#CROWDFUNDING – Paroles d’honneur, Koudmen Ba La Dominik, Jadia le film, … Liste non-exhaustive de projets afro qui ont besoin d’un coup de main financier

#CROWDFUNDING – C’est comme ça qu’Awotele, la revue ciné de qualité à laquelle participe la journaliste Claire Diao a pu financer son dernier numéro. Si vous avez un peu de sous, nous postons ici des projets afro de qualité qui demandent un soutien financier. Pick’em up 😉

L’union fait la force. Et comme Grégoire a réussi à lancer sa carrière musicale grâce aux internautes, des projets afro n’attendent que votre soutien financier pour exister.

Koudmen Ba La Dominik

Koudmen La Ba Dominik

Pour venir en aide à la Dominique après le passage de l’ouragan Maria en septembre dernier, Koudmen Ba La Dominik- un collectif de citoyens qui s’est formé en 2015 suite à la tempête Erika, a lancé une nouvelle cagnotte en ligne. L’objectif de 50 000 euros servira à reconstruire et à apporter une aide matériel à des centres de santé. Il reste encore 33 jours pour faire des dons qui s’élèvent aujourd’hui à 3 255€.

Paroles d’honneur

« Par Nous, pour Tous! Un média 100 % autonome/100 % décolonial! », tel est le slogan de l’émission dévoilée en février dernier sur http://www.lebanlieusard.fr, site d’information du rappeur Kery James. L’historienne et politologue Françoise Vergès, la députée Danièle Obono ou encore la maître de conférences Maboula Soumahoro ont pris part à des débats dans le cadre de Paroles d’honneur. Aujourd’hui, le projet a besoin de financement pour se poursuivre. Il reste un jour pour réunir un peu moins de 2000€ manquants pour atteindre la somme nécessaire.

Jadia, le film

Lorena Masikini aka Afeni
Lorena Masikini qui interprétera le rôle d’Afeni

Jadia est le nom d’un court-métrage imaginé par Marie-Ngoya, qui en est la co-scénariste, réalisatrice, productrice et distributrice. Cette fiction se focalise sur Afeni et Kelile, deux afro-français.e.s militant.e.s se mobilisant autour des violences policières. Figurent au casting : Lorena Masikini qui tiendra l’un des rôles principaux (celui d’Afeni), aux côtés de Sacko the Comedian ou encore Stomy Bugsy.

Pour que le tournage puisse débuter au mois de juillet, Marie-Ngoya cherche à réunir 20 000€. Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page Facebook du projet et pour faire un don, c’est par ici!

Vous avez déjà soutenu…

L’Arbre à Palimpseste – La série

larbre à palimpseste

Des personnages historiques africains mis en scène dans une série animée à travers le récit d’une conteuse, c’est l’idée d’Ingrid Agbo, qui a officié au cinéma comme directrice de la photographie et assistante opérateur. Pour rendre ce projet dont on a été nombreux.ses à rêver sur pied, elle a décidé avec son équipe de lancer une campagne de financement participatif. La comédienne Tatiana Rojo prendra également part au projet. Résultat : 6058€ ont été récoltés pour un objectif de 6000€).

Gueriaz d’Afro Fiction : les m1nutes films

Afro Fiction, collectif de comédien.ne.s, scénaristes, réalisat.reur.ice.s, qui cherchent à promouvoir le travail des afrodescendant.e.s dans la production cinématographique. Créée il y a un an, l’association, marrainée par la grande Firmine Richard, a déjà organisé les Chronofilms, un marathon de réalisation de court métrages en un temps limité de 48h.
L’équipe fait appel au public pour relever un nouveau défi : réalisé des films d’une minute en une journée de tournage et deux jours de post production en s’inspirant du cinéma Guerilla, d’où le nom du projet : Gueriaz. Résultat : le collectif a obtenu 1325€ sur les 4000 initialement demandés. 

Cinewax Outdoors

Cinewax

L’association Cinewax, dédiée à la promotion des cultures africaines, lance un appel au don pour la seconde édition de son festival gratuit Cinewax Outdoors qui se déroulera, comme l’an passé, en plein air dans la capitale française. Résultat : 9169€ ont été récoltés (l’objectif était de 9000€)

Slice Up

Initié par 3 journalistes, le projet marrainé par l’actrice Aïssa Maïga a pour but de former des reporters web sur le continent africain afin qu’iels puissent réaliser leurs propres sujets. Après avoir formé 10 femmes et hommes au maniement de la caméra, du montage, de la narration et de la valorisation de contenus en ligne, Elsa Miské et Nicolas Baillergeau veulent apporter leur compétence à 10 autres personnes, cette fois, au Togo début 2018, avec l’aide du data journaliste togolais Richard Folly.

Résultat : la cagnotte a réuni 10 155€ soit 155€ de plus que l’objectif de base.

Bazar Café

L’écrivain guadeloupéen Alain Foix souhaite ouvrir un café littéraire et artistique à la Charité sur Loire, baptisée  ville du livre en 2002. Le lieu permettra d’accueillir des résidences d’écrivains, d’artistes ainsi que des expositions et des conférences.

Résultat : 6535€, soit 535€ de plus que nécessaire. 

 

Afrosphères

visuel afrosphères

Ce projet de salle de lecture à Douala est marrainé par l’écrivaine Léonora Miano qu’on ne vous présente plus. Afrosphères est « dédiée à la promotion des productions intellectuelles et culturelles du monde afro », en mettant « à la disposition de jeunes de la ville, les ouvrages au programme officiel des écoles camerounaises. » L’association souhaite également organiser des événements culturels, toujours dans un but éducatif. Résultat : le projet a récolté 3 625€ (4 000€ était l’objectif initial).

Comme un Million de Papillons Noirs

 

Papillons Noirs

Après deux livres publiés, l’afroféministe Laura Nsafou aka Mrs Roots se lance dans une nouvelle aventure littéraire. Cette fois, elle veut valoriser les cheveux crépus et frisés, encore trop souvent dépréciés dans notre société, auprès des petites filles. Pour illustrer son texte, elle a fait appel à la dessinatrice Barbara Brun. Il s’agira du premier projet du genre en France. Résultat : objectif plus qu’atteint, avec une jauge qui a explosé à 22 018€ contre 10 000€ initialement demandés !

Higoma

On avait adoré ses poupées de bien-être Aku Ako, un mix entre les Kokeschi du Japon et les Akuaba ashanti*; on adore son projet de « tambours parlants ». Noumbissi Design, la petite entreprise de design créée par Simon Tam, veut créer des enceintes audio ayant la forme de djembés (tambours parlants), conçues artisanalement  au Cameroun. Une bonne manière de dépoussiérer la vision de l’objet, tout en mettant à l’honneur le savoir-faire camerounais.  Résultat : le projet a rassemblé 5 280€.
*Vous pouvez les retrouver aux Galeries Lafayette de Montparnasse, (Paris XIVe) aux côtés des créations d’Afrikanista ou de Myriam Maxo entre autres.

La crépue

La websérie visible sur Youtube qui raconte les tribulations quotidiennes d’une femme noire qui porte ses cheveux au naturel, en milieu professionnel en passant par la vie sentimentale, lance un appel au don. Le but est double, nous dit sa créatrice sur la page Facebook du projet :  « donner jour aux prochains épisodes et vous faire participer à leur création. » Objectif atteint avec 5 160€ réunis !

MAMIWATA

La comédienne Astrid Bayiha signe avec MAMIWATA sa première pièce de théâtre en tant qu’auteure. Elle y joue également. Présenté en exclusivité au public en septembre 2016, ce spectacle questionne la place des mythes dans la construction identitaire et le rapport aux autres. Il sera à nouveau mis en scène du 29 mars au 9 avril au Théâtre de l’Opprimé. À cette occasion, Astrid Bahiya a lancé un appel au don en rappelant que l’équipe, constituée de six femmes et deux hommes, a jusqu’ici travaillé de façon bénévole. La campagne de financement participatif de ce projet unique a pris fin le 28 mars. Résultat : 1275€ ont été réunis (l’équipe était en quête de 1000€).

Fanon hier, Fanon aujourd’hui : Regards croisés

La Fondation Frantz Fanon souhaite réaliser un documentaire sur la vie du psychiatre et militant martiniquais décédé en 1961 depuis 2015, année de son 90ème anniversaire. Le plus de ce projet, c’est qu’il permettrait d’exploiter des archives encore jamais utilisés dans aucun autre film parlant de lui. Elle a donc décidé de mettre en place une demande de financement participatif. Résultat : 243 contributeur.ices ont donné en deux mois 11 515€, pour un objectif initial de 11 000€.

Chimen an mwen

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Harry Eliezer, animateur sur les radio France Inter, France Bleu passé chez pigiste chez Slate et actuellement coach personnel, a décidé de partir de sa propre expérience pour son documentaire : celle d’un homme d’origine guadeloupéenne qui est né et a grandi à Paris et dont les parents ont bien pris soin de ne pas lui transmettre la culture liée à son île d’origine, craignant que cela ne mette un frein à son intégration en métropole. Dans Chimen an mwen -« mon chemin » en créole- , on le suit dans sa quête identitaire où l’entre-deux culturel est questionné. Afin de pouvoir achever le tournage du film, il a lancé une campagne de crowdfunding avec comme objectif 20 000€. Résultat : objectif atteint le 25 décembre avec 20 045€ réunis.

Colocation entre filles 

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Vous suivez peut-être Ruby Comédienne alias Yvonne Akono sur Facebook et sur Snapchat où elle poste régulièrement des sketches de quelques minutes. Elle est aussi la créatrice et une des actrices de la web-série Colocation entre filles, qui parle du quotidien de jeunes femmes qui partagent un appartement à Rouen. Pour que la troisième saison puisse voir le jour, celle qui incarne Coco a lancé un crowdfunding et demandé 10 000 euros. Résultat :  11 006€ ont été récoltés.

Le documentaire Ouvrir la voix d’Amandine Gay


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Il est presque enfin là, le film d’Amandine Gay. Dans Ouvrir la voix, la réalisatrice afroféministe donne la parole à des jeunes femmes noires et européennes pour en dresser « un portrait politique aussi multiple que les réalités et identités qu’il comprend », comme l’annonce la page Facebook du film. On dit que ce premier documentaire est presque là car s’il va tourner dans les festivals, il a besoin de soutien populaire et financier. Vous pouvez contribuer à faire arriver cette production indépendante et militante dans les salles en participant au crowdfunding lancé ici. Le + : en attendant de découvrir Ouvrir la voix dans son intégralité, vous pouvez découvrir des scènes coupées au montage sur la chaîne Youtube du film, qui en donne un premier aperçu. Résultat : le projet a dépassé son objectif. Vous avez pu le découvrir le 15 décembre au Centre Curial, lors d’une projection co-organisée par vos servitrices et l’ADEAS.

Welcome to Conakry

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Conakry, capitale de la Guinée, sera également la capitale mondiale du livre de l’UNESCO en 2017. Ça tombe bien car c’est justement l’aspect culturel de la ville qu’Aïcha Diaby, l’instigatrice du projet, veut mettre en avant. À travers une série documentaire en 6 épisodes, elle nous propose de découvrir les acteur.ices de la mode, de la gastronomie ou encore du street art sur place. Le tournage a débuté fin octobre et la campagne avait déjà atteint 4 220 euros sur les 5 000 nécessaires le 15 octobre, 9 jours avant sa date de clôture.
Résultat : Le 24 octobre, les crowdfunders ont permis à l’équipe de remporter 5 235€  sur les 5000 demandés. 

Nogochi, le film

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« Un film d’aventure en Afrique, entre Apocalypto et Indiana Jones« , c’est ainsi qu’est présenté le projet de film Nogochi, premier long métrage de Toumani Sangaré -qui sera également à la réalisation-, co-écrit par le scénariste et auteur de bande dessinée Christian Vilà. Toumani Sangaré s’est d’abord fait connaître en tant que réalisateur de clips en tant que membre du collectif Kourtrajmé pour Mokobe ou encore Salif Keita. Plus récemment, il a lancé la série malienne à succès Taxi Tigui. Dans Nogochi, on suivra le parcours d’un ancien esclave américain de retour en Afrique de l’ouest dans les années 1880 et recueilli par une famille de Donso, les maîtres chasseurs traditionnels, le tout en langue bambara. Le projet est ambitieux et nous tient déjà en haleine ! Le + : on peut d’ores et déjà découvrir les costumes traditionnels et accessoires qui figureront dans le film par là.
Résultat : la campagne de financement participatif a pris fin le 13 octobre et a plus que dépassé son objectif en récoltant 15 560 euros alors que l’objectif était de 6 000 ! 

Le city guide de Little Africa

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Jacqueline Ngo Mpii a eu la bonne idée de monter Little Africa, qui donne à voir Paris sous son jour afro. À la faveur de balades dans divers quartiers, l’entrepreneure fait découvrir aux badauds restos, monuments, lieux, magasins et initiatives gérés, érigés, marqués, impulsés, traversés par et pour les afrodescendant.e.s. Et pour mieux faire comprendre que la ville fait aussi rêver grâce à ses  habitant.e.s, artisan.e.s, artistes, restaurateur.ice.s afrodescendant.e.s, Jacqueline et son équipe sortent un guide !!  Une excellente idée que nous soutenons.
Si la collecte réussit, le guide sera disponible en novembre 2016.
Résultat : La collecte a fonctionné pour Little Africa. 15 765 euros ont été réunis soit 765 euros de plus que la somme que l’organisation pilotée par Jacqueline Ngo Mpii avait fixée. Le guide est disponible depuis le 13 novembre sur la boutique en ligne dédiée

La dotation du prix Mahogany
Mahogany
Leonora Miano
, qui vient de sortir L’Imperatif transgressif et Crépuscule du tourment n’est pas que l’une des écrivaines importantes de la dernière décennie. C’est aussi une activiste de la littérature, qui n’hésite pas à parler des projets des autres et à les célébrer. C’est pour mettre en avant l’exigence et la qualité d’oeuvres littéraires d’auteur.e.s subsaharien.ne.s qu’elle a créé le prix Mahogany il y a quelques années. La.e gagnant.e recevait une oeuvre d’art, mais l’artiste pense qu’une dotation financière permettra de valoriser encore plus ce prix et par truchement, l’oeuvre et celui qu’il l’a écrit. Nous croyons comme Leonora Miano que cultiver les esprits est aussi important que de stimuler et de créer des richesses économiques en Afrique et dans sa diaspora.

Résultat : Si on est loin de l’argent qui devait être collecté à l’origine, soit 10 000 euros, les 1500 euros, hors frais retenus par la plateforme collectés par ici vont quand même permettre de remettre un prix au gagnant de l’édition 2017. Pour cela, Mahogany a demandé l’autorisation aux participants du crowdfunding. 

La chaîne Youtube de La Nadjance

la nadjance

Après avoir découvert -tardivement- les vidéos de Naya Ali, on a continué à fouiner sur Internet. Et c’est sur Facebook qu’on est tombé sur Nadjélika Amandine Bamba aka La Nadjance. D’origine ivoirienne, elle n’est pas qu’une humoriste qui nous fait partager sa vie quotidienne de vingtenaire , avec ses potes ou ses fans -oui, oui-. Outre son bagout, ses prises de  position, elle veut faire découvrir sa musique, qu’elle étudie, avec des vidéos de meilleure qualité qu’elle posterait sur une chaîne Youtube qu’elle veut créer grâce à vous. C’est un grand OUI pour nous !
Résultat : la collecte qui se déroulait ici, a permis à La Nadjance de récupérer 3436 sur les 3000 euros demandés à l’origine.

Le camp décolonial

camp decolonial

Il aura fait couler beaucoup d’encre ce camp décolonial, avant même d’avoir eu lieu. Co-organisé par Fania Noël et Sihame Assbague, le camp propose du 25 au 28 août 2016 formations à l’antiracisme politique à l’approche de la présidentielle 2017. Avec un Parti Socialiste exsangue et inaudible, une droite droite dans ses bottes- immigration, sécurité, identité- qui affiche quinze mille candidats, les extrêmes droites à qui on donne toujours plus de temps d’antenne et à qui on vient voler des thèmes, et l’éclatement de l’extrême-gauche, oui, ce serait pas mal d’aller voter -ou pas, mais armé.e de savoirs.
Résultat : L’objectif était de récolter 8000 euros. Les organisatrices ont reçu près de 8 825 euros et le camp décolonial a eu lieu, non sans susciter de nombreuses levées de bouclier au plus haut niveau de l’État, dont Manuel Valls ou encore Najat Vallaud-Belkacem. 

Le site média Nothing But The Wax


nbw

En 2010, c’était un blog. 2016 signe l’arrivée de Nothing But The Wax comme un site média dédié à la mode et à la beauté noire. Derrière le projet s’activent Chayet Chiénin et une team de passionné.e.s/journalistes. Pour aller plus loin, elleux ont lancé un crowdfunding et ont déjà atteint le bel objectif de 15 000 euros. Décidé.e.s à aller sur le terrain notamment à l’étranger, Chayet Chiénin et son équipe veulent atteindre le palier des 20000 euros et vous sollicitent. Assister à la naissance d’un média est important. Nous, on suit !
Résultat :  sur 15 000 euros demandés, et après une relance auprès du public, la team NBTW a réussi à obtenir 20 321 euros sur la plateforme Ulule.

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VIDEO – Les humeurs musicales de Samba, au rythme de la Mafia K’1 Fry

QUESTIONNAIRE – Aujourd’hui, nous avons demandé à Samba Doucouré, journaliste pour SaphirNews et Africultures notamment, de se prêter au jeu des humeurs musicales. Le résultat : on entre dans les oreilles d’un grand fan de la Mafia K’1 Fry et autoproclamé « docteur en rohffologie ». Mais pas que …

Le son coup de coeur du moment

« À la source » de Niro.

Son album Or Game m’a envoûté, j’ai pas d’autre explication.


Le morceau qui le motive

« Banlieusards » de Kery James

L’ironie, c’est que je suis parisien mais réécouter ce message permet de se ressaisir et se souvenir pourquoi chaque matin on lutte pour nos rêves.

Le son pour accompagner un coup de blues
Je me souviens notamment d’un devoir entièrement rédigé dans un taxiphone et que j’ai perdu.

Le son qu’il écoute tous les jours ou presque 
Honnêtement ça change d’une semaine à l’autre mais c’est un son que je peux écouter en toutes circonstances. C’est aussi l’occasion pour moi de rendre hommage au DJ Mehdi et Manu Key de la Mafia K’1 Fry.

Le son qui le réveille 

Le son qui le détend

Le son qui l’a eu à l’usure
 Loulou et Boutin…

Le son anthem 
Au passage, il s’agit du meilleur clip de rap français ever.

Le son qui l’émoustille 
Je ne ferai pas de commentaire…

Le son qu’il a honte d’aimer
Wallah je savais pas que c’était lui qui chantait ce morceau au début comme quoi les préjugés…

Le son qui le fait rire
Force à Despo Rutti dans son épreuve et désolé pour les féministes.

Le son auquel il ne faut pas toucher 
Un de mes fantasmes, c’est d’incarner Kery dans son biopic et gueuler « Le combat continue » ou « Hardcore » !!

Le son qu’il a dans la tête, là, tout de suite 

Le son qu’il a saigné et qu’il ne supporte plus 
Et pourtant je les ai tellement aimé ces gens là…

Le son qui l’énerve / l’agresse
Ça m’a fendu le coeur d’entendre jusqu’où sont descendus Kayna et Rim-K (qui s’est rendu compte de son erreur je crois et n’est pas présent dans le clip du morceau).

Le son qui l’émeut 
Je sais vraiment pas quoi dire sur ce morceau si ce n’est qu’invariablement, il me donne envie de chialer. Si jamais je devais faire semblant de pleurer comme un acteur de cinéma, je me remémorerais cette phrase : « c’est trop con, la vie est ainsi faite, dire qu’ils n’auront jamais su que c’était à eux que je pensais quand j’écrivais ». C’est peut-être la crainte de voir un jour mes proches me tourner le dos parce qu’ils ne comprennent pas le sens de mes choix de carrière.

Le son qui l’ambiance 
Ce son n’a toujours pas perdu de son efficacité.

VIDEOS – Dix clips de Leïla Sy (@lalasy) pour s’enjailler avant notre discussion publique

Leïla Sy © Lorent Kostar
Leïla Sy ©Lorent Kostar

RETROSPECTIVE – Leïla Sy est l’invitée du blog L’Afro pour la première discussion publique sur le thème « Être afrofrançais.e, ça veut dire ? » ce jeudi 28. L’occasion de (re)voir ses clips, réalisés pour la Sexion d’Assaut en passant par Kery James, le rappeur Lino ou L.E.J..

Leïla Sy a imposé sa patte visuelle pour les vidéo-clips de nombreux artistes au cours d’une carrière de clippeuse débutée au milieu des années 2000 pour un morceau de Kery James. Petite plongée sélective dans la clipographie de Leïla Sy.

Le combat continue part. 3 co-réalisé avec Chris Macari

« Désolé » de la Sexion d’Assaut co-réalisé avec Cristobal Diaz, dont elle avait expliqué la genèse.

Mon Sound de Raggsaonic co-réalisé avec Tristan Bensaïd

Les collaborations récentes avec Kery James

 

Lettre à la République co-réalisé avec Mathieu Foucher

et Lino

Leïla Sy a également signé des réalisations qui s’éloignent du hip-hop

Entre autres, elle collabore avec L.E.J.

 

Citation

INTERVIEW – Leïla Sy :  » Même si c’est un grand jeu de dupes, il faut absolument voter »

Leïla Sy ©Lorent KostarENTRETIEN – Elle nous avait parlé musique et images lors d’une première interview. Leïla Sy, réalisatrice de clips, passe devant la caméra jeudi 28 janvier pour rencontrer les lecteur.ice.s du blog. Entre engagement artistique et citoyen, elle se raconte.
Leïla Sy, réalisatrice de clips passionnée pour quelques-unes des plumes les plus exigeantes du rap français, est une citoyenne engagée et une activiste du hip-hop. Avant de rencontrer les lecteur.ice.s du blog, celle qui dit avec humour et lucidité « remplir deux quotas en étant une femme noire » est revenue pour L’Afro sur son action au sein de l’association Devoirs de Mémoires et son implication dans le centre hip-hop à venir, La Place.

Femme et noire

« Je remplis deux quotas : je suis une femme et je suis noire. Deux sacrés dossiers. Oui, je suis métisse, c’est ma différence. J’ai pu faire des photos pour Benetton. Oui, je suis une femme, qui bosse dans un milieu d’hommes. Mais j’ai aussi cette empathie que les femmes qui sont devenues mères ont ; travailler avec moi du coup rend les choses différentes. Pour le moment, je représente pour moi, les miens, mes engagements et ça fait déjà beaucoup. Essayer de créer des images de qualité et mettre en valeur le travail d’artistes que je respecte, c’est déjà une sacrée mission, je ne vais pas mentir. Cela m’importe de prendre plus le temps de réfléchir afin de représenter pour les femmes.  »

La radicalisation dans les quartiers

(On avait rencontré Leïla peu de temps après les attentats du 13 novembre) « Tant qu’il n’y aura pas de modèles, ni de tremplin, ni de but à atteindre plus lumineux pour les enfants et petits-enfants de déraciné.e.s qui ont la peau plus pigmentée et de manière plus globale pour les jeunes issues d’un environnement modeste, ils vont là où on leur tend une main et où on leur fait une place. Je travaille sur ces thèmes, à ma façon, aux côtés de nombreux artistes talentueux. Dans Fautes de français, le clip que j’ai réalisé pour Lino, on a écrit sur des écriteaux des extraits de son texte, malheureusement tristement prémonitoires. On laisse pourrir les choses, on attend que ‘ça crame’. Ces attentats, ce sont dix, quinze ans de travail qui sont partis en fumée. »

lino YT

Devoirs de Mémoires, l’expérience associative en sommeil

« Il y avait d’autres associations engagées comme AC le feu ou les Indigènes de la République, qui faisaient bien plus que nous sur le terrain et à qui je tire mon chapeau. Devoirs de Mémoires, c’était la réunion d’un groupe d’ami.e.s ; on voulait travailler sur des questions d’histoire, on se demandait d’où venait le rejet de la France chez certains et surtout ce sentiment étrange de ne pas se sentir français. On a rencontré des spécialistes, organisé des conférences / débats avec des historiens comme Benjamin Stora. Malheureusement, les événements*, comme la mort de Zyed et Bouna notamment nous ont rattrapé.
Devoirs de Mémoires est devenue Devoirs de Réagir. On organisait des réunions hebdomadaires. Lors de l’une d’elles, une jeune femme, Madeleine, a eu l’intelligence de dire qu’il fallait proposer des solutions concrètes pour contrer le manque de respect qui avait cours dans les médias à l’époque, alors beaucoup moins libéralisés, et comme les élections pointaient leurs nez, .  On s’est regardé : sur les vingt, on était au moins la moitié à ne pas avoir notre carte d’électeur. Si nous ne l’avions pas, alors qu’on était des adultes responsables, on s’est dit qu’on devait encourager les plus jeunes à l’avoir et surtout aller nous inscrire également ;))) « 

Sur le droit de vote

« On a mobilisé notre réseau et lancé cet appel à s’inscrire sur les listes électorales. On a été médiatisé, ce qu’on recherchait, car on voulait se faire entendre, on avait envie qu’il y ait un peu d’espoir mais on était la face visible de l’iceberg. On a été beaucoup décrié, comme étant le « collectif de people » appelant au vote, –et a suscité de nombreux débats sur la toile, ndlr-. Cela m’a beaucoup peiné et a sans doute contribué à ce qu’on mette l’association en sommeil. Aujourd’hui, par rapport au droit de vote, je suis assez radicale. Même si c’est un grand jeu de dupes, il faut absolument voter : d’autres ne s’en privent pas. Ma grand-mère n’avait pas le droit de vote dans sa jeunesse, moi si. Comme disait Guillaume Depardieu, qui nous a malheureusement quitté, si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi. L’acte de voter, c’est aussi l’acte de s’approprier son pays. Déjà que certains ne veulent pas qu’on se sente chez nous, si nous n’essayons pas de faire en sorte de l’être, on ne va pas s’en sortir. »

Son expertise sollicitée pour le centre hip-hop La Place

« La Place est gérée par une association, présidée par Agnès B., une grande dame qui a un vrai attachement au hip-hop. Elle soutient les graffiti artistes, a également une renommée qui dépasse notre milieu. Je suis membre qualifiée et bénévole au sein du conseil d’administration ; on est en charge de conseiller l’équipe qui gère le lieu au quotidien, de faire la place à toutes les disciplines, de crédibiliser le projet. C’est un idéal qui prend jour, après un travail de longue haleine, qui, j’espère, rayonnera, une fois mis en place. Enfin une reconnaissance concrète et juste de notre culture, de ma culture, le hip-hop.
C’est une évolution logique, importante et vitale pour notre pays. La France reconnaît la puissance, la richesse et l’énergie de tous ses enfants. Je suis extrêmement honorée d’avoir été contactée, même si je suis plutôt discrète. »

*A ce sujet, un article publié sur Regards dresse un bilan des actions diverses initiées nées suite aux événements de 2005

Pour lire la première partie de notre entretien : Leïla Sy, portrait musical

INTERVIEW- Leïla Sy : Portrait musical de la réalisatrice, pilier du mouvement hip-hop

Leïla Sy © Lorent Kostar
RENCONTRE – Leïla Sy est plutôt une femme de l’ombre, comme elle le revendique. On est d’autant plus contentes que la réalisatrice de clips et activiste hip-hop a accepté de se raconter à L’Afro. Pour l’occasion, on lui a concocté un questionnaire spécial humeurs musicales !

Directrice artistique, activiste hip-hop, la réalisatrice Leïla Sy affiche son amour pour le rap dès sa messagerie, sur laquelle on tombe pour prendre rendez-vous et où l’on croit reconnaître Lino. « C’est Eklips, l’un des meilleurs beatboxers au monde, qui a repris la voix du rappeur dans son morceau « 12ème Lettre » dont j’ai réalisé le clip. Lino est un artiste que j’aime énormément ! », nous dit celle que l’on rejoint dans un café, quelque part dans le sud de Paris. « Je m’exprime peu, je suis une femme de l’ombre, je l’ai choisi. Moi, je sais parler avec l’image », nous prévient-elle. Et nous voici, une heure après cette entrevue fleuve.


Un clip qui vous a marqué jeune

Ado, « Thriller« ou encore « Bad » réalisés respectivement par John Laudis et Martin Scorsese. Michael Jackson a posé les bases de l’importance du rapport entre l’image et la musique.

Le(s) son(s) / le(s) clip(s) qui vous ont donné envie de faire ce métier

Les morceaux de KRS-One m’ont donné beaucoup de force. Je suis française, noire, métisse, -ma mère est blanche, mon père est noir-, et j’ai toujours eu ce complexe de ne pas savoir où était ma maison. J’ai eu une adolescence pleine de contradictions, ici, je n’étais pas chez moi et quand j’ai eu la chance d’aller au Sénégal, je n’étais pas chez moi non plus. C’est en partant vivre aux Etats-Unis à New York à Brooklyn Far Rockaway, que j’ai senti que j’appartenais à une communauté. Du fait de leur histoire, les Noir.e.s américain.e.s sont déraciné.e.s, ils ont néanmoins réussi à construire des fondations solides grâce à leurs combats et engagements. Sans nier les problématiques ou le racisme du système américain, comme le prouvent les récentes violences policières, à l’époque, ma rencontre avec la communauté afro-américaine a été un vrai déclic car il y avait une vraie ouverture d’esprit.

Un son / un clip qui vous rappelle des moments heureux

La grande époque de Missy Elliott. C’est l’époque où j’étais une jeune femme, sans trop de responsabilités, où je sortais dans les clubs faire des folies. J’adorais son univers coloré, imaginé entre autres avec Hype Williams. Dix ans après, la vie est passée par là, mais que ce soit avec son retour au Super Bowl ou son dernier titre, elle a toujours cette énergie communicative et représente notre culture et ses fondamentaux, -Peace, Love, Unity and Havin’ Fun- avec intelligence et tellement de singularité.

Un son/ un clip qui en dit long sur vous

(Elle réfléchit) Celui de Lettre à la République de Kery James. Il est un peu azimuté.


Le morceau est tellement Kery que je ne pourrai pas me l’approprier à ce point-là. Sinon, il y a le morceau L’Enfant Seul d’Oxmo.

Un clip qui a marqué un tournant dans la musique pour vous

« Hardcore » d’Ideal J que j’ai vraiment trouvé chanmé dans le fond et dans la forme.

Tous les gros clips de NTM, au moment de leur explosion, comme « Laisse pas traîner ton fils », réalisé par Joey Starr je crois, « La Fièvre », toute la grande époque où les clips étaient ultra-produits.

J’adore Lunatic et le clip de leur morceau « Pas Le Temps pour les regrets ». Il est ter-ter comme il faut !

Un clip / un son qui est une inspiration ultime

Tous les Michael Jackson, tous les Missy, ultra-lourds. Le Sefyu de Nathalie Canguilhem, –Molotov 4– m’a mis aussi une petite claque, « Jimmy » pour Booba, ou encore  « Cry me a river ».

Sinon, dernièrement, « Soldier of Love » de Sade.

Un clip que vous avez aimé tourner

J’ai kiffé réaliser les derniers Lino. Lui, son frère et son équipe ont beaucoup de tempérament, ce sont des gens super, pas toujours facile de faire le poids ; c’est un gros kif de bosser avec eux !
J’avais tellement à coeur de bien faire « Fautes de français » que je me suis écroulée une fois le tournage terminé alors que cela ne m’arrive jamais, enfin pas à ce point-là.

J’ai réalisé « VLB », il faisait chaud, c’était une sacrée mission, c’était cool de se retrouver à Villiers-le-Bel avec ces messieurs.

Un clip qui a été particulièrement difficile à faire

C’était toujours la même chose, un peu comme quand tu mets un enfant au monde : tu oublies les mauvais moments, tu ne gardes que le meilleur ! « VLB », je vais pas mentir, c’était dur vu l’économie du clip et nos ambitions. C’était à base de 80 plans dans la journée ! Avec Kub & Cristo, on a tourné plusieurs vidéos dans un entrepôt, comme le remix de « Papa ce soir » avec LFDV, j’étais à la réa et dans le même week-end « Wolfgang » pour Lino, sur lequel j’étais D.A..  il faisait tellement froid, c’était un enfer ! Mais ça donne des choses intéressantes à l’image, comme la fumée qui sort de la bouche  de Lino quand il rappe.

Un clip que vous auriez aimé tourner vous-mêmes

« Reason », le morceau produit par Clément Animal’sons pour Selah Sue. J’adore cette meuf, j’ai dit à ma prod de faire savoir à son équipe que j’avais envie de bosser pour elle, mais il n’y a pas eu de suite. Sinon, il y a un titre qui tourne en boucle à la maison, plus mainstream. Un clip moyen est sorti, et là ils viennent de refaire une vidéo plus authentique en Afrique, mais j’aurai bien kiffé ! J’en dis pas plus, ceux qui veulent aller gratter ont quelques indices 😉

Un clip qui vous agace / qui montre que l’industrie a changé

Ce qui m’agace, ce sont certaines maisons de disques. Elles ont beaucoup d’argent, mais elles tirent notre métier vers le bas en limitant les budgets, en utilisant les énergies  à mauvais escient. Je ne le répèterai jamais assez mais on ne fait pas d’images tout.e seul.e, il y a des équipes et chacun doit avoir son rôle. Pour faire de belles images, surtout dans une ère où le visuel est très important, il faut du temps et de l’argent. Je travaille avec Suther Kane Films, qui ont une haute estime de ce que je peux accomplir avec mon équipe et qui ont une vraie vision artistique ; même si on galère, ils savent prendre des risques. Je garde ma liberté artistique. Mais le clip, c’est presque une profession de foi, c’est usant.

Leïla Sy ©Lorent Kostar

Leïla Sy en quelques dates

30 juin 1977 Née l’année du punk et de pas mal d’activistes

1985 Rencontre Mya Frye et Michel Ressiga au Centre de danse du Marais, où elle continue de danser irrégulièrement.

1990 Après un casting sauvage, 1ère campagne Benetton. « Oliviero -Toscani, le photographe célèbre pour ses clichés jamais tièdes- a un sacré caractère, mais il m’a pris sous son aile ; j’ai beaucoup appris en l’observant »

1995-1996 tournée Macarena

1998 Défilé Yves Saint-Laurent ; départ aux Etats-Unis, danse pour Alvin Ailey

2000 Diplômée de l’Académie Julian, mieux connue sous le nom de Penninghen.

Juillet/Aout 2001 Photographe / graphiste pour le magazine Track List

Septembre 2003 Directrice artistique / Photographe pour la version française du magazine The Source
2005 Naissance de son 1er fils et de l’association Devoirs de mémoires

2007 Naissance de son deuxième fils

2009-2015 : Nombreux clips pour Kery James, Lino etc

2015 Clip de L.E.J