[SPOILERS ALERT] #ACHAUD Le film « Black Panther » est-il aussi flamboyant qu’annoncé ?

SPOILERS ALERT – Depuis des mois, on en a vu des bandes-annonces et des images de ce Black Panther, mettant en scène le premier super héros noir issu de la famille Marvel. Le temps de bien apercevoir le casting canon, composé notamment de Lupita Nyong’o –12 years a slave, Star Wars-, Chadwick Boseman –Get on Up…-, Angela Bassett –What’s love got to do with it ?, Exhale, etc- ou encore Michael B. Jordan –Fruitvale Station, Creed…- les décors et des costumes à couper le souffle, une histoire qui se déroule entre l’Amérique et l’Afrique en rendant hommage à ce continent, avec ingénuosité. On a vu le film et on vous dit -dans les grandes lignes- ce qu’on en a pensé.
Black Panther, c’est l’histoire du premier super-héros noir chez Marvel, T’Challa, qui, après la mort de son père devient roi du Wakanda, un pays pacifiste et riche, situé en Afrique. Ce dernier possède des technologies uniques au monde et des ressources rares. Parmi lesquelles, le vibranium, extrêmement convoité -toute ressemblance avec des faits réels sera fortuite 😉 -. Le jeune monarque se retrouve face à une tâche délicate : protéger son peuple d’ennemis cupides.
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T’Challa joué par Chadwick Boseman / The Walt Disney Company France

 

 

 

Un vrai divertissement
Loin d’être des inconditionnelles des histoires de super-héros -les ressorts dans les histoires en général étant souvent les mêmes finissent par nous ennuyer-, on a été diverties du début jusqu’à la fin. Le film est très bien rythmé , le jeu de l’ensemble des act.eur.rice.s est expressif. On est passé par toutes les émotions… Bref, on s’est laissé transporter. Sans oublier l’esthétique au top ; des effets spéciaux, aux costumes, en passant par les décors et la flamboyance du casting afrodescendant – venu des quatre coins de l’Europe et des Etats-Unis, saurez-vous d’ailleurs reconnaître Isaach de Bankolé ?-… Ca fait du bien ! Même si les superhéro.ine.s, ce n’est pas votre truc, vous allez obligatoirement être pris.e.s au piège.
De l’importance des femmes
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Danai Gurira, Lupita Nyong’o, Florence Kasumba -Walt Disney / Marvel

 

 

Que ce soit Nakia -interprétée par Lupita Nyong’o-, Okoye -jouée par Danai Gurira- ou Shuri -personnage dans lequel s’est glissée Letitia Wright-, les personnages féminins sont bien écrits et développés. Les femmes sont des personnages-clés : elles apportent les solutions. C’est par exemple Nakia qui a le -bon- réflexe de taper à la bonne porte lorsque son amour T’Challa est laissé pour mort au cours d’un duel avec son cousin américain. C’est Okoye, meilleure guerrière du pays au service du roi, qui poussera son mari W’kabi -interprété par Daniel Kaluuya- à l’âme vengeresse à rendre les armes ou encore Shuri la soeur du monarque qui permettra, grâce à ses innovations technologiques, de sauver des vies et le royaume en question. Tout cela en étant cool, stylées, déterminées, touchantes et sacrément efficaces.
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Letitia Wright joue Shuri / Marvel Studios 2018

 

 

Accents et sons afro
On a un peu tiqué en entendant une petite partie de la bande-son, mélange de tam tam et de voix un rien cliché. On a dû s’habituer aux accents « wakandais  » des comédien.ne.s américain.e.s. Pourquoi ne pas avoir laissé le cast parler avec leur accent habituel plutôt que de forcer le trait ? Le cinéma est un monde d’imaginaire et le décor est bien planté – dans un pays africain, c’est assez clair-, on aurait donc pu comprendre de toutes les façons, non ?
Diaspora
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T’challa (de dos) affrontera bientôt Erik Killmonger / Marvel Studios 2018

 

 

La dualité entre T’Challa, enfant du pays, héritier logique du trône, et Erik Killmonger, joué par Michael B. Jordan, le cousin américain privé de son père durant son enfance par son oncle et abandonné, cristallise une vision : celle des rapports, complexes, que l’on peut entretenir avec un endroit où nos ascendant.e.s sont né.e.s. Le différend des deux personnages -outre le fait de pointer que l’ennemi vient souvent de l’intérieur- repose sur les sentiments de celui qui a connu, est né, a grandi, a quitté, est revenu sur la terre où sont nés ces parents -T’Challa- et de celui qui ne la connait pas, l’a fantasmé et rêve de la conquérir -Erik-. Le premier a la mission de ne pas galvauder ses traditions tout en accueillant l’autre alors qu’accepter cette identité hybride est un combat difficile pour le deuxième semble nous dire le film.
Erik Killmonger reçoit le coup fatal porté par T’Challa et demande à ce que son corps soit jeté dans la mer pour rejoindre ses ancêtres. Ce geste rappelle comment ils se jetaient des bateaux après avoir été capturés pour être mis en esclavage et préféraient mourir plutôt que de vivre enchaînés. Belle façon d’évoquer cette partie de l’histoire des afro-américain.e.s. Ou on ne peut voir dans tout cela que de belles bagarres, de belles paroles coincées dans le beau décor de Marvel qui fera date.
Nous divertir, nous faire réfléchir ; Black Panther a -plus que- fait le boulot.
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Josza Anjembe, réalisatrice (« Le bleu blanc rouge de mes cheveux ») : « Je voulais aborder le thème de la double culture à travers le conflit entre générations. »

ENTRETIEN – 37 prix remportés, une présélection dans la catégorie Meilleur court métrage pour les César 2018… Le bleu blanc rouge de mes cheveux, première fiction de la réalisatrice Josza Anjembe, mettant en scène la comédienne Mata Gabin et la révélation Grace Seri, triomphe en festivals. L’Afro s’est entretenu avec cette ancienne journaliste happée par le cinéma.
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La réalisatrice Josza Anjembe (à gauche) et la comédienne Grace Seri sur le tournage du film Le bleu blanc rouge de mes cheveux © Les caméras au beurre salé

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 37 ans, je suis journaliste de formation et réalisatrice et je viens à la base du documentaire.

Anciennement journaliste,- vous avez notamment réalisé des documentaires dont Massage à la camerounaise (2011) K.R.U.M.P, une histoire du Krump en France (2012)- comment en êtes-vous arrivée à devenir réalisatrice de fictions ?

Je n’avais pas prévu de faire de la fiction mais j’ai eu une rupture sentimentale qui m’a plongée dans une nécessité d’écrire. A force d’écrire, un pote m’a dit que ce que j’écrivais était de la fiction et à partir de là, je me suis intéressée de plus près à la fiction.

Dans une interview en avril dernier, vous disiez « ce n’est pas moi qui ai choisi le cinéma, c’est le cinéma qui m’a choisi ». Pouvez-vous nous en dire plus ? 

Oui, parfois les gens se disent que les réalisateur.ices sont forcément issu.e.s de familles de réalisat.eur.ices ou regardent des films depuis qu’ils sont tout.e.s petit.e.s. Ce n’est absolument pas mon cas, on n’avait pas beaucoup d’argent pour aller au ciné à la maison. A l’école, les sorties consistait à aller à la bibliothèque et à la piscine. La passion pour le cinéma m’est tombée dessus en me documentant à l’âge de 30 ans sur ce qu’est la fiction. Le cinéma m’a effectivement choisi et c’est un bel accident.

Comment a réagi votre entourage quand vous avez annoncé changer de voie ?

Mon entourage ne le savait pas au début. En général, je fais ce que j’ai à faire sans demander d’autorisation à qui que ce soit. Mon entourage savait que je travaillais dans les médias. Il y avait des gens qui savaient que je travaillais sur un projet cinéma mais je n’ai pas annoncé que je faisais un film car tant que le film n’est pas fait, ça reste un scénario en devenir. J’ai simplement appelé mes ami.e.s et ma famille le jour de la projection. Ce qui revenait le plus souvent, c’est « je ne pensais pas que tu ferais un travail aussi abouti »; iels étaient étonné.e;s car souvent, on pense que le court-métrage n’est pas quelque chose d’abouti, que c’est un travail de fin d’études. Or, quand on fait des films, que ce soit un long ou un court, on y met la même volonté, la même passion.

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La réalisatrice Josza Anjembe et le comédien Augustin Ruhabura sur le tournage du film Le bleu blanc rouge de mes cheveux © Les caméras au Beurre Salé

A quel moment a été écrit et réalisé Le bleu blanc rouge de mes cheveux ? Combien de temps a pris chacun de ces processus ?

L’écriture m’a pris un mois, en août 2014, ça s’est fait sur un coup de tête. J’ai repensé à mon expérience du hors cadre vécue à la préfecture. Le mois suivant, je pitche le film à Talents en court et je rencontre mon producteur dans la foulée. Pendant un an, on a cherché des financements pour le film. J’ai continué à préciser le scénario tout du long; je n’ai donc pas cessé d’écrire. Le film, qui coûte 100 000 euros, a été tourné pendant sept jours à Rennes en septembre 2015. La post-production a duré sept mois, j’ai aussi composé une partie de la musique du film-je joue du piano. La première projection s’est finalement tenu en juin 2016.

L’histoire est celle d’une jeune femme adolescente camerounaise vivant en France et voulant acquérir la nationalité française, ce qui l’obligerait à perdre la camerounaise. Ce sujet vient-il de votre expérience personnelle ?

Moi, je suis née en France de parents effectivement camerounais. Le seul élément autobiographique, c’est qu’à l’époque où j’étais journaliste, je voyageais beaucoup en Afrique pour des missions. Il a donc fallu que je fasse un second passeport car je n’avais plus de page dans celui que j’avais. Là, j’arrive pour faire une photo d’identité et on me dit je suis hors cadre. C’est à partir de ça que j’ai décidé d’en faire un film. Le reste n’a rien à voir avec ma vie.

Au début, j’ai écrit le personnage principal comme étant sénégalais mais je me suis rendue compte que la double nationalité était possible au Sénégal. J’ai donc cherché les pays francophone d’Afrique subsaharienne qui n’autorisaient pas la double nationalité et le Cameroun était un des seuls dans ce cas. J’en ai donc fait un personnage camerounais.

Comment votre expérience du hors cadre vous a mené à penser plus large et arriver à la question de l’incapacité à obtenir une double nationalité et tout ce que cela implique ?

A partir du sentiment d’injustice nourri par cette expérience du hors cadre, je me suis dit que j’allais créer une fiction et je me suis posée la question de savoir quel sujet je voulais aborder à partir de cet événement. J’ai donc pensé à la double culture car ça me passionne et que c’est en moi. Je n’ai pas voulu parler des rapports entre blanc.he.s et noir.e.s, ou de parler de ce qui est bien ou mal mais plutôt de mettre l’accent sur le conflit entre générations. Dans mon entourage il y a pas mal de tantes et d’oncles qui sont déçu.e.s de la France parce que le pays les a maltraité, ne pas les considérer à leur juste valeur. Je me suis dit que c’était intéressant d’opposer un parent qui souffre de ça et craint que son enfant née en France vivent également ça.

Cela n’a pas été trop compliqué à tourner ?

Non, ce n’était pas compliqué mais plutôt nouveau car je n’avais jamais dirigé des comédien.ne.s. Il fallait que je me trouve dans la direction d’acteur.ices, que je me soucie de leur bien-être tout en menant à bien la réalisation du film. Mais je ne m’étais pas préparée à toute l’énergie que ça nécessitait ; en tant que cheffe d’orchestre, je devais dire à chacun.e ce qu’iel devait faire pour obtenir le résultat que je voulais et j’étais parfois fatiguée. Ceci étant dit, c’était jouissif ! Entourée d’une équipe de trente personnes sur un plateau, il faut avoir des personnes solides ; mes deux piliers étaient  j’avais des soldat.e.s solides à mes côtés, à l’instar de Marie Maurin, ma scripte et Noé Bach, mon chef opérateur.

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Grace Seri dans le rôle de Seyna. Source : compte Facebook de la réalisatrice

Vous avez également évoqué la difficulté de trouver une comédienne noire pouvant jouer le rôle d’une adolescente. Pourquoi était-ce si compliqué ?

La première difficulté, c’était de trouver une jeune comédienne-le personnage principal est âgé de 17 ans dans le script- qui ait déjà un sens du jeu. Il faut savoir que je suis très exigeante. Trouver une comédienne noire était d’autant plus compliqué. Ce n’est pas que les comédiennes noires n’existent pas, il y en a mais elles ne sont pas très visibles ; elles ne sont ni dans les agences ni dans chez les direct.eur.ices de casting. Alors que dans le cas d’une comédienne blonde âgé de 17 ans, on trouve plus facilement. Je ne voulais pas de personnage de cité car ce n’est pas parce qu’on est noir qu’on vient de cité ou qu’on doit se revendiquer uniquement de ce milieu. Je cherchais une comédienne qui ait une certaine diction. J’avais donc partagé une annonce sur Facebook, en avais parlé à mes ami.e.s … Mais c’est finalement par l’intermédiaire de mon producteur que j’ai rencontré Grace. Il m’a dit d’aller voir au Conservatoire National Supérieur d’Art dramatique à Paris. Dès que j’ai vu la comédienne Grace Seri, je savais que c’était elle, avant même qu’elle ne parle. Elle était déjà validée, parce qu’elle a une vraie présence. Il fallait juste confirmer l’hypothèse. J’ai accroché tout de suite, il a juste fallu travailler pour l’emmener dans la direction que je souhaitais.

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

Je suis sur l’écriture d’un second court métrage et d’un premier long, toujours de la fiction. Concernant le court, on espère bien avancer dessus en 2018.

Suivez l’actualité autour du court métrage Le bleu blanc rouge de mes cheveux sur la page Facebook dédiée.

#unjourunacteurafrofrançais #42 : Jackee Toto

TROMBINOSCOPE – Parce qu’on n’en peut plus d’entendre que les comédien.ne.s noir.e.s en France sont invisibles, qu’on n’en connaît peu, que si, que là… on a décidé d’en présenter un, brièvement, tous les jours. Aujourd’hui : Jackee Toto.

Invisibles, les comédien.ne.s afrofrançais.e.s ? Pendant que nous nous demandons si nous sommes capables d’en citer plus de cinq, les artistes s’affairent dans les écoles de formation, les bureaux de casting, sur les plateaux de cinéma, les planches.

Loin de nier la ligne de couleur qui règne au théâtre, au cinéma, à la télévision et malgré des améliorations, nous voulons les mettre en valeur, comme d’autres avant nous, justement parce qu’il peut être difficile de savoir où /quand on peut les voir.

Vous trouverez ici chaque semaine le nom et la photo d’un.e comédien.ne noir.e, sa date de naissance, les productions marquantes dans lesquelles ille a joué, son dernier rôle. Aujourd’hui : Jackee Toto.


On a vu principalement Jackee Toto à la télévision et au cinéma, mais il a également interprété quelques rôles au théâtre notamment en 2012 dans la pièce Andromaque m’a tuée, montée par Naïs El Fassi ou plus récemment, en 2015, dans une mise en scène par Yohann Manca des Radeaux de Christian Siméon.

Sur le petit écran, il a joué dans la série R.I.S – Police scientifique en 2012. L’année précédente, il s’était retrouvé dans le programme court La Vie secrète des jeunes de Riad Sattouf, comme William Lebghil – Soda, Les Beaux gosses…- ou encore Hedy Bouchenafa -vu notamment dans En passant pécho-.

En 2015, Jackee Toto est Pierre dans Patries de Cheyenne Carron. En 2016, il retrouve William Lebghil dans La Fine Equipe, qu’ils forment avec  Annabelle Lengronne, Doudou Masta ou encore Raph Amoussou, réalisé par Magaly Richard-Serrano.

En 2017, Jackee est à l’affiche du nouveau Toledano et Nakache, les réalisateurs d’Intouchables, aux côtés de Jean-Pierre Bacri et Eye Haïdara entre autres. Ce film est sorti le même jour qu’Happy End de Michael Haneke, au casting duquel on trouve l’acteur, donc, mais aussi Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant ou encore Matthieu Kassovitz.

Vous n’avez pas fini de le voir car Jackee sera dans le prochain film de Pierre Salvadori, Remise de peine. Il jouera aux côtés de valeurs sûres du cinéma français telles Audrey Tautou – Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Da Vinci Code…, Adèle Haenel -Naissance des pieuvres, 120 Battements par minute…, ou encore Pio Marmaï, Le Premier jour du reste de ta vie… .

(Crédits photo : D.R. )

« Marianne et le Garçon noir », « Comme un million de papillons noirs » … sélection littéraire 2017 pour petits et grands

LITTERATURE – Fictions, essais, livres jeunesse, l’année 2017 aura été riche en productions littéraires. Parmi la longue liste de parutions en librairie, certains ont particulièrement retenu notre attention. L’Afro vous propose donc une sélection d’ouvrages pour les adultes mais aussi pour les enfants.

Marianne et le Garçon noir dirigé par Léonora Miano

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(Paru le 20 septembre)

A la suite d’une tribune parue fin août 2016 dans le journal Libération pour demander justice après la mort aux mains de la police d’Adama Traoré, l’écrivaine a décidé de faire appel à des artistes, des chercheur.se.s et des activistes pour parler des expériences des hommes noirs dans la société française. Parmi les contributeur.ice.s, l’historien militant Amzat Boukari, le comédien Yann Gael , ou encore les artistes Akua Naru et Elom 20ce.

Léonora Miano présentera cet ouvrage accompagné de plusieurs contributeur.ice.s, jeudi 21 septembre au MC93 à Bobigny. Pour connaître les prochaines rencontres qui se tiendront dans plusieurs villes françaises, c’est par ici.

Double vague, le nouveau souffle du cinéma français de Claire Diao

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(Paru le 18 mai)

Il s’agit du premier livre de la journaliste spécialiste cinéma, résultat de 10 ans de travail. Celle qui parle du septième art en Afrique sur Courrier International et chroniquait au Bondy Blog propose dans cet ouvrage un état des lieux de l’industrie cinématographique française en laissant la parole à des réalisateur.ice.s et comédien.ne.s aux backgrounds et parcours divers (JP Zadi, Alice Diop, Cédric Ido, …) , hors du sempiternel milieu bourgeois et parisien.

Claire Diao vous donne par ailleurs rendez-vous au MK2 Beaubourg à Paris le mercredi 26 septembre à 20h pour le lancement de la quatrième saison de Quartiers Lointains , cycle de courts métrages itinérants entre Nord et Sud dont elle est la fondatrice et dont nous sommes partenaire cette année.

5 films africains sur le thème de la justice seront diffusés.

Neïba je-sais-tout (ou presque) Tu sais garder un secret ? de Madina Guissé

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(Paru le 16 juin)

Neïba, petite fille à la langue bien pendue, doit apprendre à savoir garder un secret. Ce livre drôle et touchant, mis en images par Lyly Blabla, a en plus le mérite de mettre en avant des personnages noirs pour un public d’enfants, à l’heure où la représentation de ces derniers se fait rares et avec bien trop de clichés.

Comme un million de papillons noirs de Laura Nsafou

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L’auteure et militante, aussi connue sur la toile sous le nom de Mrs Roots, s’est demandée où étaient les héroïnes noires auxquelles les jeunes filles peuvent s’identifier et qui leur permettent d’aimer leurs cheveux ? Elle a donc décidé de lancer une campagne de financement participatif, finalisée avec succès.

 

VIDÉO – Ladj Ly, réalisateur des « Misérables » : « Le seul lien entre les jeunes et l’État en banlieue, c’est la police »

INTERVIEW – C’est sa première pure fiction. Ladj Ly, avec Les Misérables, signe un court-métrage sans abandonner ses thèmes et lieux de prédilection.

Membre du collectif Kourtrajmé, le réalisateur a imaginé la journée d’un bleu, au sens littéral du terme, un policier qui fait sa première journée et sa première intervention dans un quartier de banlieue.

Une journée banale, émaillée de compromis, de courses-poursuites, de violences.

Ladj Ly, qui se dit « caméraphobe », a pourtant accepté de revenir avec nous, le temps d’un entretien vidéo, -le tout premier que nous réalisons- sur son travail, sa carrière débutée il y a 20 ans, sur ses « Misérables », qui sont autant les jeunes que la police qui les malmène et sur ses projets à venir. Le tout au Style Cyclewear & Coffee Shop, le café parisien qui nous a accueilli.

Pour suivre l’actualité de Ladj Ly, rendez-vous sur son Twitter et sur la page Facebook du film Les Misérables

Pour découvrir l’exposition « Chroniques de Clichy-Montfermeil », un projet photo réalisé avec JR, c’est du 2 au 13 avril au Palais de Tokyo, à Paris. Le vernissage aura lieu le samedi 1er avril à 20h.

(Crédits photo : Aboubacar Naby Camara)