#CROWDFUNDING – JE T’AIM3, Dire à Lamine, Jadia le film, … Liste non-exhaustive de projets afro qui ont besoin d’un coup de main financier

#CROWDFUNDING – C’est comme ça qu’Awotele, la revue ciné de qualité à laquelle participe la journaliste Claire Diao a pu financer son dernier numéro. Si vous avez un peu de sous, nous postons ici des projets afro de qualité qui demandent un soutien financier. Pick’em up 😉

L’union fait la force. Et comme Grégoire a réussi à lancer sa carrière musicale grâce aux internautes, des projets afro n’attendent que votre soutien financier pour exister.

JE T’AIM3

Equipe Je t'aim3 trilogie

L’amour-, voici le thème principal de ce projet de courts métrages en trois volets dont chacun sera mis en images par un réalisateur différent à savoir Leila Sy que l’on connait notamment pour être derrière les clips de Kery James depuis 10 ans ; Kub & Cristo, à l’initiative du projet, duo  des clips du rappeur VALD à qui ils proposent de jouer le rôle principal masculin. L’idée : explorer l’évolution du sentiment amoureux : avant, la rencontre ; pendant , le quotidien ; après,  la violence. Plus que quelques heures pour soutenir le projet qui a déjà atteint plus de 95% de son objectif à ce jour.

Dire à Lamine

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Lamine Dieng est mort le 17 juin 2007, étouffé après avoir supporté le poids de cinq policiers, face contre terre. Après 10 ans de bataille judiciaire, l’affaire s’est soldée par un non-lieu. Le collectif Vies Volées, co-fondée par Ramata Dieng, soeur de la victime, ainsi que le collectif Cases Rebelles, ont donc décidé de faire une documentaire, donnant la parole à des membres de la famille mais aussi à des militants comme Almamy Kanouté ou encore l’avocate et historienne Rosa-Amelia Plumelle-Uribe, le tout sur une bande son du duo Kami Awori. Le tournage a débuté en 2016 et l’argent récolté servira à régler les frais de post-production, incluant le mixage du son et l’étalonnage. Il reste 27 jours pour faire un don ; à ce jour, 37% de l’objectif a été atteint.

Jadia, le film

Lorena Masikini aka Afeni
Lorena Masikini qui interprétera le rôle d’Afeni

Jadia est le nom d’un court-métrage imaginé par Marie-Ngoya, qui en est la co-scénariste, réalisatrice, productrice et distributrice. Cette fiction se focalise sur Afeni et Kelile, deux afro-français.e.s militant.e.s se mobilisant autour des violences policières. Figurent au casting : Lorena Masikini qui tiendra l’un des rôles principaux (celui d’Afeni), aux côtés de Sacko the Comedian ou encore Stomy Bugsy.

Pour que le tournage puisse débuter au mois de juillet, Marie-Ngoya cherche à réunir 20 000€. Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page Facebook du projet et pour faire un don, c’est par ici!

Vous avez déjà soutenu…

Koudmen Ba La Dominik

Koudmen La Ba Dominik

Pour venir en aide à la Dominique après le passage de l’ouragan Maria en septembre dernier, Koudmen Ba La Dominik- un collectif de citoyens qui s’est formé en 2015 suite à la tempête Erika, a lancé une nouvelle cagnotte en ligne pour reconstruire et  apporter une aide matériel à des centres de santé. Résultat : sur les 50 000€ visés à l’origine, 4790€ ont été récoltés.

Paroles d’honneur

« Par Nous, pour Tous! Un média 100 % autonome/100 % décolonial! », tel est le slogan de l’émission dévoilée en février dernier sur http://www.lebanlieusard.fr, site d’information du rappeur Kery James. L’historienne et politologue Françoise Vergès, la députée Danièle Obono ou encore la maître de conférences Maboula Soumahoro ont pris part à des débats dans le cadre de Paroles d’honneur. Le projet avait besoin de financement pour se poursuivre. Résultat : la cagnotte finale s’élève à 14 191€ (l’objectif était de 13 850€).

L’Arbre à Palimpseste – La série

larbre à palimpseste

Des personnages historiques africains mis en scène dans une série animée à travers le récit d’une conteuse, c’est l’idée d’Ingrid Agbo, qui a officié au cinéma comme directrice de la photographie et assistante opérateur. Pour rendre ce projet dont on a été nombreux.ses à rêver sur pied, elle a décidé avec son équipe de lancer une campagne de financement participatif. La comédienne Tatiana Rojo prendra également part au projet. Résultat : 6058€ ont été récoltés pour un objectif de 6000€).

Gueriaz d’Afro Fiction : les m1nutes films

Afro Fiction, collectif de comédien.ne.s, scénaristes, réalisat.reur.ice.s, qui cherchent à promouvoir le travail des afrodescendant.e.s dans la production cinématographique. Créée il y a un an, l’association, marrainée par la grande Firmine Richard, a déjà organisé les Chronofilms, un marathon de réalisation de court métrages en un temps limité de 48h.

L’équipe fait appel au public pour relever un nouveau défi : réalisé des films d’une minute en une journée de tournage et deux jours de post production en s’inspirant du cinéma Guerilla, d’où le nom du projet : Gueriaz. Résultat : le collectif a obtenu 1325€ sur les 4000 initialement demandés. 

Cinewax Outdoors

Cinewax

L’association Cinewax, dédiée à la promotion des cultures africaines, lance un appel au don pour la seconde édition de son festival gratuit Cinewax Outdoors qui se déroulera, comme l’an passé, en plein air dans la capitale française. Résultat : 9169€ ont été récoltés (l’objectif était de 9000€)

Slice Up

Initié par 3 journalistes, le projet marrainé par l’actrice Aïssa Maïga a pour but de former des reporters web sur le continent africain afin qu’iels puissent réaliser leurs propres sujets. Après avoir formé 10 femmes et hommes au maniement de la caméra, du montage, de la narration et de la valorisation de contenus en ligne, Elsa Miské et Nicolas Baillergeau veulent apporter leur compétence à 10 autres personnes, cette fois, au Togo début 2018, avec l’aide du data journaliste togolais Richard Folly.

Résultat : la cagnotte a réuni 10 155€ soit 155€ de plus que l’objectif de base.

Bazar Café

L’écrivain guadeloupéen Alain Foix souhaite ouvrir un café littéraire et artistique à la Charité sur Loire, baptisée  ville du livre en 2002. Le lieu permettra d’accueillir des résidences d’écrivains, d’artistes ainsi que des expositions et des conférences.

Résultat : 6535€, soit 535€ de plus que nécessaire. 

Afrosphères

visuel afrosphères

Ce projet de salle de lecture à Douala est marrainé par l’écrivaine Léonora Miano qu’on ne vous présente plus. Afrosphères est « dédiée à la promotion des productions intellectuelles et culturelles du monde afro », en mettant « à la disposition de jeunes de la ville, les ouvrages au programme officiel des écoles camerounaises. » L’association souhaite également organiser des événements culturels, toujours dans un but éducatif. Résultat : le projet a récolté 3 625€ (4 000€ était l’objectif initial).

Comme un Million de Papillons Noirs

Papillons Noirs

Après deux livres publiés, l’afroféministe Laura Nsafou aka Mrs Roots se lance dans une nouvelle aventure littéraire. Cette fois, elle veut valoriser les cheveux crépus et frisés, encore trop souvent dépréciés dans notre société, auprès des petites filles. Pour illustrer son texte, elle a fait appel à la dessinatrice Barbara Brun. Il s’agira du premier projet du genre en France. Résultat : objectif plus qu’atteint, avec une jauge qui a explosé à 22 018€ contre 10 000€ initialement demandés !

Higoma

On avait adoré ses poupées de bien-être Aku Ako, un mix entre les Kokeschi du Japon et les Akuaba ashanti*; on adore son projet de « tambours parlants ». Noumbissi Design, la petite entreprise de design créée par Simon Tam, veut créer des enceintes audio ayant la forme de djembés (tambours parlants), conçues artisanalement  au Cameroun. Une bonne manière de dépoussiérer la vision de l’objet, tout en mettant à l’honneur le savoir-faire camerounais.  Résultat : le projet a rassemblé 5 280€.
*Vous pouvez les retrouver aux Galeries Lafayette de Montparnasse, (Paris XIVe) aux côtés des créations d’Afrikanista ou de Myriam Maxo entre autres.

La crépue

La websérie visible sur Youtube qui raconte les tribulations quotidiennes d’une femme noire qui porte ses cheveux au naturel, en milieu professionnel en passant par la vie sentimentale, lance un appel au don. Le but est double, nous dit sa créatrice sur la page Facebook du projet :  « donner jour aux prochains épisodes et vous faire participer à leur création. » Objectif atteint avec 5 160€ réunis !

MAMIWATA

La comédienne Astrid Bayiha signe avec MAMIWATA sa première pièce de théâtre en tant qu’auteure. Elle y joue également. Présenté en exclusivité au public en septembre 2016, ce spectacle questionne la place des mythes dans la construction identitaire et le rapport aux autres. Il sera à nouveau mis en scène du 29 mars au 9 avril au Théâtre de l’Opprimé. À cette occasion, Astrid Bahiya a lancé un appel au don en rappelant que l’équipe, constituée de six femmes et deux hommes, a jusqu’ici travaillé de façon bénévole. La campagne de financement participatif de ce projet unique a pris fin le 28 mars. Résultat : 1275€ ont été réunis (l’équipe était en quête de 1000€).

Fanon hier, Fanon aujourd’hui : Regards croisés

La Fondation Frantz Fanon souhaite réaliser un documentaire sur la vie du psychiatre et militant martiniquais décédé en 1961 depuis 2015, année de son 90ème anniversaire. Le plus de ce projet, c’est qu’il permettrait d’exploiter des archives encore jamais utilisés dans aucun autre film parlant de lui. Elle a donc décidé de mettre en place une demande de financement participatif. Résultat : 243 contributeur.ices ont donné en deux mois 11 515€, pour un objectif initial de 11 000€.

Chimen an mwen

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Harry Eliezer, animateur sur les radio France Inter, France Bleu passé chez pigiste chez Slate et actuellement coach personnel, a décidé de partir de sa propre expérience pour son documentaire : celle d’un homme d’origine guadeloupéenne qui est né et a grandi à Paris et dont les parents ont bien pris soin de ne pas lui transmettre la culture liée à son île d’origine, craignant que cela ne mette un frein à son intégration en métropole. Dans Chimen an mwen -« mon chemin » en créole- , on le suit dans sa quête identitaire où l’entre-deux culturel est questionné. Afin de pouvoir achever le tournage du film, il a lancé une campagne de crowdfunding avec comme objectif 20 000€. Résultat : objectif atteint le 25 décembre avec 20 045€ réunis.

Colocation entre filles 

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Vous suivez peut-être Ruby Comédienne alias Yvonne Akono sur Facebook et sur Snapchat où elle poste régulièrement des sketches de quelques minutes. Elle est aussi la créatrice et une des actrices de la web-série Colocation entre filles, qui parle du quotidien de jeunes femmes qui partagent un appartement à Rouen. Pour que la troisième saison puisse voir le jour, celle qui incarne Coco a lancé un crowdfunding et demandé 10 000 euros. Résultat :  11 006€ ont été récoltés.

Le documentaire Ouvrir la voix d’Amandine Gay

 


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Il est presque enfin là, le film d’Amandine Gay. Dans Ouvrir la voix, la réalisatrice afroféministe donne la parole à des jeunes femmes noires et européennes pour en dresser « un portrait politique aussi multiple que les réalités et identités qu’il comprend », comme l’annonce la page Facebook du film. On dit que ce premier documentaire est presque là car s’il va tourner dans les festivals, il a besoin de soutien populaire et financier. Vous pouvez contribuer à faire arriver cette production indépendante et militante dans les salles en participant au crowdfunding lancé ici. Le + : en attendant de découvrir Ouvrir la voix dans son intégralité, vous pouvez découvrir des scènes coupées au montage sur la chaîne Youtube du film, qui en donne un premier aperçu. Résultat : le projet a dépassé son objectif. Vous avez pu le découvrir le 15 décembre au Centre Curial, lors d’une projection co-organisée par vos servitrices et l’ADEAS.

Welcome to Conakry

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Conakry, capitale de la Guinée, sera également la capitale mondiale du livre de l’UNESCO en 2017. Ça tombe bien car c’est justement l’aspect culturel de la ville qu’Aïcha Diaby, l’instigatrice du projet, veut mettre en avant. À travers une série documentaire en 6 épisodes, elle nous propose de découvrir les acteur.ices de la mode, de la gastronomie ou encore du street art sur place. Le tournage a débuté fin octobre et la campagne avait déjà atteint 4 220 euros sur les 5 000 nécessaires le 15 octobre, 9 jours avant sa date de clôture.
Résultat : Le 24 octobre, les crowdfunders ont permis à l’équipe de remporter 5 235€  sur les 5000 demandés. 

Nogochi, le film

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« Un film d’aventure en Afrique, entre Apocalypto et Indiana Jones« , c’est ainsi qu’est présenté le projet de film Nogochi, premier long métrage de Toumani Sangaré -qui sera également à la réalisation-, co-écrit par le scénariste et auteur de bande dessinée Christian Vilà. Toumani Sangaré s’est d’abord fait connaître en tant que réalisateur de clips en tant que membre du collectif Kourtrajmé pour Mokobe ou encore Salif Keita. Plus récemment, il a lancé la série malienne à succès Taxi Tigui. Dans Nogochi, on suivra le parcours d’un ancien esclave américain de retour en Afrique de l’ouest dans les années 1880 et recueilli par une famille de Donso, les maîtres chasseurs traditionnels, le tout en langue bambara. Le projet est ambitieux et nous tient déjà en haleine ! Le + : on peut d’ores et déjà découvrir les costumes traditionnels et accessoires qui figureront dans le film par là.
Résultat : la campagne de financement participatif a pris fin le 13 octobre et a plus que dépassé son objectif en récoltant 15 560 euros alors que l’objectif était de 6 000 ! 

Le city guide de Little Africa

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Jacqueline Ngo Mpii a eu la bonne idée de monter Little Africa, qui donne à voir Paris sous son jour afro. À la faveur de balades dans divers quartiers, l’entrepreneure fait découvrir aux badauds restos, monuments, lieux, magasins et initiatives gérés, érigés, marqués, impulsés, traversés par et pour les afrodescendant.e.s. Et pour mieux faire comprendre que la ville fait aussi rêver grâce à ses  habitant.e.s, artisan.e.s, artistes, restaurateur.ice.s afrodescendant.e.s, Jacqueline et son équipe sortent un guide !!  Une excellente idée que nous soutenons.
Si la collecte réussit, le guide sera disponible en novembre 2016.
Résultat : La collecte a fonctionné pour Little Africa. 15 765 euros ont été réunis soit 765 euros de plus que la somme que l’organisation pilotée par Jacqueline Ngo Mpii avait fixée. Le guide est disponible depuis le 13 novembre sur la boutique en ligne dédiée

La dotation du prix Mahogany

 


Mahogany


Leonora Miano
, qui vient de sortir L’Imperatif transgressif et Crépuscule du tourment n’est pas que l’une des écrivaines importantes de la dernière décennie. C’est aussi une activiste de la littérature, qui n’hésite pas à parler des projets des autres et à les célébrer. C’est pour mettre en avant l’exigence et la qualité d’oeuvres littéraires d’auteur.e.s subsaharien.ne.s qu’elle a créé le prix Mahogany il y a quelques années. La.e gagnant.e recevait une oeuvre d’art, mais l’artiste pense qu’une dotation financière permettra de valoriser encore plus ce prix et par truchement, l’oeuvre et celui qu’il l’a écrit. Nous croyons comme Leonora Miano que cultiver les esprits est aussi important que de stimuler et de créer des richesses économiques en Afrique et dans sa diaspora.

Résultat : Si on est loin de l’argent qui devait être collecté à l’origine, soit 10 000 euros, les 1500 euros, hors frais retenus par la plateforme collectés par ici vont quand même permettre de remettre un prix au gagnant de l’édition 2017. Pour cela, Mahogany a demandé l’autorisation aux participants du crowdfunding. 

La chaîne Youtube de La Nadjance

la nadjance

Après avoir découvert -tardivement- les vidéos de Naya Ali, on a continué à fouiner sur Internet. Et c’est sur Facebook qu’on est tombé sur Nadjélika Amandine Bamba aka La Nadjance. D’origine ivoirienne, elle n’est pas qu’une humoriste qui nous fait partager sa vie quotidienne de vingtenaire , avec ses potes ou ses fans -oui, oui-. Outre son bagout, ses prises de  position, elle veut faire découvrir sa musique, qu’elle étudie, avec des vidéos de meilleure qualité qu’elle posterait sur une chaîne Youtube qu’elle veut créer grâce à vous. C’est un grand OUI pour nous !
Résultat : la collecte qui se déroulait ici, a permis à La Nadjance de récupérer 3436 sur les 3000 euros demandés à l’origine.

Le camp décolonial

camp decolonial

Il aura fait couler beaucoup d’encre ce camp décolonial, avant même d’avoir eu lieu. Co-organisé par Fania Noël et Sihame Assbague, le camp propose du 25 au 28 août 2016 formations à l’antiracisme politique à l’approche de la présidentielle 2017. Avec un Parti Socialiste exsangue et inaudible, une droite droite dans ses bottes- immigration, sécurité, identité- qui affiche quinze mille candidats, les extrêmes droites à qui on donne toujours plus de temps d’antenne et à qui on vient voler des thèmes, et l’éclatement de l’extrême-gauche, oui, ce serait pas mal d’aller voter -ou pas, mais armé.e de savoirs.
Résultat : L’objectif était de récolter 8000 euros. Les organisatrices ont reçu près de 8 825 euros et le camp décolonial a eu lieu, non sans susciter de nombreuses levées de bouclier au plus haut niveau de l’État, dont Manuel Valls ou encore Najat Vallaud-Belkacem. 

Le site média Nothing But The Wax

 


nbw


En 2010, c’était un blog. 2016 signe l’arrivée de Nothing But The Wax comme un site média dédié à la mode et à la beauté noire. Derrière le projet s’activent Chayet Chiénin et une team de passionné.e.s/journalistes. Pour aller plus loin, elleux ont lancé un crowdfunding et ont déjà atteint le bel objectif de 15 000 euros. Décidé.e.s à aller sur le terrain notamment à l’étranger, Chayet Chiénin et son équipe veulent atteindre le palier des 20000 euros et vous sollicitent. Assister à la naissance d’un média est important. Nous, on suit !
Résultat :  sur 15 000 euros demandés, et après une relance auprès du public, la team NBTW a réussi à obtenir 20 321 euros sur la plateforme Ulule.

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QUESTIONNAIRE -Faites-nous vos retours !

crédits : Davon Henry
Attentif.ve.s jusqu’au bout, les participant.e.s réagissent aux anecdotes
A VOS STYLOS – Vous avez lu notre retour sur la soirée du 28, le débat en présence de Leïla Sy. On attend le votre !

Après la soirée du 28 janvier, nous avons proposé un retour en photos, assez bref mais évocateur que vous pouvez lire ici : la discussion publique du 28 janvier avec Leïla Sy au Downtown Café, c’était ça !

À vous de nous dire ce que vous en avez pensé en  répondant à quelques questions. Ca ne prendra pas plus de cinq minutes : Alors, cette discussion publique #etreafrofrancaisEcestquoi, c’était comment ?

 

Merci et à très bientôt !!

DIAPORAMA – Leïla Sy x L’Afro : MERCI POUR CE MOMENT !

Bref retour en images et en mots sur notre première discussion publique sur le thème « Être afrofrançais.e, ça veut dire quoi ? » en compagnie de Leïla Sy.

Jeudi 28 janvier, nous avions donné rendez-vous aux lecteur.ice.s, curieux.se.s et aux personnes avides de rencontre au Downtown Café, bar cosy et « afrofriendly », du centre de Paris, pour participer à notre premier événement. L’occasion de rencontrer en chair et en os, les habitué.e.s de notre plateforme, lancée par un reportage lors de la Marche de la dignité, il y a trois mois maintenant. L’occasion aussi de présenter le blog et de débattre autour d’une thématique qui nous interpelle / nous intéresse : « Être Afrofrançais.E, ça veut dire quoi ? « .

L’occasion également de permettre aux lecteur.ice.s de rencontrer Leïla Sy. La réalisatrice et directrice artistique de nombreux clips pour différents artistes évoluant notamment dans le milieu hip-hop, comme Kery James ou encore Lino, avait été l’objet d’un article sur L’Afro, son portrait musical, qui reste à ce jour l’un des plus lus. Elle a activement participé à la discussion, en parlant de son expérience, ses engagements, notamment pour le hip-hop, elle qui participe au projet La Place, le centre culturel hip-hop qui prendra racine aux Halles.

Initialement prévue pour durer deux heures, la discussion, à laquelle a participé un auditoire varié d’enseignant.e.s comme Maboula Soumahoro, de journalistes comme Rosie Gankey, Jennifer Padjemi, ou encore Maïram Guissé du Parisien, -qui a dit qu’il n’y avait pas de journalistes noir.e.s ?, de réalisateur.ice.s tels Ruddy Kabuiku, qui avait co-réalisé avec cette dernière L’Amour en cité, d’étudiant.e.s, d’artistes, d’entrepreneur.e.s, s’est étirée pour durer 1 heure et demi en plus. Les échanges ont porté sur de nombreuses questions, comme la perception dans le milieu professionnel, ce que c’est d’être afro, le rapport entre le pays dit d’origine et la France…

Comme Leïla Sy l’a confiée, en guise de conclusion, ce genre d’événement donne de l’énergie, du fait de la teneur des échanges, du sérieux des questions abordées, mais aussi des moments de légèreté. Difficile d’en restituer la richesse ; la maxime « les absent.e.s ont toujours tort », prend pleinement son sens après ce jeudi, tant il nous sera compliqué, hormis en suivant les prochains posts que nous publierons, d’expliquer combien la soirée a permis d’apprendre, ce qu’on espère pouvoir rendre bientôt, en écrivant encore et toujours !!

Oui, la discussion est loin d’être soldée et sera réorganisée ailleurs. Les échanges vont inspirer de nouveaux articles, pour sûr ! Nous espérons vous revoir bientôt ou découvrir de nouveaux Afronautes, lors de prochains événements.

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 (Photos : Davon Henry pour L’Afro)

VIDEOS – Dix clips de Leïla Sy (@lalasy) pour s’enjailler avant notre discussion publique

Leïla Sy © Lorent Kostar
Leïla Sy ©Lorent Kostar

RETROSPECTIVE – Leïla Sy est l’invitée du blog L’Afro pour la première discussion publique sur le thème « Être afrofrançais.e, ça veut dire ? » ce jeudi 28. L’occasion de (re)voir ses clips, réalisés pour la Sexion d’Assaut en passant par Kery James, le rappeur Lino ou L.E.J..

Leïla Sy a imposé sa patte visuelle pour les vidéo-clips de nombreux artistes au cours d’une carrière de clippeuse débutée au milieu des années 2000 pour un morceau de Kery James. Petite plongée sélective dans la clipographie de Leïla Sy.

Le combat continue part. 3 co-réalisé avec Chris Macari

« Désolé » de la Sexion d’Assaut co-réalisé avec Cristobal Diaz, dont elle avait expliqué la genèse.

Mon Sound de Raggsaonic co-réalisé avec Tristan Bensaïd

Les collaborations récentes avec Kery James

 

Lettre à la République co-réalisé avec Mathieu Foucher

et Lino

Leïla Sy a également signé des réalisations qui s’éloignent du hip-hop

Entre autres, elle collabore avec L.E.J.

 

Citation

INTERVIEW – Leïla Sy :  » Même si c’est un grand jeu de dupes, il faut absolument voter »

Leïla Sy ©Lorent KostarENTRETIEN – Elle nous avait parlé musique et images lors d’une première interview. Leïla Sy, réalisatrice de clips, passe devant la caméra jeudi 28 janvier pour rencontrer les lecteur.ice.s du blog. Entre engagement artistique et citoyen, elle se raconte.
Leïla Sy, réalisatrice de clips passionnée pour quelques-unes des plumes les plus exigeantes du rap français, est une citoyenne engagée et une activiste du hip-hop. Avant de rencontrer les lecteur.ice.s du blog, celle qui dit avec humour et lucidité « remplir deux quotas en étant une femme noire » est revenue pour L’Afro sur son action au sein de l’association Devoirs de Mémoires et son implication dans le centre hip-hop à venir, La Place.

Femme et noire

« Je remplis deux quotas : je suis une femme et je suis noire. Deux sacrés dossiers. Oui, je suis métisse, c’est ma différence. J’ai pu faire des photos pour Benetton. Oui, je suis une femme, qui bosse dans un milieu d’hommes. Mais j’ai aussi cette empathie que les femmes qui sont devenues mères ont ; travailler avec moi du coup rend les choses différentes. Pour le moment, je représente pour moi, les miens, mes engagements et ça fait déjà beaucoup. Essayer de créer des images de qualité et mettre en valeur le travail d’artistes que je respecte, c’est déjà une sacrée mission, je ne vais pas mentir. Cela m’importe de prendre plus le temps de réfléchir afin de représenter pour les femmes.  »

La radicalisation dans les quartiers

(On avait rencontré Leïla peu de temps après les attentats du 13 novembre) « Tant qu’il n’y aura pas de modèles, ni de tremplin, ni de but à atteindre plus lumineux pour les enfants et petits-enfants de déraciné.e.s qui ont la peau plus pigmentée et de manière plus globale pour les jeunes issues d’un environnement modeste, ils vont là où on leur tend une main et où on leur fait une place. Je travaille sur ces thèmes, à ma façon, aux côtés de nombreux artistes talentueux. Dans Fautes de français, le clip que j’ai réalisé pour Lino, on a écrit sur des écriteaux des extraits de son texte, malheureusement tristement prémonitoires. On laisse pourrir les choses, on attend que ‘ça crame’. Ces attentats, ce sont dix, quinze ans de travail qui sont partis en fumée. »

lino YT

Devoirs de Mémoires, l’expérience associative en sommeil

« Il y avait d’autres associations engagées comme AC le feu ou les Indigènes de la République, qui faisaient bien plus que nous sur le terrain et à qui je tire mon chapeau. Devoirs de Mémoires, c’était la réunion d’un groupe d’ami.e.s ; on voulait travailler sur des questions d’histoire, on se demandait d’où venait le rejet de la France chez certains et surtout ce sentiment étrange de ne pas se sentir français. On a rencontré des spécialistes, organisé des conférences / débats avec des historiens comme Benjamin Stora. Malheureusement, les événements*, comme la mort de Zyed et Bouna notamment nous ont rattrapé.
Devoirs de Mémoires est devenue Devoirs de Réagir. On organisait des réunions hebdomadaires. Lors de l’une d’elles, une jeune femme, Madeleine, a eu l’intelligence de dire qu’il fallait proposer des solutions concrètes pour contrer le manque de respect qui avait cours dans les médias à l’époque, alors beaucoup moins libéralisés, et comme les élections pointaient leurs nez, .  On s’est regardé : sur les vingt, on était au moins la moitié à ne pas avoir notre carte d’électeur. Si nous ne l’avions pas, alors qu’on était des adultes responsables, on s’est dit qu’on devait encourager les plus jeunes à l’avoir et surtout aller nous inscrire également ;))) « 

Sur le droit de vote

« On a mobilisé notre réseau et lancé cet appel à s’inscrire sur les listes électorales. On a été médiatisé, ce qu’on recherchait, car on voulait se faire entendre, on avait envie qu’il y ait un peu d’espoir mais on était la face visible de l’iceberg. On a été beaucoup décrié, comme étant le « collectif de people » appelant au vote, –et a suscité de nombreux débats sur la toile, ndlr-. Cela m’a beaucoup peiné et a sans doute contribué à ce qu’on mette l’association en sommeil. Aujourd’hui, par rapport au droit de vote, je suis assez radicale. Même si c’est un grand jeu de dupes, il faut absolument voter : d’autres ne s’en privent pas. Ma grand-mère n’avait pas le droit de vote dans sa jeunesse, moi si. Comme disait Guillaume Depardieu, qui nous a malheureusement quitté, si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi. L’acte de voter, c’est aussi l’acte de s’approprier son pays. Déjà que certains ne veulent pas qu’on se sente chez nous, si nous n’essayons pas de faire en sorte de l’être, on ne va pas s’en sortir. »

Son expertise sollicitée pour le centre hip-hop La Place

« La Place est gérée par une association, présidée par Agnès B., une grande dame qui a un vrai attachement au hip-hop. Elle soutient les graffiti artistes, a également une renommée qui dépasse notre milieu. Je suis membre qualifiée et bénévole au sein du conseil d’administration ; on est en charge de conseiller l’équipe qui gère le lieu au quotidien, de faire la place à toutes les disciplines, de crédibiliser le projet. C’est un idéal qui prend jour, après un travail de longue haleine, qui, j’espère, rayonnera, une fois mis en place. Enfin une reconnaissance concrète et juste de notre culture, de ma culture, le hip-hop.
C’est une évolution logique, importante et vitale pour notre pays. La France reconnaît la puissance, la richesse et l’énergie de tous ses enfants. Je suis extrêmement honorée d’avoir été contactée, même si je suis plutôt discrète. »

*A ce sujet, un article publié sur Regards dresse un bilan des actions diverses initiées nées suite aux événements de 2005

Pour lire la première partie de notre entretien : Leïla Sy, portrait musical