Nkaliworks, Les Rdv SexCare, la sensation sud-africaine Faka… : toute la programmation du #FraîchesWomenFestival est là ;)

On est super contentes de vous annoncer la programmation du #FraîchesWomenFestival, qui aura lieu le 6 mai, de 13h à minuit.

Si vous voulez participer à tout l’événement – la journée d’ateliers, de discussions et la soirée de concerts- on a prévu un pass à 20€ au tarif plein.

Pour plus d’informations sur les tarifs -gratuité, tarifs réduits, duo etc- c’est ici : https://www.helloasso.com/associations/l-afro/evenements/fraiches-women-festival

Pour les tarifs de groupe, contactez-nous.

Les inscriptions aux ateliers sont ouvertes ! Il vous faut avoir pris vos billets pour le faire. Attention, les places sont limitées !

Le dimanche 6 mai, c’est la première édition du festival Fraîches Women. La programmation propose d’aller à la rencontre des artistes, activistes, citoyennes qui changent les choses, sans forcément faire beaucoup de bruit.

Cette première édition est en forme d’interrogation : « Libérée pour tout.e.s, la parole ? » elle est l’occasion de rappeler que la « libération de la parole » n’a pas commencé en octobre 2017 et les révélations autour de Weinstein. Cependant, il n’est pas sûr que ces paroles, plurielles, soient toutes entendues. Sans nul doute que c’est une véritable prise de conscience collective qui a eu lieu ; bref, il devient urgent d’écouter TOUTES les femmes et celleux qui s’identifient au genre féminin.



PROGRAMMATION 

12h : départ de la fanfare afro-féministe 30 Nuances de noir-es de la Mairie de Montreuil en direction de la Marbrerie

30 nuances de noires def

13h Lancement du festival avec la marraine Leïla Sy

Leïla Sy

 13h10-13h20 Parole de Fraîches Women par Lasseindra Ninja

Lasseindra Ninja est une figure
 majeure du voguing en France, qu’elle a contribué à imposer.
 Organisatrice de soirées – La Crème de la crème…-, l’artiste propose
 une réflexion autour de la question « Qu’est-ce qu’être une femme
 noire ? » Sourires et décalage garantis !

Lasseindra

 13h30-15h30 Discussion modérée par Vanessa Vertus, journaliste politique qui vit
 et travaille à Toulouse.

 « Féminismes en France : passé, présent et futur »

 De tous temps, les femmes, notamment non-blanches, se sont organisées pour faire valoir leurs droits en France, quand il ne s’agissait pas de les arracher.

 Non exhaustif niveau intervenantes, ce temps d’échange se propose d’en faire l’état des
 lieux, avec des actrices de différentes obédiences et de différentes
 générations, pour échanger entre elles.

 Les 45 minutes de la fin permettront au public de poser des questions
 aux intervenantes.

 Avec Gerty Dambury, autrice et militante, Estelle du collectif
 Afro-Fem, une membre du collectif Mwasi, Rebecca Amsellem des
 Glorieuses et Brigitte du Collectif Asiatique Décolonial.

 

 

15h30-15h45 Pause

 15h45-15h55 Parole de Fraîches Women avec Marie Dasylva 

Marie Dasylva, que vous connaissez sans doute pour son travail sur Nkali Works, est une énergie. Lors de ses ateliers -nous avions eu l’occasion de participer à l’un d’eux-, elle distille trucs et astuces pour mieux vivre micro-agressions et réflexions racistes au  travail. Un boulot d’ampleur, salué par des salles qui ne désemplissent pas et des sollicitations.

Marie Da Silva

Elle présentera « 300 secondes ou le refus de justifier son humanité », le nouvel outil qu’elle développe, en exclusivité devant un large public.

 https://www.facebook.com/nkaliworks/

 16h-18h Discussion autour de la question de l’intergénérationnalité modérée par Laurie Pezeron, fondatrice du READ! Club de lecture des auteurs afro

 « Comment transmettre la mémoire des luttes des femmes »

 Dans les luttes féministes, notamment afrodescendantes, difficile de ne pas avoir l’impression que les combats sont nouveaux.
 L’afroféminisme, par exemple, qui jouit d’une attention renouvelée, a une histoire en France, méconnue, mais la manière dont le mainstream s’en est emparé, donne le sentiment aux publics concernés que cette forme de lutte serait née de la dernière pluie.

 La question de la transmission est essentielle et nous souhaitons
 l’aborder, avec des activistes, des mères, des citoyennes.

 Avec Leïla Sy, la militante Assa Traoré et la comédienne, autrice, metteure en scène et Fraîche Woman édition 2017 Maroussia Pourpoint.

Assa Traoré def

Maroussia Pourpoint def

18h-18h10 Parole de Fraîches Women avec Grace Ly

Grace Ly, blogueuse food
franco-chinoise à l’initiative de la websérie Ca reste entre nous sur
la question asiatique en France nous proposera une introduction à sa
vision du militantisme en tant que femme asiatique ; il sera sans doute
question de minorité modèle et de nourriture 😉

lapetitebanane.com

En parallèle, nous proposons quatre ateliers pour échanger de manière
intimiste sur différentes thématiques.

SALLE 1

13h30-15h30 Les Rendez-Vous SexCare ou comment parler d’intimité pour
mieux la vivre et défaire les tabous. Avec ses animatrices Stella Tienbedreogo (psychologue et sexologue) et Audrey Warrington (militante afroféministe), il sera question des enjeux de pouvoir dans le couple.

Pour vous inscrire, il vous faut avoir pris vos places. Puis direction ce lien : http://bit.ly/inscription-atelier-RDVSexCare-Fraiches-Women-Festival

Attention : atelier limité à 10 places !

Audrey Warrington bis

Stella Tiendrebeogo def

https://www.facebook.com/lesrendezvoussexcare

16h15-18h15 littérature et représentation avec Mélody Thomas,
journaliste et co-auteure de la newsletter « What’s good ? » 

Si vous avez chopé vos entrées pour le festival, vous pouvez réserver votre place pour cet atelier. Les places sont limitées à 10 personnes !

Inscrivez-vous vite >> http://bit.ly/inscription-atelier-littérature-identité-fraiches-women-festival

https://www.facebook.com/whatsgoodnl/

SALLE 2

13h30-15h30 : ateliers journalisme
Coumba Kane travaille pour le Monde Afrique. Avec elle, vous pourrez
aborder la question du journalisme en général, et en particulier celle
du travail journalistique sur le continent.

Coumba Kane.png

Hortense Assaga, journaliste chez Africa 24, travaille entre la France, différents pays africains et où se trouvent leurs diasporas. Elle partagera son expérience du terrain.

#africaisnotacountry

Attention : entrées limitées ! Pour vous inscrire, c’est là: http://bit.ly/inscription-ateliers-journalisme-Fraiches-Women-Festival

16h15-18h15 « Se réapproprier l’intime » Avec les militantes Sharone
Omankoy et Axelle Jah Njiké
 

Une fois vos places achetées, vous pouvez remplir le formulaire pour y participer ici : http://bit.ly/inscription-atelier-réappropriation-intime-fraiches-women-festival

 

 

> https://lekitambalaagite.tumblr.com

>> www.parlonsplaisirfeminin.com

18h10 Clôture de la journée

18h30-20h15 Pause

20h15 Ouverture des portes pour les concerts

20h30-21h Sira Niamé est une chanteuse franco-malienne qui a grandi à
Montreuil. L’enfant de la ville proposera sa pop africana accompagnée
d’un joueur de n’goni.

Sira Niamé def

21h15-21h45 Kami Awori ; duo soul futuriste qui a fait la première
partie de la chanteuse canado-haïtienne Mélissa Laveaux lors de la
dernière édition du festival Les Femmes S’en Mêlent et qui tisse sa
toile sur la scène musicale.

Kami Awori def

22h-22h45 FAKA, le groupe sudafricain queer et genderfluide, dont les prestations artistiques anthologiques commencent à faire parler d’elles, se produit pour la première fois en France et propose un concert aux sonorités gqom. Performance artistique de folie garantie !!

 

23h-minuit Cheetah (DJ set)

Marina Wilson aka Cheetah nous ambiancera entre hip-hop, baile funk, dancehall, afrobeat et nous surprendra avec des remixes dénichées sur la toile et qu’elle affectionne particulièrement.

Cheetah def

Tout au long de la journée, retrouvez les expositions artistiques de la photographe Noëlla L et de l’artiste Estelle Prudent.

Estelle Prudent def

Noëlla L def

MUSIQUE -Black Lives Matter : Kami Awori militent artistiquement avec son EP « Lunation »

ENTRETIEN – Kami Awori étaient aux Nuits Zébrées de Radio Nova à Paris vendredi 8 octobre. L’Afro a eu la chance de rencontrer les deux artistes globe-trotters et engagées dont vous n’avez pas fini d’entendre parler.

On a voulu en savoir plus sur Kami Awori, intriguées par l’attention croissante pour leur musique dans la capitale. Vendredi aux Nuits Zébrées de la Radio Nova, elles avaient participé à Battle of the bands organisé par Afropunk, qui permettait aux musicien.ne.s victorieux.ses de jouer lors de l’édition 2016 du festival.
Juline alias Karami claviériste-interprète, productrice et Cynthia aka Awori, auteure-interprète et co-arrangeuse, 26 ans toutes les deux, n’ont pas gagné cette fois. Cela n’empêche pas leur ascension sur la scène musicale. Calées au Marché Noir, le duo qui se connait au point de finir les phrases de l’une et l’autre, nous a parlé de leur dernier EP ‘Lunation’, de Cuba, de Black Lives Matter, d’engagement et de l’industrie musicale. 

Cynthia aka AWORI et Juline alias Karami
Cynthia aka Awori et Juline alias Karami

On vous connaissait sous le nom de Caramel Brown. Pourquoi ce changement ?

Juline : Notre collaboration en 2013 avec le collectif Via Libre basé à Cuba, où j’ai vécu en 2009, a été un choc. J’y étais allée pour apprendre l’espagnol, et faire de la musique de manière intensive. Dans la musique afro-cubaine, il y a d’autres types de temps, des percussions.
Changer de nom correspond à l’évolution de notre musique, une sorte de maturité dans un parcours artistique commencé il y a sept-huit ans. Dans notre premier EP, Esquisses, sorti la même année, ce qu’on faisait était plutôt orienté soul, juste piano-voix avec un peu de basse et de batterie, et des touches de hip-hop et d’autres influences. Notre escale cubaine a mis en lumière le fait qu’il manquait quelque chose à notre musique : notre héritage.

 

Cynthia : Le voyage de Juline en 2009 m’a inspiré et je suis allée à Cuba seule en 2010. On a voulu vivre cette expérience à La Havane toutes les deux. On s’y sentait vraiment chez nous. Découvrir la culture, la musique afro-cubaines, qui m’a rappelé la musique traditionnelle ougandaise a été une révélation. On a sorti un maxi en 2014 et réalisé le clip d’un titre avec eux.

C. : J’ai été exposée au r’n’b, à la soul, mais aussi à la musique que je considérais être celle de mes parents, comme Myriam Makeba, Brenda Fassié et d’autres artistes du continent africain. Ils vivent en moi mais je n’avais pas le réflexe de les écouter seule. Grandir, être basée en Occident, voyager m’a permis d’avoir du recul et de renouer avec tout cela.

J. : C’était plus qu’un projet. Avec Via Libre, on se connait bien. À Cuba, le rapport à la musique est différent, il faut bien se connaître pour jouer ensemble, avant de rentrer en studio. La vie aussi y est très différente. Ma mère est hongroise, mon père haïtien, je suis née en Suisse. En allant à Cuba pour la première fois, je me trouvais dans un pays où je pouvais être de là-bas, à 19 ans. C’était super marquant, au sortir de l’adolescence et au moment des questionnements sur l’avenir. La musique, ça a été un moyen de rentrer en contact plus rapidement avec les gens. J’y suis retournée en novembre dernier, et des gens proches m’ont dit que malgré le changement socio-économique, il y a trop de choses ancrées pour que tout soit modifié profondément.

Vous avez beaucoup de casquettes dont celles d’auteures-compositrices-productrices. 

J. : Je suis la compositrice attitrée du groupe. Au début, comme on faisait de la musique acoustique, on collaborait avec d’autres musiciens, qui venaient du monde classique notamment. J’écrivais les partitions, on travaillait avec un directeur artistique Théo Lacroix, le co-fondateur de notre label. Les goûts évoluent. Au moment de notre premier EP, j’écoutais beaucoup de new soul -c’est toujours le cas-. Puis on a commencé à écouter plus de musique électro, j’étais beaucoup sur Soundcloud, il y a des producteurs dont je suis le travail. On a commencé à faire des remixes de nos morceaux, de titres comme Swimming Pools de Kendrick Lamar sorti sur notre EP Throwback. 

Cet EP est né de notre choix de jouer en duo et d’intégrer une machine dans nos lives ; cela a influé dans notre processus de composition. Ce qui me frappe, c’est que dans le milieu de la production, il y a très peu de femmes.

C. : Encore moins des femmes racisées.

Sont-elles peu nombreuses ou invisibilisées ? 

J. : Les deux. Elles ont plus d’obstacles. Le fait qu’on mette en doute nos capacités à appréhender les logiciels, la technique. On  ne nous pousse pas à aller là-dedans, à nous encourager à tenter, à tester des machines, au contraire des hommes. Pour ma part, ça a été une démarche individuelle, autonome, autodidacte. Prendre cette identité Kami Awori, c’est aussi assumer que je suis productrice, qu’on peut collaborer avec d’autres, mais que je peux le faire toute seule.

C. : Il y a un vrai sexisme dans l’industrie de la musique. Les femmes sont sous-estimées, dévalorisées. Du coup, les gens peuvent se demander où elles sont mais c’est juste qu’elles ne sont pas mises en lumière au même titre que les hommes. En tant que femmes noires dans l’industrie de la musique, on remarque assez vite qu’on est une minorité-visible lors d’événements, tels que des sorties d’albums, des conférences, ou des présentations de logiciels. Si on ne cherche pas à découvrir le travail des productrices femmes, si on ne trouve pas cette niche et que l’on reste en surface, on peut effectivement penser que l’industrie musicale est blanche et masculine.

« On a créé un morceau inspiré par Tamir Rice (…) C’est dingue parce qu’à chaque nouveau concert, on le dédiait à un.e autre Afro-américain.e tué.e. » (Cynthia aka Awori)

J. : On met ces questions sur la table plus facilement depuis qu’on est à Paris. Les personnes qu’on y a rencontrées font partie de la communauté afro-caribéenne ; elle n’existe pas en Suisse. Je suis d’origine haïtienne et cela m’intéresse beaucoup d’écouter la perception des Caribéen.ne.s d’ici sur le rapport entre Paris et les Antilles, la question du racisme. Ce qui me frappe, c’est qu’on agit en France comme si cela n’existait pas, ce qui ôte le droit aux personnes qui le subissent de s’en plaindre ou de porter des revendications.

C. : En Suisse, il y a un immense déni concernant les questions de racisme et de discriminations. On pense qu’on est neutre

Votre EP Lunation évoque Black Lives Matters. Pourquoi ?

J. : Je me rendais souvent à New York à ce moment. Quand il y a eu le meurtre de Tamir Rice en 2014, ils ont mis sa photo et ça m’a beaucoup touché. On avait déjà « Daydream », qui figurait sur l’album , chanson que j’avais composée quand j’ai eu 13 ans. Je devais aller en séance studio. Et j’ai transformé le morceau avec toutes les émotions que je ressentais par rapport à ce qui se passait.

C. : Du coup, on en parlait toutes les deux. J’ai suivi les différentes histoires, j’avais écrit un poème sur Trayvon Martin, -jeune homme noir tué par George Zimmerman, qui a été acquitté-. Le remix est né comme ça, on jouait le morceau live.

pochette-lunation-ep

J. On ne l’a jamais enregistré. C’était toujours un moment particulier du concert, un peu silencieux.

C. : On a fait beaucoup de concerts ces deux dernières annés et ce qui est fou, c’est qu’à chaque fois, on le dédiait à un.e autre Afro-américain.e mort.e. Eric Garner, Mike Brown, Sandra Bland… La liste était interminable. Cela nous a accompagné dans notre militantisme artistique ; on en parlait tellement en live qu’on s’est dit qu’il était temps de proposer quelque chose que les gens peuvent écouter.

J. ; On a ensuite parlé de faire un EP et de remixer un autre morceau d’Esquisses. On a écrit un tout nouveau morceau, suite aux autres personnes décédées ; on voulait délivrer un nouveau message. On est parties travailler au Mali et cela a beaucoup influé sur notre manière de composer.

Peut-on écrire sans être militant.e ? 

C. Être militant.e, c’est un choix. Le militantisme demande beaucoup d’énergie, de temps. On fait des recherches, on lit des choses déprimantes, on est confronté à la mort. Je peux comprendre qu’on ne le fasse pas. Le monde autour de moi m’inspire. Avec cet EP, on se lance dans un projet qu’on n’a jamais fait auparavant, c’est une de nos facettes, mais ce n’est pas ce qui va définir tout ce qu’on va faire à l’avenir.

J. : Mon père habite au Mali la moitié du temps. On est parties là-bas en 2014 pour faire de la musique pour notre premier album, travailler avec des musicien.ne.s. Je ne suis pas militante de manière explicite, mais je suis sensible à la question des rapports Nord-Sud. Par exemple, avoir un projet à concrétiser au Mali, en venant de Suisse, c’est faire attention à la manière dont on arrive. J’ai été impressionnée par le professionnalisme, la motivation et le niveau de travail. Je sais qu’il y a des projets où les gens veulent un peu d’afro, prendre quelques lignes de musique d’un artiste à plaquer sur leurs morceaux.

C. : Nous, c’est pas comme ça !

J. : On s’est rencontrées de manière spontanée après un concert, on leur a donné notre premier disque, on a joué ensemble dans leur cour. C’était intéressant car M’Bouyé Koité, le leader du groupe -et neveu d’Habib Koité-, avait le même âge que nous et il en était au même stade de sa carrière que nous.

C. : Cette collaboration au Mali a considérablement changé notre manière de composer et va s’entendre dans notre premier album. J’ai travaillé avec des musiciens de l’Ouganda, d’où je suis originaire -j’y suis née et y ai vécu jusqu’à mes 10 ans avant de déménager en Suisse- et cela va s’entendre aussi. On se fait confiance. Il y a une grande liberté ; on n’était pas dans le même pays mais on a travaillé à distance.

J. : Par ailleurs, là-bas, j’ai été présentée comme la productrice et arrangeuse. Il n’y a pas eu ces histoires de non-confiance parce que je suis une femme. Ca a été un boost pour moi d’entendre ça de la part d’un autre compositeur. Ça changeait de la Suisse !

Vous êtes des globe-trotters mais vous vivez à Paris. Pourquoi ? 

J. : Notre premier concert, c’était au Mama Shelter en 2013. On est revenues plusieurs fois, à chaque fois, on trouvait qu’il se passait quelque chose avec le public. On aimait la ville, ce qui se passait ici ; l’idée de bouger a émergé.

C. On est un peu nomades, donc on ne sait pas combien de temps on va rester à Paris. Amies, colocataires, musiciennes complémentaires, on partage beaucoup de choses ensemble mais on se développe aussi chacune. À côté de la musique, j’explore aussi la photographie et le stylisme. Je tourne aussi avec l’artiste Thaïs Diarra. Je suis membre du collectif afro-féministe Mwasi.

J. : Moi de mon côté, je collabore sur la musique d’Oasis, la pièce de Safi Martin Yé et d’autres projets. Dans une grande ville, les opportunités et les stimulus sont importants, les énergies circulent. Et puis on y est ensemble, c’est une force.

L’EP Lunation de Kami Awori en écoute sur Soundcloud, sorti le 14 juin 2016. Premier album à venir.