MUSIQUE – Dadju, Roga Roga, Serge Beynaud … la playlist qui enjaille la Côte d’Ivoire par Dj BDK (Trace)

ENJAILLEMENT – Dj et même Vj de Trace Côte d’Ivoire, il fait partie de celleux qui ambiancent dans les boîtes de nuit abidjanaises, faisant naviguer le public entre nostalgie avec des classiques et fraîcheur avec les derniers tubes allant du zouglou, au coupé-décalé en passant par du rap et du r&b. Il a accepté de nous concocter une sélection des morceaux qui font vibrer la Côte d’Ivoire actuellement.
Il a commencé à mixer en 2004 en direct de sa chambre pour se faire la main. Jusqu’à ce qu’une radio locale commerciale de l’époque à l’audience non négligeable lui réserve une tranche horaire et hebdomadaire le samedi après-midi. Aujourd’hui, il est une référence des nuits abidjanaises. A l’écoute de ce qui parle musicalement et sur les pistes de danse aux Ivoirien.ne.s en ce moment, en voici un échantillon.

Safarel Obiang – « Grattanhou »

Dadju – « Ma fuzzy style »

StarBoy feat Wizkid, Ceeza Milli, Spotless, Terri – « Soco »

Kerozen feat Serge Beynaud – « ça dépend de toi »

Olamide – « Science Student »

Shado Chris, Locko – « Kitadi »

Roga Roga – « 242 »

Serge Beynaud – « Babatchai »

Singuila – « Faut pas me toucher »

(Crédits photo = Adriel BOKA)

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F.A.Q. : #FraichesWomenFestival – Quelques questions que vous vous posez peut-être

« Comment accéder aux ateliers ? », « est-ce que vous vous enrichissez grâce à la billetterie ? », « est-ce que l’événement est ouvert aux hommes? », « est-ce que ça va être trop bien ? » (SPOILER SUR CELLE-CI : OUI !)

  1. Comment prendre des billets ? 

En prévente, ici > bit.ly/BilletterieFraichesWomenFestival

    2. Merci… Ouh la la, je suis sur le site de la billetterie. JE COMPRENDS PAS LES TAROS !!!

Alors, c’est pas compliqué 😉

On vous laisse la possibilité de prendre votre billet seulement pour la journée -15€-, seulement pour la soirée -15€- ou pour les deux -un pass- et c’est 20€.

Il y a des tarifs réduits -pensez à apporter un justificatif le jour J- sur les trois formules : le pass jour et soirée passe à 15€, le tarif seulement pour la journée c’est 10€ et pour les concerts c’est 10€, aussi (il faut scroller tout en bas pour le trouver celui-là 😉 )

Vous pouvez venir à deux et pour ça, il y a les pass duo sur le même principe. Comme il n’y a pas de tarif réduit sur cette formule-là, calculez bien !

Et pour les enfants, jusqu’à 16 ans, c’est gratuit !

3. Merde, j’ai pris mon billet, mais je suis 1) un homme cis-het 2) une femme, mais je ne suis pas afroféministe 3) intéressé.e mais j’ai zappé que je peux pas faire garder mes enfants ce jour-là… Je peux venir quand même ? 

Oui. L’événement est ouvert à tou.te.s, sans conditions.

4. En vrai, on est dimanche 6 mai, il fait 23°C, il fait trop beau, j’ai trop envie de sortir, je viens de voir la programmation du festival, ça a l’air d’être le feu -on confirme 😉 – mais j’ai PO PRIS MON BILLET KOMENJFÈ ?????

Pas de panique, vous pouvez prendre vos billets tout au long de la journée. Pour les concerts du soir, la billetterie réouvre dès 19h30.

5. Top ! J’ai vu qu’il y avait des ateliers. Je peux y aller comme je veux ? 

Oui, si vous avez pris un billet ! Une fois votre place en main, vous choisissez l’un des quatre ateliers très cools que vous voulez. Les places sont limitées !!! Ne tardez pas…

Voici les quatre ateliers, cliquez sur les liens pour avoir toutes les infos :

Atelier littérature et identité avec la journaliste Mélody Thomas – n’oubliez pas de ramener un livre 😉 – : https://goo.gl/forms/SVMFZ5HKCR1U8KGF3

Atelier journalisme avec les journalistes Coumba Kane -Le Monde Afrique- et Hortense Assaga – Africa 24- : https://goo.gl/forms/sUggoVdozVML4dPV2
Atelier « sexualités et imaginaire » avec Sharone Omankoy et Axelle Jah Njiké https://goo.gl/forms/sUggoVdozVML4dPV2
Atelier « RDV SexCare : les enjeux de pouvoir dans le couple » avec Stella Tiendrebeogo et Audrey Warrington : https://goo.gl/forms/ddWCvdtebgy0C7Uc2

6. Ok, cool. Mais si j’ai faim, ça se passe comment ? 

Figurez-vous que la cheffe Clarence Kopogo et sa Table Nali prépare un menu de dingo, un brunch végétarien avec plein de produits frais. Si vous souhaitez être sûr.e qu’on vous garde un plat, -le service sera assuré jusque 15h-, vous pouvez nous écrire à fraicheswomenfestival@gmail.com avec OBJET : je veux manger et le nombre de personnes dans le corps du mail.

Menu brunch Table Nali Fraiches Women Festival Facebook (1)

7. En fait, c’est cool, j’ai pris mes billets et tout mais je suis pas sûr.e d’avoir envie de rester toute la journée. Je peux partir vers 16h et revenir pour les concerts ? 

Oui ! À condition d’avoir un tampon et/ou le pass jour et soirée 😉

8. Justement, j’avais pris juste un billet journée et j’ai envie de rester pour les concerts (variante : j’ai pris un billet soirée mais en fait, je veux rester la journée)

Vous pourrez régler le supplément sur place.

9. Je veux absolument TOUT VOIR du début jusqu’à la fin. Je dois être là à partir de quelle heure exactement ?

Et on vous comprend ! Rendez-vous à midi pile à la Mairie de Montreuil où le coup d’envoi de la première édition du festival sera donnée par la fanfare afro-féministe 30 Nuances de Noir-es qui vous conduira en toute beauté et flamboyance vers La Marbrerie, lieu qui nous accueillera toute la journée et toute la soirée.

10. Je veux venir avec ma pote / mon frère / ma cousine / mes enfants, mais ils sont en fauteuil roulant ou ne se déplacent pas sans aide. Iels peuvent venir quand même ? 

La Marbrerie est un lieu top pour ça, car il est vraiment accessible à tou.te.s. Y a une rampe tout au long du couloir d’entrée et un ascenseur pour accéder à tous les espaces.

11. Du coup, vous dites qu’il y a un espace enfants mais ça s’organise comment ? 

Ce n’est pas une garderie, mais un coin afin qu’iels puissent se divertir pendant que vous écoutez les conversations. Iels peuvent y rester deux heures maximum -afin de permettre à un maximum d’en profiter ;)-, et s’y verront proposer au moins deux activités par deux de nos bénévoles de choc, spécialisées dans la petite enfance.

12. En vrai, y a plein de trucs mais j’ai du mal à avoir la programmation bien en tête 

La revoici, la revoilà !

13. J’hallucine !! Je vais voir FAKA ? J’ADOOOOORE !!!

Oui, c’est leur premier concert en France, avant d’aller notamment aux Eurockéennes de Belfort 😉

14. Ce sont des gens qui m’ont parlé du festival. Mais je ne sais pas vraiment qui l’organise. Et pourquoi. 

On vous explique tout dans cette vidéo 😉 !

15. Ca va être bien ? Mais trop !!!!!!!

Dix bonnes raisons de venir parler santé, sexe, intimité avec Axelle Jah Njiké et Sharone Omankoy

Voici deux ans que nous organisons des événements. Des rencontres-débat publiques, sur diverses thématiques, avec des acteur.ice.s du monde afro-français.

Jamais nous n’avions décidé d’aborder un sujet aussi sensible, important, compliqué : la santé et la manière de la préserver, à tous les niveaux.

C’est un débat émergent, au coeur de nos vies, mais qu’on a encore du mal à aborder.

Nous trouvions intéressant de pouvoir apporter quelques outils, réflexions, coups de gueule avec l’aide de talents, en introduction d’une soirée musicale de haute volée.

N’hésitez pas à prendre vos billets, on vous dit ici pourquoi vous ne le regretterez pas !

Billetterie > weezevent.com/l-afro

  1. Des intervenantes de choix

Nous sommes heureuses et fières qu’Axelle Jah Njiké et Sharone Omankoy aient accepté de discuter en public de ces sujets. La première est une autrice, militante à l’histoire personnelle chargée, et administratrice à la GAMS, federation qui s’occupe de la question des mutilations sexuelles et des mariages forcés. La seconde est l’une des personnes à l’origine de Mwasi, travaillant au contact de femmes afrodescendantes affectées par le VIH. Toutes deux féministes, de générations et de backgrounds différents, elles ont également l’avantage de ne pas être d’accord sur tout ; toujours utile pour un débat. Elles s’accordent sur quelque chose de fondamental : l’intime est nécessairement politique. Et important à reconsidérer, notamment pour les afrodescendant.e.s. Elles ont l’habitude d’être à l’écoute et de choisir les bons mots pour parler de sujets qui bouleversent les codes.

Ni thérapeutes, ni gourous, elles vont cependant délivrer bon nombre d’informations de par leur métier et leur expériences personnelles. Et vont sans doute bousculer vos idées reçues, sur tous les sujets ayant trait à l’intime.

2. La qualité de l’échange

Les deux intervenantes partageront non seulement leurs expériences personnelles mais, également professionnelles, elle seront en mesure de fournir des faits en communiquant des données notamment autour des port.eur.ses du VIH dont Sharone Omankoy nous parlera, loin des clichés habituels que l’on peut entendre sur la question.

3. Des thématiques rarement abordées

Il est rare que ces sujets soient évoqués, surtout dans un espace public. On salue au passage des initiatives tels que le podcast Exhale propulsé par le média atoubaa ou encore les rendez-vous Sexcare.

4. Le cadre

C’est notre deuxième événement au Hasard Ludique. La salle permet d’accueillir un nombre important de personnes tout en gardant le côté intime nécessaire à ce type d’événements. Un espace sûr, safe, où ce qui sera dit sera respecté et tout le monde est bienvenu. Vous avez notre parole.

5. Un sujet qui nous concerne tout.e.s

Toujours sensible à la question de la transmission d’une génération à une autre, nous espérons que cette discussion pourra être l’occasion de débuter ou de pousser plus loin des questionnements personnels mais aussi ouvrir ou prolonger des dialogues, que vous ayez 18 ou 45 ans, que vous soyiez une femme, un homme, mère, père, soeur, frère …

6. On parlera santé sexuelle mais pas que …

Toujours dans le thème de la santé, on abordera également les enjeux liés à la dépigmentation de la peau avec Aude Mougayana de l’association Esprit d’Ebène, qui a lancé une campagne dans les transports franciliens intitulée Stop Dépigmentation dont les clichés sont signés du photographe David Uzochukwu et qu’on exposera le samedi 17 février.

7. L’intimité respectée, justement 😉

Vous vous posez peut-être des questions très intimes, ou avez peut-être des proches qui sont dans des situations sanitaires compliquées, voire mortelles. Vous ressentez peut-être de la tristesse, de la gêne à évoquer certains sujets ayant trait à votre histoire intime, sexuelle et vous ne savez peut-être pas où trouver des réponses à vos questions, quel qu’elles soient. Cet événement peut être l’une des occasions d’en obtenir, et de rencontrer des personnes avec qui vous pourrez dialoguer dans le respect.

8. Le concept : talk mais aussi live et party 🙂

Le thème du débat vous gêne ? Vous ne vous sentez pas concerné.e ? Vous avez peur de ne pas pouvoir arriver à temps pour attraper tout le débat car c’est samedi, que 20h ça vous paraît tôt et que vous courrez déjà toute la semaine ? Le débat promet d’être très intéressant, très fort ; il introduit une soirée musicale qui le sera tout autant. Sira Niamé est la tête d’affiche du concert de cette soirée. L’univers de cette jeune chanteuse cadre parfaitement avec l’événement.

Sira Niamé

Mutine, aventureuse, voire frondeuse, la musique de Sira Niamé est un mélange des musiques afrodescedantes qu’elle aime écouter, qu’elle a appris à maîtriser, et qu’elle a appelé africana. Ses textes parlent de sa vie de femme, amoureuse, à corps perdu dans des histoires intenses, tantôt sulfureuses, tantôt douloureuses.

Plus besoin de vous présenter Cheetah dont nous vous avons déjà parlé ici et.

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Marina Wilson par @NoellaL pour L’Afro / #FraichesWomen

C’est par ailleurs la deuxième fois qu’elle mixe à notre événement. La première fois, c’était déjà au Hasard Ludique. On ne change pas une combinaison gagnante 😉

9. Nos soirées se passent toujours bien 😉

La preuve en images

https://youtu.be/LGmlbR11UZw

10. On ne se retrouvera ensuite qu’en mai

OH NON, vous voit-on déjà crier en vous prenant la tête entre les mains. Si vous ne savez pas tenir sans nous pendant 3 mois, ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’un au revoir ! C’est notre dernier événement avant le festival Fraîches Women. Nous l’avons annoncé, on bosse dessus d’arrache-pied : début mai, nous organisons notre première manifestation d’envergure, une plateforme dédiée aux femmes afrodescendantes et à toutes les autres. Ateliers, rencontres, stands, concerts, dj sets… On va mettre les petits plats dans les grands et créer un espace propice à la discussion et aux échanges.

Les Filles de Illighadad : Et le blues touareg se conjugue enfin au féminin

Le groupe sera sur la scène du Hasard Ludique jeudi 9 novembre.

Jusqu’à il y a peu, elles étaient encore trois. Pour créer, et surtout voyager, depuis novembre 2016, où leur carrière a pris un tour international.

Les Filles de Illighadad sont en France -pour la quatrième fois- depuis quatre jours au moment où on les interviewe pour présenter leur premier album Eghass Malan sorti le 29 octobre 2017. Preuve que leur renommée s’accroît, Fatou Seidi Ghali et Alamnou Akrouni viennent de jouer en Israël et au Maroc, en Afrique « où il est important que notre musique soit plus connue ». En attendant, le duo ne montre pas de signes de lassitude de la longue journée passée à promouvoir leur opus.
« On est contentes de pouvoir faire entendre ce que l’on fait, de voyager, de revoir Paris », explique Fatou qui s’exprime en tamasheq, l’une des langues parlées au Niger. Ahmoudou Madassane, membre informel du groupe traduit leurs réponses courtes, parfois ponctuées d’un sourire.
Hormis Zara Moussa, une des rappeuses engagées du pays, en Occident, la musique du Niger est souvent associée au blues touareg. Popularisé par des groupes tels Tinariwen, Bombino et bien d’autres, il est rarement incarné au féminin. Le son singulier des cordes, surmontées des voix des chanteuses donnent naissance à des morceaux lancinants.

Outre la dimension féminine de leur formation, les Filles d’Illighadad se démarquent par le jeu de guitare, qui sonne comme le takamba, qu’on appelle aussi n’goni. « J’ai appris à jouer en regardant mon grand frère », souligne Fatou.  Leurs textes sont également des évocations de leur vie quotidienne. De la direction artistique au choix des titres, les Filles imposent leur style, -sauf le nom qu’on leur a choisi. N’en déplaisent à ceux qui ont encore du mal à envisager qu’une femme puisse jouer d’un instrument, notamment tradit, malgré le talent des musiciennes en Afrique de l’Ouest. « Ce sont surtout les anciens qui tiquent. La nouvelle génération n’a pas de problème avec ça ! », assure Fatou. Pour une femme, il reste compliqué d’être autorisée à composer. « Au Niger, il reste compliqué d’aller librement si on est une femme et qu’on n’est pas mariée », complète Ahmoudou. Fatou Seidi Ghali et Alamnou Akrouni, là encore, dérogent à la règle.

 

INTERVIEW – Kristel Ratri Band : le bassiste et leader du groupe est une femme

ENTRETIEN – Au MaMa, on a pu voir la nouvelle coqueluche de la chanson française Eddy de Pretto, le vibrionnant Killason ou encore le sublime Jordan Mackampa. Les femmes ont particulièrement brillé lors de cette édition. Kristel Ratri Band, l’un des quelques groupes africains programmés sur cette édition, en activité depuis 2013, était aussi à l’affiche. Rencontre à cette occasion.

On a parlé avec Kristel Ratri, leader du groupe du même nom, en concert ce mercredi soir à la Bellevilloise à Paris.

« Depuis toute petite je baigne dans la musique. À 8 ans, je découvre Jaco Pastorius », et c’est la révélation, confie à L’Afro, la leader du groupe malgache Kristel Ratri Band. Son père est jazzman et bluesman, l’environnement est favorable pour embrasser une carrière musicale. Mais c’est elle qui choisit, la basse, une autre évidence. « Ce n’est pas facile d’imposer le fait d’être une femme et de jouer de cet instrument, mais on peut tout faire !!! », insiste l’artiste et jeune maman -elle couve un enfant de deux ans-.

Musicalement, à quoi s’attendre si on va la voir pour la première fois ce mercredi soir à La Bellevilloise à Paris – où c’était leur première fois professionnelle en dehors de Madagascar- ? À une musique pop-rock teintée d’électro.

« Dans nos textes, on parle beaucoup de notre vie quotidienne, à Madagascar, comme dans ‘Courir’ où on évoque les embouteillages, les routes accidentées de chez nous ; c’est universel en réalité. » Kristel est bassiste et leader de son propre groupe, où on trouve également son époux, dans un pays où le rock n’est pas tellement « tendance », comme elle l’avoue elle-même.  » On est passionné, et on a rencontré les bons partenaires, sans qui le projet n’aurait pas pu avancer. »

Madagascar, l’île, qui de notre point de vue ethnocentré peut être vue comme lointaine, isolée, « exotique », est méconnue. L’une de ses nouvelles ambassadrices, femme, noire et fièrement talentueuse, s’appelle Kristel Ratri.

Kristel Ratri Band sera au Bar en Trans à Rennes le 9 décembre 2017.
Vous pouvez acheter son EP TNM sur toutes les plateformes, ou suivre son actu et la féliciter d’être là en allant sur sa page Facebook Kristel Ratri Band