F.A.Q. : #FraichesWomenFestival – Quelques questions que vous vous posez peut-être

« Comment accéder aux ateliers ? », « est-ce que vous vous enrichissez grâce à la billetterie ? », « est-ce que l’événement est ouvert aux hommes? », « est-ce que ça va être trop bien ? » (SPOILER SUR CELLE-CI : OUI !)

  1. Comment prendre des billets ? 

En prévente, ici > bit.ly/BilletterieFraichesWomenFestival

    2. Merci… Ouh la la, je suis sur le site de la billetterie. JE COMPRENDS PAS LES TAROS !!!

Alors, c’est pas compliqué 😉

On vous laisse la possibilité de prendre votre billet seulement pour la journée -15€-, seulement pour la soirée -15€- ou pour les deux -un pass- et c’est 20€.

Il y a des tarifs réduits -pensez à apporter un justificatif le jour J- sur les trois formules : le pass jour et soirée passe à 15€, le tarif seulement pour la journée c’est 10€ et pour les concerts c’est 10€, aussi (il faut scroller tout en bas pour le trouver celui-là 😉 )

Vous pouvez venir à deux et pour ça, il y a les pass duo sur le même principe. Comme il n’y a pas de tarif réduit sur cette formule-là, calculez bien !

Et pour les enfants, jusqu’à 16 ans, c’est gratuit !

3. Merde, j’ai pris mon billet, mais je suis 1) un homme cis-het 2) une femme, mais je ne suis pas afroféministe 3) intéressé.e mais j’ai zappé que je peux pas faire garder mes enfants ce jour-là… Je peux venir quand même ? 

Oui. L’événement est ouvert à tou.te.s, sans conditions.

4. En vrai, on est dimanche 6 mai, il fait 23°C, il fait trop beau, j’ai trop envie de sortir, je viens de voir la programmation du festival, ça a l’air d’être le feu -on confirme 😉 – mais j’ai PO PRIS MON BILLET KOMENJFÈ ?????

Pas de panique, vous pouvez prendre vos billets tout au long de la journée. Pour les concerts du soir, la billetterie réouvre dès 19h30.

5. Top ! J’ai vu qu’il y avait des ateliers. Je peux y aller comme je veux ? 

Oui, si vous avez pris un billet ! Une fois votre place en main, vous choisissez l’un des quatre ateliers très cools que vous voulez. Les places sont limitées !!! Ne tardez pas…

Voici les quatre ateliers, cliquez sur les liens pour avoir toutes les infos :

Atelier littérature et identité avec la journaliste Mélody Thomas – n’oubliez pas de ramener un livre 😉 – : https://goo.gl/forms/SVMFZ5HKCR1U8KGF3

Atelier journalisme avec les journalistes Coumba Kane -Le Monde Afrique- et Hortense Assaga – Africa 24- : https://goo.gl/forms/sUggoVdozVML4dPV2
Atelier « sexualités et imaginaire » avec Sharone Omankoy et Axelle Jah Njiké https://goo.gl/forms/sUggoVdozVML4dPV2
Atelier « RDV SexCare : les enjeux de pouvoir dans le couple » avec Stella Tiendrebeogo et Audrey Warrington : https://goo.gl/forms/ddWCvdtebgy0C7Uc2

6. Ok, cool. Mais si j’ai faim, ça se passe comment ? 

Figurez-vous que la cheffe Clarence Kopogo et sa Table Nali prépare un menu de dingo, un brunch végétarien avec plein de produits frais. Si vous souhaitez être sûr.e qu’on vous garde un plat, -le service sera assuré jusque 15h-, vous pouvez nous écrire à fraicheswomenfestival@gmail.com avec OBJET : je veux manger et le nombre de personnes dans le corps du mail.

Menu brunch Table Nali Fraiches Women Festival Facebook (1)

7. En fait, c’est cool, j’ai pris mes billets et tout mais je suis pas sûr.e d’avoir envie de rester toute la journée. Je peux partir vers 16h et revenir pour les concerts ? 

Oui ! À condition d’avoir un tampon et/ou le pass jour et soirée 😉

8. Justement, j’avais pris juste un billet journée et j’ai envie de rester pour les concerts (variante : j’ai pris un billet soirée mais en fait, je veux rester la journée)

Vous pourrez régler le supplément sur place.

9. Je veux absolument TOUT VOIR du début jusqu’à la fin. Je dois être là à partir de quelle heure exactement ?

Et on vous comprend ! Rendez-vous à midi pile à la Mairie de Montreuil où le coup d’envoi de la première édition du festival sera donnée par la fanfare afro-féministe 30 Nuances de Noir-es qui vous conduira en toute beauté et flamboyance vers La Marbrerie, lieu qui nous accueillera toute la journée et toute la soirée.

10. Je veux venir avec ma pote / mon frère / ma cousine / mes enfants, mais ils sont en fauteuil roulant ou ne se déplacent pas sans aide. Iels peuvent venir quand même ? 

La Marbrerie est un lieu top pour ça, car il est vraiment accessible à tou.te.s. Y a une rampe tout au long du couloir d’entrée et un ascenseur pour accéder à tous les espaces.

11. Du coup, vous dites qu’il y a un espace enfants mais ça s’organise comment ? 

Ce n’est pas une garderie, mais un coin afin qu’iels puissent se divertir pendant que vous écoutez les conversations. Iels peuvent y rester deux heures maximum -afin de permettre à un maximum d’en profiter ;)-, et s’y verront proposer au moins deux activités par deux de nos bénévoles de choc, spécialisées dans la petite enfance.

12. En vrai, y a plein de trucs mais j’ai du mal à avoir la programmation bien en tête 

La revoici, la revoilà !

13. J’hallucine !! Je vais voir FAKA ? J’ADOOOOORE !!!

Oui, c’est leur premier concert en France, avant d’aller notamment aux Eurockéennes de Belfort 😉

14. Ce sont des gens qui m’ont parlé du festival. Mais je ne sais pas vraiment qui l’organise. Et pourquoi. 

On vous explique tout dans cette vidéo 😉 !

15. Ca va être bien ? Mais trop !!!!!!!

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Nkaliworks, Les Rdv SexCare, la sensation sud-africaine Faka… : toute la programmation du #FraîchesWomenFestival est là ;)

On est super contentes de vous annoncer la programmation du #FraîchesWomenFestival, qui aura lieu le 6 mai, de 13h à minuit.

Si vous voulez participer à tout l’événement – la journée d’ateliers, de discussions et la soirée de concerts- on a prévu un pass à 20€ au tarif plein.

Pour plus d’informations sur les tarifs -gratuité, tarifs réduits, duo etc- c’est ici : https://www.helloasso.com/associations/l-afro/evenements/fraiches-women-festival

Pour les tarifs de groupe, contactez-nous.

Les inscriptions aux ateliers sont ouvertes ! Il vous faut avoir pris vos billets pour le faire. Attention, les places sont limitées !

Le dimanche 6 mai, c’est la première édition du festival Fraîches Women. La programmation propose d’aller à la rencontre des artistes, activistes, citoyennes qui changent les choses, sans forcément faire beaucoup de bruit.

Cette première édition est en forme d’interrogation : « Libérée pour tout.e.s, la parole ? » elle est l’occasion de rappeler que la « libération de la parole » n’a pas commencé en octobre 2017 et les révélations autour de Weinstein. Cependant, il n’est pas sûr que ces paroles, plurielles, soient toutes entendues. Sans nul doute que c’est une véritable prise de conscience collective qui a eu lieu ; bref, il devient urgent d’écouter TOUTES les femmes et celleux qui s’identifient au genre féminin.



PROGRAMMATION 

12h : départ de la fanfare afro-féministe 30 Nuances de noir-es de la Mairie de Montreuil en direction de la Marbrerie

30 nuances de noires def

13h Lancement du festival avec la marraine Leïla Sy

Leïla Sy

 13h10-13h20 Parole de Fraîches Women par Lasseindra Ninja

Lasseindra Ninja est une figure
 majeure du voguing en France, qu’elle a contribué à imposer.
 Organisatrice de soirées – La Crème de la crème…-, l’artiste propose
 une réflexion autour de la question « Qu’est-ce qu’être une femme
 noire ? » Sourires et décalage garantis !

Lasseindra

 13h30-15h30 Discussion modérée par Vanessa Vertus, journaliste politique qui vit
 et travaille à Toulouse.

 « Féminismes en France : passé, présent et futur »

 De tous temps, les femmes, notamment non-blanches, se sont organisées pour faire valoir leurs droits en France, quand il ne s’agissait pas de les arracher.

 Non exhaustif niveau intervenantes, ce temps d’échange se propose d’en faire l’état des
 lieux, avec des actrices de différentes obédiences et de différentes
 générations, pour échanger entre elles.

 Les 45 minutes de la fin permettront au public de poser des questions
 aux intervenantes.

 Avec Gerty Dambury, autrice et militante, Estelle du collectif
 Afro-Fem, une membre du collectif Mwasi, Rebecca Amsellem des
 Glorieuses et Brigitte du Collectif Asiatique Décolonial.

 

 

15h30-15h45 Pause

 15h45-15h55 Parole de Fraîches Women avec Marie Dasylva 

Marie Dasylva, que vous connaissez sans doute pour son travail sur Nkali Works, est une énergie. Lors de ses ateliers -nous avions eu l’occasion de participer à l’un d’eux-, elle distille trucs et astuces pour mieux vivre micro-agressions et réflexions racistes au  travail. Un boulot d’ampleur, salué par des salles qui ne désemplissent pas et des sollicitations.

Marie Da Silva

Elle présentera « 300 secondes ou le refus de justifier son humanité », le nouvel outil qu’elle développe, en exclusivité devant un large public.

 https://www.facebook.com/nkaliworks/

 16h-18h Discussion autour de la question de l’intergénérationnalité modérée par Laurie Pezeron, fondatrice du READ! Club de lecture des auteurs afro

 « Comment transmettre la mémoire des luttes des femmes »

 Dans les luttes féministes, notamment afrodescendantes, difficile de ne pas avoir l’impression que les combats sont nouveaux.
 L’afroféminisme, par exemple, qui jouit d’une attention renouvelée, a une histoire en France, méconnue, mais la manière dont le mainstream s’en est emparé, donne le sentiment aux publics concernés que cette forme de lutte serait née de la dernière pluie.

 La question de la transmission est essentielle et nous souhaitons
 l’aborder, avec des activistes, des mères, des citoyennes.

 Avec Leïla Sy, la militante Assa Traoré et la comédienne, autrice, metteure en scène et Fraîche Woman édition 2017 Maroussia Pourpoint.

Assa Traoré def

Maroussia Pourpoint def

18h-18h10 Parole de Fraîches Women avec Grace Ly

Grace Ly, blogueuse food
franco-chinoise à l’initiative de la websérie Ca reste entre nous sur
la question asiatique en France nous proposera une introduction à sa
vision du militantisme en tant que femme asiatique ; il sera sans doute
question de minorité modèle et de nourriture 😉

lapetitebanane.com

En parallèle, nous proposons quatre ateliers pour échanger de manière
intimiste sur différentes thématiques.

SALLE 1

13h30-15h30 Les Rendez-Vous SexCare ou comment parler d’intimité pour
mieux la vivre et défaire les tabous. Avec ses animatrices Stella Tienbedreogo (psychologue et sexologue) et Audrey Warrington (militante afroféministe), il sera question des enjeux de pouvoir dans le couple.

Pour vous inscrire, il vous faut avoir pris vos places. Puis direction ce lien : http://bit.ly/inscription-atelier-RDVSexCare-Fraiches-Women-Festival

Attention : atelier limité à 10 places !

Audrey Warrington bis

Stella Tiendrebeogo def

https://www.facebook.com/lesrendezvoussexcare

16h15-18h15 littérature et représentation avec Mélody Thomas,
journaliste et co-auteure de la newsletter « What’s good ? » 

Si vous avez chopé vos entrées pour le festival, vous pouvez réserver votre place pour cet atelier. Les places sont limitées à 10 personnes !

Inscrivez-vous vite >> http://bit.ly/inscription-atelier-littérature-identité-fraiches-women-festival

https://www.facebook.com/whatsgoodnl/

SALLE 2

13h30-15h30 : ateliers journalisme
Coumba Kane travaille pour le Monde Afrique. Avec elle, vous pourrez
aborder la question du journalisme en général, et en particulier celle
du travail journalistique sur le continent.

Coumba Kane.png

Hortense Assaga, journaliste chez Africa 24, travaille entre la France, différents pays africains et où se trouvent leurs diasporas. Elle partagera son expérience du terrain.

#africaisnotacountry

Attention : entrées limitées ! Pour vous inscrire, c’est là: http://bit.ly/inscription-ateliers-journalisme-Fraiches-Women-Festival

16h15-18h15 « Se réapproprier l’intime » Avec les militantes Sharone
Omankoy et Axelle Jah Njiké
 

Une fois vos places achetées, vous pouvez remplir le formulaire pour y participer ici : http://bit.ly/inscription-atelier-réappropriation-intime-fraiches-women-festival

 

 

> https://lekitambalaagite.tumblr.com

>> www.parlonsplaisirfeminin.com

18h10 Clôture de la journée

18h30-20h15 Pause

20h15 Ouverture des portes pour les concerts

20h30-21h Sira Niamé est une chanteuse franco-malienne qui a grandi à
Montreuil. L’enfant de la ville proposera sa pop africana accompagnée
d’un joueur de n’goni.

Sira Niamé def

21h15-21h45 Kami Awori ; duo soul futuriste qui a fait la première
partie de la chanteuse canado-haïtienne Mélissa Laveaux lors de la
dernière édition du festival Les Femmes S’en Mêlent et qui tisse sa
toile sur la scène musicale.

Kami Awori def

22h-22h45 FAKA, le groupe sudafricain queer et genderfluide, dont les prestations artistiques anthologiques commencent à faire parler d’elles, se produit pour la première fois en France et propose un concert aux sonorités gqom. Performance artistique de folie garantie !!

 

23h-minuit Cheetah (DJ set)

Marina Wilson aka Cheetah nous ambiancera entre hip-hop, baile funk, dancehall, afrobeat et nous surprendra avec des remixes dénichées sur la toile et qu’elle affectionne particulièrement.

Cheetah def

Tout au long de la journée, retrouvez les expositions artistiques de la photographe Noëlla L et de l’artiste Estelle Prudent.

Estelle Prudent def

Noëlla L def

EDITO – #Fraicheswomen : Black girls rock in France !

À quand une marque, un média, des entreprises FUBU ? La question revient souvent. Des femmes afrofrançaises qui font des choses, il y en a. Dans le milieu associatif, en politique, dans la mode, au théâtre … Certaines sont même totalement dans l’ombre, quand leur métier le requiert ou parce que ce qu’elles font, ce qu’elles sont, n’existe financièrement, politiquement, médiatiquement, que difficilement dans notre bonne société française.

2017 a été une année particulièrement riche en événements : la deuxième édition du festival Black(s) to the future, l’arrivée du média nothingbutthewax, d’Ouvrir La Voix, le film choral d’Amandine Gay, en salles -qui va cartonner-, le documentaire Mariannes Noires de Mame-Fatou Niang,  la diffusion toujours plus importante du guide de l’Afrique à Paris Little Africa par Jacqueline Ngo Mpii, la création par la journaliste Cathy Thiam et l’artiste Serge Kponton de Sheroes TV, 30 Nuances de Noir.e.s, le beau projet de fanfare afroféministe de la chorégraphe Sandra Sainte Rose…

Bonne nouvelle : ces initiatives, pensées, portées par des femmes ou autour des femmes, sont loin d’être les seules à exister.

Non, elles ne brossent pas toujours dans le sens du poil. Oui, elles sont importantes et contribuent à changer les choses.

Nous avons donc décidé de réunir neuf femmes, aux parcours et personnalités différents. On suit leur travail, on nous en a parlé en DM, on les a vu à la télé, sur la toile, en étant de sortie à Paris… Nous avons fini par les contacter, elles étaient disponibles, ont bien voulu nous faire confiance, avaient juste envie d’en être.

Et les voilà, toutes réunies.

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De gauche à droite, en hauteur : Maroussia Pourpoint, Penda Diouf, Anaïs Durand Munyankindi, Aset Malanda, Clarence Kopogo et Aïssé N’diaye. De gauche à droite, par terre : Marina Wilson, Manon Ahanda et Danièle Obono / crédits : Noella L IG : @noellal

On a voulu cette photo de famille, ce cliché façon rentrée pour célébrer ces femmes qui font plus que « représenter » dans leurs domaines respectifs. Que ce soit en politique -Danièle Obono-, dans le monde de la gastronomie- Clarence Kopogo-, dans l’industrie créative -Marina Wilson-… Des femmes afrodescendantes aux talents et savoirs -(faire) multiples qu’il faudra suivre, parce qu’elles sont là pour longtemps.

Maroussia, Aïssé, Penda … certaines se connaissaient, d’autres se sont rencontrées pour la première fois le jour de la séance photo. Le shooting a été aussi l’occasion pour elles de se parler, de nouer des liens -enfin elles pourront mieux le dire que nous-, en quelques heures de sororité et de simplicité.

Nous vous proposons de découvrir tous les jours dès mardi le portrait d’une d’entre elles. Oui, on espère que suite à cette première édition, d’autres suivront pour vous présenter de nouvelles #fraicheswomen, très bientôt.

Adiaratou et Dolores, L’Afro team

Pourquoi L’Afro ? 

Merci à elles de nous avoir fait confiance  :

Manon Ahanda

Penda Diouf

Anaïs Durand Munyankindi

Aset Malanda

Aïssé N’diaye

Danièle Obono

Maroussia Pourpoint

Clarence Joséphine Volta

Marina Wilson

Un grand merci à Noëllal la photographe qui a permis de donner forme à ce projet que nous avions en tête (à suivre sur son Instagram) et au bar Monsieur Zinc à Odéon qui nous a chaleureusement accueilli et laissé utiliser son bel espace (à retrouver sur Instagram et Facebook).

PORTRAIT – La nuit d’…Andy 4000, la -pas si- discrète DJ qui découpe les soirées trap parisiennes

SOIREE – Andy 4000 est l’une des DJ qui monte sur la scène parisienne hip-hop / trap. Les organisateurs du festival Hip-Hop is Red, qui a lieu du 25 au 27 février ne s’y sont pas trompés ; ils l’ont engagée comme présentatrice de l’événement et programmée comme DJ. Rencontre.
Andy4000 nous donne rendez-vous au Poly, nouveau bar parisien musical du 10e arrondissement, « tenu par des potes », qu’elle croise, mais qui est encore fermé. On atterrit finalement dans le café d’en face. Difficile de préparer et d’engager cette interview : il n’y a presque rien sur cette jeune femme, DJ, qui fait de plus en plus parler d’elle sur Internet et dans le milieu de la nuit parisienne. Cela tient à sa discrétion et sa relative nouvelle arrivée dans le deejaying.
Ce qui suit va tenter de rattraper cela.

 « Je peux dire mon nom car j’suis pas une reusta ! Je m’appelle Andrée, j’ai 24 ans. On m’a connu sous le nom d’Andrée 4000 pendant une bonne année, car je faisais partie du collectif Girls Do It Better avec Yamiko Chan et Kendra Yukiji. Mon nom de scène c’est Andy4000 depuis peu.


J’ai créé un duo ShadowGsquad, « les meufs de l’ombre », créé avec une amie à moi, Emma. Moi je suis centrée sur le hip-hop 90s, la trap et de l’afrobeat. Elle diffuse plutôt du future sounds, de la techno house, de l’électro. Je suis 100% parisienne, mais j’ai des origines guinéennes. J’y retourne de temps à autre. Je suis peu la scène africaine, à part Wizkid qui est en train de tout plier.

La musique a toujours fait partie de ma vie. J’ai fait dix ans de danse hip-hop, jazz, contemporaine – et ça se voit pendant ses sets ;), ndlr-,  j’ai toujours écouté beaucoup de sons. Dans mon entourage, y a pas mal de producteurs, de musicien.ne.s comme DJ Lo’, Yann Ichon, les gars de Grande Ville studios, que je respecte. J’ai toujours été celle qui mettait la musique dans les soirées, qui prenait le contrôle de l’ambiance musicale pendant quelques heures. À force, tout le monde a fini par me demander pourquoi je ne faisais pas DJ. J’ai confiance en ce que je peux proposer, mes goûts musicaux. Tout cela n’est pas arrivé par hasard.


J’ai commencé à mixer il y a un an et demi, grâce à Karima et Guillaume, des ami.e.s qui tiennent le bar l’Isolé – devenu le Kabukichô, ndlrb– à Pigalle, dans le 9e arrondissement de Paris. On m’a mise derrière les platines, on m’a montré vite fait comment m’en servir et on m’a dit : « Débrouille-toi ! ». J’ai dû apprendre à développer ma technique, à travailler seule jusqu’à ce que je trouve que mes sélections et mes transitions rendent bien.
« J’étais un public exigeant ; je propose des sets exigeants ! »
Je suis plus présente sur la scène parisienne des bars, car j’ai de bons contacts avec certains D.A. mais comme je débute, je ne fais pas de gros clubs, même si j’ai déjà mixé au feu Social Club, qui est devenu le Salò, ou encore au Nouveau Casino. Grâce à la team Hip-Hop is red, je vais pouvoir mixer au New Morning, qui est une grosse scène, et présenter l’événement, deux premières. Ils me font confiance et c’est rare à Paris. J’ai sauté sur l’occasion, et si jamais je me rate, par avance : pardon le public (rires) !

Ma ride idéale, ça peut commencer au Poly ou au Jeune et ça finit à 2h du matin. En semaine, on peut me retrouver au Pompon, au Macumba ou à la Favela Chic. Ce sont mes spots du moment.


On m’a traité de wannabe DJ, parce que je ne scratche pas, que je ne mixe pas sur platines. Je n’ai pas de vinyles à la maison. Je prends mon temps : ça fait un an et demi que je mixe, quatre mois que je le fais sérieusement et qu’on me voit programmée dans pas mal de soirées !  La technicité viendra avec le matériel : ça fait un mois que j’ai un contrôleur à la maison. En tout cas, je suis souvent spectatrice et pour moi un DJ doit être pointilleux, proposer une sélection où il défriche et fait découvrir de nouveaux sons au public.
Un DJ, à la base c’est un jukebox, un meuble. Si je deviens productrice, j’essaierai de placer mes sons, c’est sûr, mais pour le moment, je me vois comme une sélecta. Alors, oui, il faut faire plaisir au public, mais faire un set commercial, avec les mêmes sons qu’il peut écouter dans sa chambre, ça ne m’intéresse pas plus que ça.
J’aime digger. Faire 100 000 vues sur Youtube, ça ne veut pas dire grand-chose ; ce qui fait la différence, à mes yeux, c’est le talent. Avec les sons que je passe, je vise un public pointu, mais le public généraliste peut aussi s’y retrouver.


Être une femme noire dans ce milieu est un plus. On est à Paris, des djs et des djettes, c’est comme des champignons, y en a partout ! Des djs noir.e.s qui mixent du hip-hop, finalement pas tant que ça. J’ai mixé au Comptoir Général, et quelqu’un est venu me voir et m’a dit qu’il était étonné car vu ma sélection, il pensait que j’étais un mec ! Malgré les préjugés, je suis contente de montrer que je suis une femme qui joue des sons qui bastonnent.
Je n’ai jamais eu de mauvaise expérience, sauf une fois avec les Girls Do It Better. On était au Mans et musicalement, le public n’était pas dedans alors que je passais de l’afrobeat, désormais plus facile d’accès et, démocratisé grâce à MHD et à l’afro-trap. D’ailleurs pour moi, le premiers qui ont réussi à faire péter l’afrobeat en France, ce sont les Magic System. Quand c’est sorti en France, moi j’écoutais ça depuis trois-quatre ans dans ma chambre.


Je ne suis pas trop réseaux sociaux. Je n’ai pas de plateforme, pas de matière pour me vendre : je  n’ai même pas de Soundcloud ! Je marche à la confiance : tu m’as vue, ce que je fais t’intéresse, booke-moi si tu veux.  En tout cas je poste peu de choses sur moi… t’as vu mon Insta ! Je ne veux pas briller et montrer trop ma tête. Je suis une hippie ; comme l’indique le nom de mon crew, je suis tranquille.

Pour suivre toutes les soirées et projets d’Andy 4000, vous pouvez passer une tête dans les lieux qu’elle préfère en ce moment ou aller simplement sur sa page Facebook.

PORTRAIT – La nuit de… Marina Wilson, digital brand manager pour Afrostream le jour, DJ Cheetah la nuit

crédits : Lons Anydi
SOIREE -Elle sera aux platines pour  le lancement -que nous saluons- du média musical Afrovibes. On s’est mis dans les pas de Marina Wilson aka DJ Cheetah.

 « Je m’appelle Marina, j’ai 27 ans. Je travaille pour Afrostream en tant que digital brand manager. Je dois développer l’image de la marque auprès du grand public. Mais sinon, je suis Cheetah quand je mixe. Pas comme la guenon de Tarzan, hein ! J’ai choisi ce nom parce que ça veut dire guépard en anglais et c’est l’animal le plus rapide de la savane ; j’aime le concept d’aller vite, apprendre vite et j’aime bien comment ça sonne.


Je vis à Paris mais je viens du Cameroun, où j’ai vécu jusque mes 21 ans. Puis je suis venue en France pour faire mes études.


 Je fais la musique depuis un moment. Je suis dans le beatmaking depuis 2007, j’ai participé à des battles. Je suis DJ – le mot ne me dérange pas d’ailleurs !- depuis cinq mois environ. C’est une envie que j’avais depuis longtemps que je commence un peu à concrétiser. Tant que ça n’empiète pas sur mon activité principale, je ne me vois pas arrêter.

« Être une femme noire peut être un frein mais quand tu es douée, ça ne trompe pas ! »

Ma soirée idéale commence à 20h jusqu’au matin ; je mixe, fais de la vidéo, du beatmaking, danser et surtout , surtout rigoler parce que sans ça, c’est mort !

Dans mes sets, je mixe principalement du hip hop, mais surtout des classiques de la musique africaine (coupé décalé, afrobeat) , du hip hop africain également sud-africain, ghanéen, ivoirien, gabonais et camerounais) ; c’est primordial pour moi. J’ai les deux yeux sur la scène musicale africaine, j’adore la dynamique de la musique urbaine africaine pour ce qu’elle apporte de différent. Je passe aussi du baile funk brésilien. J’ai une grosse affection pour les remixes de morceaux populaires ; j’adore partager ces nouvelles versions et surprendre le public. Pour mixer, ça se joue beaucoup au contact, j’ai principalement évolué dans des réseaux hip hop et afro, en accord avec mes goûts musicaux. J’ai notamment mixé tout le mois d’août pour le festival Black Movie Summer ou pour le collectif Paris Loves US (P.L.US) qui est plus axé urbain et hip hop.


Être une femme noire peut-être un frein dans le sens où il faut prouver deux voire trois fois plus que les autres ce qu’on vaut. Mais au final, quand tu es doué.e, ça ne trompe pas ! Bosser dans la musique est une passion couplée à un business, donc si la personne en face ne veut pas faire du business avec moi, je vais voir ailleurs. En tant que DJ je n’ai rien vécu de négatif en ce sens. Dans mes autres activités liées à la musique, les expériences désagréables sont plus axées sur le fait que je sois une femme tout court – dédicace à mes amis machos lol ! -.

 


Je  ne prends pas trop les réseaux sociaux au sérieux. C’est une bonne manière de m’amuser de raconter des blagues plus qu’autre chose. Mon mot d’ordre c’est de travailler tout en s’amusant !

Pour suivre toutes les soirées et projets de Marina qui a un projet d’afterwork , des collaborations avec des artistes dans le beatmaking et une petite ligne de t-shirts en préparation, connectez-vous sur ses réseaux sociaux.