauritaniens et a grandi en cité. Cette fois, elle a fait cap sur le Sénégal. Avril 2016, elle découvre Roger Da Silva, photographe béninois installé toute sa vie au Sénégal. Alors qu’on ne parle souvent que de Seydou Keïta ou encore Malick Sidibé, il est aussi l’un des témoins qui a fixé l’histoire urbaine sur argentique. Dans son studio du quartier de Gueule Tapée, Roger Da Silva qui était aussi danseur de claquettes et comédien a aussi bien pris des Dakarois.e.s anonymes ou de la haute société que des figures du show business de l’époque, comme Miles Davis, Louis Armstrong ou encore Juliette Gréco.
Aïssé, passionnée de photographie africaine vintage comme en témoigne une précédente collection, débarque dans la capitale en septembre 2016, déterminée à faire connaître le travail du photographe à travers le sien. La collaboration est lancée avec l’association Xaritufoto – les ami.e.s de la photo en wolof-, créée par le fils de l’artiste, Luc Da Silva ; cette dernière se donne pour mission de promouvoir le patrimoine photographique africain et d’encadrer, d’accompagner les photographes actuels.

 

Une série de quatre t-shirts voient le jour, où la question de la double identité -africaine et française est au coeur de son discours. Avec des noms comme Mariama, référence à la Marianne nationale ou Kissima, qui fait référence aux combattants engagés dans l’armée française, qui sont ensuite rentrés chez eux sans honneurs, ni place dans les livres d’histoire.  Vous pourrez vous procurer uniquement tous les week-ends lors de la Black Movies Summer. S’ils vous plaisent, n’hésitez pas trop : les t-shirts sont en édition limitée 😉

A LIRE AUSSI : Notre portrait d’AÏSSE N’DIAYE , la créatrice derrière AFRIKANISTA, à retrouver ci-dessous en cliquant sur l’image

Afrikanista

Pour voir La Machine avalée, le film de Stéphane Gérard

« Elle avalé, la machine avalé ». Si comme à nous, cette chanson de Dorothée , c’était surtout un pan de votre enfance et un gros malaise, le film de Stéphane Gérard, disponible gratuitement entre le 5 et le 27 août, soit tout au long du festival, rappelle la charge de clichés coloniaux qu’elle charri(ait)e allègrement. « Je suis un peu plus jeune que la génération Dorothée, donc très petit quand elle passait à la télé. Par contre, j’avais des cassettes vidéo de ses clips et concerts et j’adorais ça. Mon souvenir de cette période avec tous les chœurs noirs est en fait plutôt joyeux : c’était une des rares présences noires de mon environnement », nous a-t-il confié par mail.

Dorothée et le mythe du cannibale

Ete 2014, la chanson lui revient en mémoire et déclenche l’envie de faire un film qui s’ouvre par l’énigmatique et entêtante phrase taguée « Même ces deux frères ont aimé le club Dorothée ». 2014 est aussi l’année où Exhibit B mobilise les afrodescendant.e.s ; La Machine avalée questionne les images qu’on donne à voir aux noir.e.s de France,  ce bain culturel, qui de la publicité -Bamboula, Danette, Vahiné…- à l’Art avec un grand A, les montre les plus souvent habitant.e.s de la jungle et prisonnier.e.s de l’imaginaire colonial français. « Le fait de les revoir et de réaliser tout le bagage historique qu’ils amenaient avec eux, c’était violent pour moi aussi », a indiqué Stéphane Gérard. Quinze minutes implacables qui devraient faire réfléchir les publicitaires et autres programmateur.ice.s des institutions culturelles…

Pour faire l’atelier avec NOUMBISSI DESIGN

On avait craqué sur les poupées de Simon Noumbissi, designer d’objets de bien-être inspirants et innovants. Loin d’être des jouets, ses bonnes femmes en coton étaient un mélange du meilleur du Japon et du Ghana. Après avoir proposé des enceintes made in Cameroun, financées par crowdfunding, Simon propose cette fois un atelier d’origami pour ce premier week-end de Black Movies Entertainment. Le thème du 5 au 6 c’est Rois et Reines d’Afrique : let us be !

Vous pouvez aussi (re)voir Les Misérables de Ladj Ly, qui nous avait parlé en exclusivité par , apprendre à piloter un drone (!!) pour vos prochains tournages de clips ou de vidéos de mariages -sait-on jamais- ou écouter le set énergique et forcément trap de la DJ parisienne Andy 4000 qu’on avait interviewée également ici ! Plus d’infos par ici : festivalblackmoviesummer.com