#lafrolive : série « Maîtresse d’un homme marié » mercredi 13 mai à 18h avec Ndèye Fatou Kane

Vous connaissez la série « Maîtresse d’un homme marié », production sénégalaise créée par Kalista Sy-une femme- qui cartonne sur Youtube ? Chez L’Afro, nous sommes tout de suite devenues accros ! La série traite de bien des questions : la polygamie, l’intrusion des familles dans les mariages, la place des femmes et les choix des hommes dans la société sénégalaise… On n’oublie pas non plus que certains ont voulu la faire interdire, jugeant qu’elle faisait notamment la promotion de l’adultère… Alors que la saison 2 bat son plein, on s’est dit que ce serait super d’en discuter avec Ndèye Fatou Kane, écrivaine et féministe sénégalaise, qui était par ailleurs intervenue il y a un an jour pour jour durant la seconde édition du Fraîches Women Festival. Rendez-vous mercredi 13 mai à 18h sur notre compte Instagram pour un live où vous pourrez, comme toujours, poser vos questions!

#TYLA :  Le buzz qui divise 

REVUE DE WEB – Le duo TYLA agite les réseaux sociaux avec leurs vidéos virales, pleines d’énergie mais fait débat, notamment avec leur talk show. Wilfried et Jemima en ont parlé à L’Afro.

Les #TYLA laissaient espérer beaucoup. Amies, associées, Betty Richoux, 26 ans, et Ornella Mayassi, 28 ans, dont le nom de « gang » est formé des dernières syllabes de leurs prénoms, semblent être devenues les conseillères en image les plus en vue du moment, sur le web du moins.

Leur recette ? De courtes vidéos, où on les voit, en duo, en voiture, danser sur des tubes de musique afro-urbaine, qui ont servi de rampe de lancement à leur émission le #TYLASHOW sur Youtube, dont des extraits sont en ligne tous les mercredis à 18 heures.

Pêche d’enfer, chorés et mises impeccables… Ces deux femmes-là savent (s’)enjailler au point de faire des dizaines de milliers de vues à chaque fois. Mais comme le note la blogueuse Perle, les concepts de la vidéo en voiture ont été repris à des Australiennes qui ont buzzé en début d’année, celui du TYLA SHOW l’émission lancée début novembre sur YouTube, où elles sont entourées de trois autres jeunes femmes, rappelle l’émission TheForwomenshow.

Malgré la réutilisation de concepts validés par le public, l’accueil reste mitigé. Si des internautes adorent,

 

 

 

d’autres déchantent. « TYLASHOW avait tout pour devenir LE rendez-vous ‘entre copines’, explique Wilfried qui les a découvertes sur les réseaux sociaux. C’est pétillant, spontané mais ça manque de profondeur dans les sujets pour l’instant. » Verdict de Jemima qui dit avoir regardé tous les shows : »Elles ont fait du bruit pour pas grand-chose. »

Pour Wilfried, « le divertissement , sorte de réunion entre copines où elles parlent des relations hommes-femmes, peine à trouver sa cible », peut être parce que les teasers cadrent mal avec ce qu’elles font au final ? Pour Jemima, si les TYLA veulent conseiller et aider, elles s’y prennent mal. « On voit juste une bande de filles jolies bien maquillées, bien habillées. C’est tout. La fille/femme qui se sent mal dans sa peau va juste les regarder avec envie », pressent-elle.

Pire, malgré l’image positive que les #TYLA disent vouloir délivrer  à coup de slogans comme #impossiblenestpasafricain, « leurs vidéos, c’est une bande de filles qui en kongossent-font des commérages sur- d’autres, analyse Jemima. En quoi s’asseoir et rire des filles sur Instagram va aider certaines femmes à s’accepter ? « , référence à une vidéo –désormais supprimée-qui avait marqué du fait de sa contradiction : professer qu’on doit s’accepter telle qu’on est et parler des « gros ventres » de certaines femmes.

Wilfried et Jemima s’accordent sur une chose : notamment au niveau technique, les vidéos vont en s’améliorant, les rires sont moins forcés, sans doute suite aux commentaires des internautes, critiques mais encourageants depuis le départ.

Il faudra sans doute attendre de voir (enfin !) les émissions en entier pour statuer définitivement sur le cas TYLA.