QUESTIONNAIRE -Faites-nous vos retours !

crédits : Davon Henry
Attentif.ve.s jusqu’au bout, les participant.e.s réagissent aux anecdotes
A VOS STYLOS – Vous avez lu notre retour sur la soirée du 28, le débat en présence de Leïla Sy. On attend le votre !

Après la soirée du 28 janvier, nous avons proposé un retour en photos, assez bref mais évocateur que vous pouvez lire ici : la discussion publique du 28 janvier avec Leïla Sy au Downtown Café, c’était ça !

À vous de nous dire ce que vous en avez pensé en  répondant à quelques questions. Ca ne prendra pas plus de cinq minutes : Alors, cette discussion publique #etreafrofrancaisEcestquoi, c’était comment ?

 

Merci et à très bientôt !!

DIAPORAMA – Leïla Sy x L’Afro : MERCI POUR CE MOMENT !

Bref retour en images et en mots sur notre première discussion publique sur le thème « Être afrofrançais.e, ça veut dire quoi ? » en compagnie de Leïla Sy.

Jeudi 28 janvier, nous avions donné rendez-vous aux lecteur.ice.s, curieux.se.s et aux personnes avides de rencontre au Downtown Café, bar cosy et « afrofriendly », du centre de Paris, pour participer à notre premier événement. L’occasion de rencontrer en chair et en os, les habitué.e.s de notre plateforme, lancée par un reportage lors de la Marche de la dignité, il y a trois mois maintenant. L’occasion aussi de présenter le blog et de débattre autour d’une thématique qui nous interpelle / nous intéresse : « Être Afrofrançais.E, ça veut dire quoi ? « .

L’occasion également de permettre aux lecteur.ice.s de rencontrer Leïla Sy. La réalisatrice et directrice artistique de nombreux clips pour différents artistes évoluant notamment dans le milieu hip-hop, comme Kery James ou encore Lino, avait été l’objet d’un article sur L’Afro, son portrait musical, qui reste à ce jour l’un des plus lus. Elle a activement participé à la discussion, en parlant de son expérience, ses engagements, notamment pour le hip-hop, elle qui participe au projet La Place, le centre culturel hip-hop qui prendra racine aux Halles.

Initialement prévue pour durer deux heures, la discussion, à laquelle a participé un auditoire varié d’enseignant.e.s comme Maboula Soumahoro, de journalistes comme Rosie Gankey, Jennifer Padjemi, ou encore Maïram Guissé du Parisien, -qui a dit qu’il n’y avait pas de journalistes noir.e.s ?, de réalisateur.ice.s tels Ruddy Kabuiku, qui avait co-réalisé avec cette dernière L’Amour en cité, d’étudiant.e.s, d’artistes, d’entrepreneur.e.s, s’est étirée pour durer 1 heure et demi en plus. Les échanges ont porté sur de nombreuses questions, comme la perception dans le milieu professionnel, ce que c’est d’être afro, le rapport entre le pays dit d’origine et la France…

Comme Leïla Sy l’a confiée, en guise de conclusion, ce genre d’événement donne de l’énergie, du fait de la teneur des échanges, du sérieux des questions abordées, mais aussi des moments de légèreté. Difficile d’en restituer la richesse ; la maxime « les absent.e.s ont toujours tort », prend pleinement son sens après ce jeudi, tant il nous sera compliqué, hormis en suivant les prochains posts que nous publierons, d’expliquer combien la soirée a permis d’apprendre, ce qu’on espère pouvoir rendre bientôt, en écrivant encore et toujours !!

Oui, la discussion est loin d’être soldée et sera réorganisée ailleurs. Les échanges vont inspirer de nouveaux articles, pour sûr ! Nous espérons vous revoir bientôt ou découvrir de nouveaux Afronautes, lors de prochains événements.

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VIDEOS – Dix clips de Leïla Sy (@lalasy) pour s’enjailler avant notre discussion publique

Leïla Sy © Lorent Kostar
Leïla Sy ©Lorent Kostar

RETROSPECTIVE – Leïla Sy est l’invitée du blog L’Afro pour la première discussion publique sur le thème « Être afrofrançais.e, ça veut dire ? » ce jeudi 28. L’occasion de (re)voir ses clips, réalisés pour la Sexion d’Assaut en passant par Kery James, le rappeur Lino ou L.E.J..

Leïla Sy a imposé sa patte visuelle pour les vidéo-clips de nombreux artistes au cours d’une carrière de clippeuse débutée au milieu des années 2000 pour un morceau de Kery James. Petite plongée sélective dans la clipographie de Leïla Sy.

Le combat continue part. 3 co-réalisé avec Chris Macari

« Désolé » de la Sexion d’Assaut co-réalisé avec Cristobal Diaz, dont elle avait expliqué la genèse.

Mon Sound de Raggsaonic co-réalisé avec Tristan Bensaïd

Les collaborations récentes avec Kery James

 

Lettre à la République co-réalisé avec Mathieu Foucher

et Lino

Leïla Sy a également signé des réalisations qui s’éloignent du hip-hop

Entre autres, elle collabore avec L.E.J.

 

Citation

INTERVIEW – Leïla Sy :  » Même si c’est un grand jeu de dupes, il faut absolument voter »

Leïla Sy ©Lorent KostarENTRETIEN – Elle nous avait parlé musique et images lors d’une première interview. Leïla Sy, réalisatrice de clips, passe devant la caméra jeudi 28 janvier pour rencontrer les lecteur.ice.s du blog. Entre engagement artistique et citoyen, elle se raconte.
Leïla Sy, réalisatrice de clips passionnée pour quelques-unes des plumes les plus exigeantes du rap français, est une citoyenne engagée et une activiste du hip-hop. Avant de rencontrer les lecteur.ice.s du blog, celle qui dit avec humour et lucidité « remplir deux quotas en étant une femme noire » est revenue pour L’Afro sur son action au sein de l’association Devoirs de Mémoires et son implication dans le centre hip-hop à venir, La Place.

Femme et noire

« Je remplis deux quotas : je suis une femme et je suis noire. Deux sacrés dossiers. Oui, je suis métisse, c’est ma différence. J’ai pu faire des photos pour Benetton. Oui, je suis une femme, qui bosse dans un milieu d’hommes. Mais j’ai aussi cette empathie que les femmes qui sont devenues mères ont ; travailler avec moi du coup rend les choses différentes. Pour le moment, je représente pour moi, les miens, mes engagements et ça fait déjà beaucoup. Essayer de créer des images de qualité et mettre en valeur le travail d’artistes que je respecte, c’est déjà une sacrée mission, je ne vais pas mentir. Cela m’importe de prendre plus le temps de réfléchir afin de représenter pour les femmes.  »

La radicalisation dans les quartiers

(On avait rencontré Leïla peu de temps après les attentats du 13 novembre) « Tant qu’il n’y aura pas de modèles, ni de tremplin, ni de but à atteindre plus lumineux pour les enfants et petits-enfants de déraciné.e.s qui ont la peau plus pigmentée et de manière plus globale pour les jeunes issues d’un environnement modeste, ils vont là où on leur tend une main et où on leur fait une place. Je travaille sur ces thèmes, à ma façon, aux côtés de nombreux artistes talentueux. Dans Fautes de français, le clip que j’ai réalisé pour Lino, on a écrit sur des écriteaux des extraits de son texte, malheureusement tristement prémonitoires. On laisse pourrir les choses, on attend que ‘ça crame’. Ces attentats, ce sont dix, quinze ans de travail qui sont partis en fumée. »

lino YT

Devoirs de Mémoires, l’expérience associative en sommeil

« Il y avait d’autres associations engagées comme AC le feu ou les Indigènes de la République, qui faisaient bien plus que nous sur le terrain et à qui je tire mon chapeau. Devoirs de Mémoires, c’était la réunion d’un groupe d’ami.e.s ; on voulait travailler sur des questions d’histoire, on se demandait d’où venait le rejet de la France chez certains et surtout ce sentiment étrange de ne pas se sentir français. On a rencontré des spécialistes, organisé des conférences / débats avec des historiens comme Benjamin Stora. Malheureusement, les événements*, comme la mort de Zyed et Bouna notamment nous ont rattrapé.
Devoirs de Mémoires est devenue Devoirs de Réagir. On organisait des réunions hebdomadaires. Lors de l’une d’elles, une jeune femme, Madeleine, a eu l’intelligence de dire qu’il fallait proposer des solutions concrètes pour contrer le manque de respect qui avait cours dans les médias à l’époque, alors beaucoup moins libéralisés, et comme les élections pointaient leurs nez, .  On s’est regardé : sur les vingt, on était au moins la moitié à ne pas avoir notre carte d’électeur. Si nous ne l’avions pas, alors qu’on était des adultes responsables, on s’est dit qu’on devait encourager les plus jeunes à l’avoir et surtout aller nous inscrire également ;))) « 

Sur le droit de vote

« On a mobilisé notre réseau et lancé cet appel à s’inscrire sur les listes électorales. On a été médiatisé, ce qu’on recherchait, car on voulait se faire entendre, on avait envie qu’il y ait un peu d’espoir mais on était la face visible de l’iceberg. On a été beaucoup décrié, comme étant le « collectif de people » appelant au vote, –et a suscité de nombreux débats sur la toile, ndlr-. Cela m’a beaucoup peiné et a sans doute contribué à ce qu’on mette l’association en sommeil. Aujourd’hui, par rapport au droit de vote, je suis assez radicale. Même si c’est un grand jeu de dupes, il faut absolument voter : d’autres ne s’en privent pas. Ma grand-mère n’avait pas le droit de vote dans sa jeunesse, moi si. Comme disait Guillaume Depardieu, qui nous a malheureusement quitté, si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi. L’acte de voter, c’est aussi l’acte de s’approprier son pays. Déjà que certains ne veulent pas qu’on se sente chez nous, si nous n’essayons pas de faire en sorte de l’être, on ne va pas s’en sortir. »

Son expertise sollicitée pour le centre hip-hop La Place

« La Place est gérée par une association, présidée par Agnès B., une grande dame qui a un vrai attachement au hip-hop. Elle soutient les graffiti artistes, a également une renommée qui dépasse notre milieu. Je suis membre qualifiée et bénévole au sein du conseil d’administration ; on est en charge de conseiller l’équipe qui gère le lieu au quotidien, de faire la place à toutes les disciplines, de crédibiliser le projet. C’est un idéal qui prend jour, après un travail de longue haleine, qui, j’espère, rayonnera, une fois mis en place. Enfin une reconnaissance concrète et juste de notre culture, de ma culture, le hip-hop.
C’est une évolution logique, importante et vitale pour notre pays. La France reconnaît la puissance, la richesse et l’énergie de tous ses enfants. Je suis extrêmement honorée d’avoir été contactée, même si je suis plutôt discrète. »

*A ce sujet, un article publié sur Regards dresse un bilan des actions diverses initiées nées suite aux événements de 2005

Pour lire la première partie de notre entretien : Leïla Sy, portrait musical

SAVE THE DATE – Vous x Leïla Sy x Nous @Downtown Café le 28 janvier

RENCONTRE – L’Afro fait son premier événement public le jeudi 28 janvier au Downtown Café à Paris. La réalisatrice de clips Leïla Sy sera présente. L’occasion de revenir sur sa carrière et de discuter du thème « Ca veut dire quoi être afrofrançais.e ? ».

Leïla Sy © Lorent Kostar

« Ca veut dire quoi, être afrofrançais.e ? » C’est ce que nous avons envie de discuter avec vous le 28 janvier au Downtown Café, un bar « afro-friendly » rue Jean-Pierre Timbaud.

Leïla Sy sera présente. L’artiste, réalisatrice de clips nous avait donné un entretien à retrouver ici. Nous publierons la deuxième partie de l’entrevue mercredi 28 janvier.


Vous pouvez retrouver l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/570090636474989/

ou Event Brite https://www.eventbrite.com/e/1-le-blog-lafro-invite-leila-sy-tickets-20655114002

IMPORTANT : Si cela vous intéresse, et que vous vous êtes déjà inscrit.e.s sur Facebook et Event Brite, confirmez votre venue sur l.afrolesite@gmail.com. Les places étant limitées, nous prendrons en compte les inscrit.e.s par mail EN PRIORITÉ. 

Et si vous avez deux minutes, donnez votre avis sur le blog ici.

Merci et au 28 !