#unjouruneactriceafrofrançaise #40 : Aïssa Maïga

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Aïssa Maïga.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, ces artistes s’affairent sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, à la suite d’autres, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où et quand illes jouent.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, son premier film, les films marquants dans lesquels ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Aïssa Maïga.

Aïssa Maïga est née en 1975.

Elle apparaît pour la première fois au cinéma dans le long-métrage Saraka Bo de Denis Amar en 1996, avec Richard Bohringer, Yvan Attal et Dani Kouyaté. L’actrice partage l’affiche avec Jérôme Robart dans Jonas et Lila, à demain d’Alain Tanner en 1999. Elle enchaîne les rôles sur grand écran dans Le prof d’Alexandre Jardin avec Yvan Attal, Jean_Hughes Anglade et Hélène de Fougerolles, Marie-Line de Medhi Charef avec Muriel Robin, Fejria Deliba et M’Bembo (2000), No Way d’Owell Brown avec Passi, Lucien Jean-Baptiste et Diouc Koma (2004), Les poupées russes de Cédric Klapisch avec Romain Duris , Audrey Tautou et Cécile de France (2005). En 2006, Aïssa Maïga tient le rôle principal dans Bamako d’Abderrahmane Sissako

Plus récemment, la comédienne était au casting de Prêt à tout de Nicolas Cuche avec Max Boublil (2014) et Bienvenue à Marly-Gomont de Julien Rambaldi avec Max Zinga (2016).

Au théâtre, elle s’est produite en 1997 dans la pièce Bintou de Koffi Kwahulé mise en scène par Gabriel Garran au théâtre international de Langue Française, en 2013 dans Les Grandes personnes de Marie Ndiaye mise en scène par Christophe Perton en 2011 au théâtre de La Colline, en 2015 dans Des gens bien avec Miou-Miou de David Lindsay-Abaire mise en scène par Anne Bourgeois au théâtre Hébertot.

Le petit écran n’est pas en reste, Aïssa Maïga y faisant des apparitions dans des séries comme Caméra Café, Commissaire Moulin, Commissaire Cordier, PJ ou encore Famille d’accueil. Mais aussi dans des téléfilms notamment dans Négro de Karim Akadiri Soumaila (2000), Par accident de Jérôme Foulon avec Michel Boujenah et Jérôme Kircher (2005),  Sexe, gombo et beurre salé de Mahamat-Saleh Haroun avec Diouc Koma (2007), Quand la ville mord de Dominique Cabrera (2009), Toussaint Louverture de Philippe Niang avec Jimmy Jean-Louis (2012), Mortel été de Denis Malleval avec Bruno Solo (2013).

On peut retrouver Aïssa Maïga dans le dernier long de et avec Lucien Jean-Baptiste, Il a déjà tes yeux. Elle interprète le rôle de Doris dans le téléfilm Le rêve français de Christian Faure aux côtés de Firmine Richard, Jocelyne Béroard, Jacques Martial, Yann Gael, Ambroise Michel qui sera diffusé prochainement sur France Télévision.

 (Crédits photo : Agences artistiques)

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2017, l’espace est aux femmes noires ? : la conquête de Jeanette Epps et Fatoumata Kebe

PARCOURS – « Hidden Figures » est sorti aux Etats-Unis et raconte l’histoire de mathématiciennes noires dont on a effacé le rôle prédominant dans la conquête de l’espace. L’occasion de parler de Jeanette Epps et de Fatoumata Kebe, deux figures qui ont aussi la tête dans les chiffres et les étoiles.

Pour la première fois, Jeanette Epps, scientifique afro-américaine va rejoindre l’ISS (la station spatiale internationale). 40 ans après la sélection de Sally Ride, la première femme à avoir embarqué à bord de l’ISS, la NASA a choisi de faire appel à cette physicienne de 46 ans, détentrice d’un doctorat en ingénierie aérospatiale. Elle sera ingénieure de vol lors de sa mission de 6 mois.
Si on peut saluer cette nouvelle, on ne peut s’empêcher de se rappeler que la NASA n’a pas toujours mis en valeur ce qui revenait de droit aux femmes noires qui l’ont intégré. Le film Hidden Figures sorti aux Etats-Unis, sort le 8 mars en France et rappelle comment l’agence a invisibilisé les mathématiciennes qui ont travaillé au service de l’Administration américaine de l’aéronautique et de l’espace. Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson, interprétées respectivement par Taraji P. Henson, Octavia Spencer et Janelle Monáe ont permis aux Etats-Unis de planter le drapeau dans l’espace avant la Russie, pas moins !- et leur rôle a été totalement occulté, enterré, oublié.

C’est le cinéma qui fait aujourd’hui connaître l’importance de ces femmes. D’ailleurs, outre une nomination dans la catégorie de meilleure actrice dans un second rôle pour Octavia Spencer, le film concourt dans la catégorie meilleur film et meilleur scenario de l’année.

« Beaucoup de gens veulent devenir astronaute, la plupart ne poursuivent pas ce rêve » Jeanette Epps

Une nomination liée à l’effet Obama ?

Avant de rejoindre la 20e promotion de l’ISS, Jeanette Epps, qui a vu le jour à Syracuse, a travaillé pour Ford Motor, puis pour la CIA. En 2009, elle est sélectionnée pour rejoindre la station spatiale internationale. La même année, Barack Obama nommait Charles Bolden à la tête de la NASA, un poste jamais occupé par un.e noir.e auparavant. À noter que depuis sa création en 1958, sur 321 astronautes, la NASA a recruté 16 afro-américains, parmi lesquels  5 femmes.

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Quand Jeanette Epps a appris sa nomination, elle a déclaré : « Beaucoup de gens rêvent de devenir astronaute, la plupart néanmoins, ne poursuivent pas ce rêve ». Après avoir passé sept années à s’entraîner à la marche dans l’espace, et à l’utilisation d’un bras robotique, Jeanette Epps semble prête à prendre part aux expéditions 56 et 57 de l’ISS.
Départ prévu au printemps 2018, au Kazakhstan.

En France, Fatoumata Kebe a la tête dans les étoiles

Décider de travailler dans l’univers spatial ou de l’astronomie, n’est pas aisé quand on est une femme. Aujourd’hui encore, elles ne sont que 17% à évoluer dans ce milieu. Et qu’en est-il lorsque l’on est une femme noire, ayant grandi en banlieue ? Fatoumata Kebe, 30 ans, raconte : « Quand je suis arrivée à l’Observatoire de Paris, même au bout de plusieurs mois, on me prenait pour la standardiste. Pour eux, c’était impossible que je puisse être doctorante. » Pourtant, les faits sont là.
Fatoumata Kebe a obtenu un master en mécanique des fluides et s’est lancée dans une thèse. Son sujet d’étude : les débris spatiaux, les morceaux de fusées, de vaisseaux, ou encore les satellites polluant l’espace. Le 10 janvier à l’Institut d’Astrophysique de Paris, elle a présenté les résultats des 4 années qu’elle a dédiée à la recherche. Malgré le fait que son travail s’appuie largement sur des équations, des courbes, et des modélisations, Fatoumata Kebe a réussi a rendre intelligible son propos au plus grand nombre.

ICI ON VOULAIT METTRE LA VIDEO INSTAGRAM DE LA RÉALISATRICE AMANDINE GAY PRÉSENTE LORS DE LA PRÉSENTATION DE FATOUMATA KEBE MAIS SEULES LES SUPER LÉGENDES APPARAISSAIENT, PAS LA VIDEO 😦 CHECKEZ-LA EN CLIQUANT ICI

Jeanette Epps et Fatoumata Kebe, fortes de leur réussite dans le milieu académique, n’en oublient pas néanmoins de s’investir auprès des plus jeunes, afin de leur transmettre leur goût de la science. La scientifique française, qui a fondé l’association Ephémérides, partage son savoir avec des collégiens qui n’ont pas forcément la possibilité d’accéder à ces enseignements.

#unjouruneactriceafrofrançaise #38 : Deborah Lukumuena

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Deborah Lukumuena.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, ces artistes s’affairent sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, à la suite d’autres, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où et quand illes jouent.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, son premier film, les films marquants dans lesquels ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Deborah Lukumuena.

Deborah Lukumuena est née en 1996.

Elle débute sa carrière au cinéma en 2016 en partageant l’affiche avec Oulaya Amamra et Jisca Kalvanda dans le film Divines de Houda Benyamina. Son interprétation lui vaut d’être sacrée meilleur second rôle féminin aux Césars 2017.

(Crédits photo : Martin Lagardère)

#unjouruneactriceafrofrançaise #36 : Eye Haïdara

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Eye Haïdara.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, ces artistes s’affairent sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, à la suite d’autres, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où et quand illes jouent.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, son premier film, les films marquants dans lesquels ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Eye Haïdara.

Eye Haïdara est née en 1983.

Elle se produit sur les planches dans les pièces La guitare de Rachelle mise en scène par Jean-Pierre Bachelet, Un autre monde mise en scène par Maria Gomez, Gare du nord les voies mise en scène par Claire Simon ou encore Man Haast de Frédéric Vossier mise en scène par Tommy Milliot.

À la télévision, on la retrouve dans un épisode de la série Détective (2014) et à plusieurs reprises dans Héroïne(s).

Eye Haïdara apparaît également au grand écran notamment dans  Regarde-moi d’Audrey Estrougo avec Oumar Diaw (2007), Jimmy Rivière de Teddy Lussi-Modeste (2011), Les gorilles de Tristan Aurouet avec Joeystarr, Manu Payet et Alice Belaïdi (2015).

Elle était présélectionnée dans la catégorie de meilleur espoir féminin aux César 2017 pour son rôle dans le film La taularde d’Audrey Estrougo où elle joue aux côtés de Sophie Marceau et Marie Sohna-Condé.

Elle est à l’affiche du Sens de la fête de Toledano et Nakache en salles le 12 octobre 2017.

(Crédits photo : Julian Torres)

#unjouruneactriceafrofrançaise #34 : Jocelyne Béroard

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Jocelyne Béroard.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, ces artistes s’affairent sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, à la suite d’autres, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où et quand illes jouent.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, son premier film, les films marquants dans lesquels ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Jocelyne Béroard. 

Jocelyne Béroard est née en 1964.

Si elle est plutôt connue pour être musicienne et chanteuse de Kassav’, l’un des plus grands groupes de musique du monde – et nous pesons nos mots-, Jocelyne Béroard a squatté les écrans quelques fois depuis le début des années 90.

C’est aux côtés de Jacob Desvarieux, l’un des membres de Kassav, qu’elle joue l’un de ses premiers rôles. Siméon, une comédie musicale réalisée par Euzhan Palcy en 1992, lui permet de concilier cinéma et musique.

Ensuite, elle n’a presque tourné exclusivement qu’avec Jean-Claude Barny. Elle figure au casting de son très discuté Neg’Marron en 2004,

Nèg maron 2005 réal:Jean-Claude Flamand Barny Amiral T Jocelyne Beroard

puis en 2014 dans sa fiction télévisuelle Rose et le soldat, aux côtés de Yann Gael et Zita Hanrot. Elle retrouve cette dernière dans Le Gang des antillais, le tout dernier film du réalisateur, sorti en salles ce 30 novembre 2016.